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229
Autour de Nantes, le vélo en libre-service va s’étendre aux 24 communes de la métropole

Autour de Nantes, le vélo en libre-service va s’étendre aux 24 communes de la métropole

Le vélo en libre-service va changer d’échelle dans l’agglomération nantaise. À partir de l’automne 2026, Nantes Métropole déploiera progressivement une nouvelle flotte de vélos électriques dans l’ensemble de ses 24 communes.

Au total, 2 400 vélos à assistance électrique seront répartis dans 658 stations d’ici janvier 2027. Cette extension permettra notamment aux habitants des communes périphériques de bénéficier d’un service jusqu’ici principalement concentré autour de Nantes.

Le vélo en libre-service arrive dans toute la métropole

Depuis son lancement en 2008, le service Bicloo s’est surtout développé à Nantes, Rezé et Saint-Sébastien-sur-Loire. Le futur dispositif couvrira désormais l’intégralité du territoire métropolitain.

Le déploiement débutera en octobre 2026. Il se poursuivra ensuite progressivement jusqu’en janvier 2027. Près de la moitié des futures stations seront installées en dehors de Nantes.

Cette évolution répond à une demande régulièrement exprimée par les communes de l’agglomération. Dans certains secteurs éloignés du centre ou moins desservis par les transports en commun, ces vélos pourront compléter les solutions de déplacement existantes.

Les communes les moins densément peuplées disposeront d’au moins trois stations. L’objectif est de permettre des trajets locaux, mais aussi de faciliter les déplacements entre plusieurs communes.

658 stations réparties sur le territoire

Le futur réseau comptera cinq fois plus de stations que le dispositif actuel. Nantes Métropole annonce que 96 % de la population métropolitaine habitera à moins de 500 mètres d’une station.

Les emplacements seront notamment installés près des principaux axes cyclables, des transports collectifs et des passages piétons. Les stations seront matérialisées par un marquage au sol.

Contrairement aux stations Bicloo actuelles, elles ne reposeront pas sur des bornes physiques permettant d’attacher les vélos. Chaque emplacement pourra accueillir jusqu’à six bicyclettes.

Ce maillage plus fin doit faciliter les trajets courts, les correspondances avec les transports en commun et les déplacements entre les centres-bourgs, les quartiers et les pôles d’activité.

Une flotte composée uniquement de vélos électriques

Les actuels vélos orange laisseront progressivement place à des modèles de couleur saumon exploités par VOI, le nouvel opérateur retenu pour gérer le service.

Les 2 400 vélos disposeront tous d’une assistance électrique. La flotte comprendra deux modèles distincts :

  • 1 600 vélos électriques au format classique ;
  • 800 vélos dits « plume », plus légers et plus faciles à enjamber.

Les modèles « plume » ont été conçus pour être plus simples à manier. Ils pourront notamment convenir aux usagers qui rencontrent des difficultés avec les cadres traditionnels ou avec des vélos plus lourds.

Cette électrification complète doit également rendre les trajets plus accessibles sur de longues distances. Elle pourra faciliter les déplacements entre Nantes et les communes périphériques.

Des tarifs adaptés aux différents usages

Plusieurs formules tarifaires seront proposées selon la fréquence d’utilisation. Nantes Métropole prévoit également une tarification solidaire, alignée sur les critères déjà appliqués à ses autres services de mobilité.

Les abonnés aux transports en commun Naolib et les utilisateurs actuels des services Naolib vélo devraient bénéficier d’avantages particuliers pendant la transition.

Les prix précis, les modalités d’abonnement et les conditions d’utilisation doivent être présentés à l’automne 2026.

Une Maison VOI ouvrira également dans le centre-ville de Nantes. Des casques pourront y être mis gratuitement à la disposition des abonnés. En parallèle, une structure mobile se déplacera dans les 24 communes afin de présenter le service et d’accompagner les futurs utilisateurs.

Des trottinettes prévues dans certains secteurs

Le nouveau dispositif sera complété par 60 trottinettes électriques à partir d’avril 2027. Elles seront disponibles dans les secteurs déjà couverts par le service Naolib Micromob’.

Cette offre vise principalement à faciliter les derniers kilomètres entre un arrêt de transport collectif et une destination moins facilement accessible à pied.

Comme les vélos, les trottinettes devront être déposées dans des emplacements identifiés. Nantes Métropole souhaite ainsi éviter le stationnement désordonné sur les trottoirs et les espaces piétons.

Une pratique du vélo en forte progression

Cette extension intervient alors que l’usage du vélo progresse dans la métropole nantaise. Selon la dernière enquête mobilité, sa part dans les déplacements est passée de 3 % en 2015 à 7 % en 2025.

À l’intérieur du périphérique, le vélo représente désormais 9 % des déplacements. Cette proportion atteint 11 % pour les seuls trajets entre le domicile et le lieu de travail.

Nantes Métropole souhaite poursuivre cette dynamique. L’intercommunalité compte notamment sur le futur réseau de vélos en libre-service, les grandes voies cyclables et les connexions avec les transports collectifs pour proposer une alternative supplémentaire à la voiture individuelle.

Découvrir la présentation du futur service de vélos en libre-service

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« La proximité commence par savoir comment se rejoindre. »

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À la une28.07.26

Les News

230
Nouvelle vague de chaleur en Loire-Atlantique : à quoi faut-il s’attendre cette semaine ?

Nouvelle vague de chaleur en Loire-Atlantique : à quoi faut-il s’attendre cette semaine ?

Une nouvelle hausse marquée des températures touche la France à partir de ce mardi 28 juillet 2026. La Loire-Atlantique devrait connaître deux journées particulièrement chaudes, avant une baisse progressive attendue à partir de jeudi.

Météo-France qualifie cet épisode de quatrième vague de très fortes chaleurs depuis le début de l’été. Son pic d’intensité est prévu mercredi 29 juillet sur une large moitié ouest du pays.

Une nette hausse des températures dès mardi

Après une journée de lundi encore relativement modérée, la chaleur s’installe rapidement en Loire-Atlantique. Le soleil doit largement dominer, tandis que les températures maximales progresseront dans l’ensemble du département.

Météo-France prévoit notamment 33 °C à Nantes ce mardi. Dans l’intérieur des terres, les valeurs pourront localement atteindre 34 à 35 °C. En revanche, l’influence de l’océan limitera davantage la hausse sur le littoral.

Les secteurs de La Baule, Pornic et Saint-Nazaire devraient ainsi conserver des températures moins élevées que l’agglomération nantaise, le vignoble et le nord-est de la Loire-Atlantique.

Le pic de chaleur attendu mercredi 29 juillet

La journée de mercredi devrait constituer le moment le plus chaud de l’épisode. Météo-France annonce un pic intense sur une large moitié ouest de la France.

En Loire-Atlantique, les températures pourraient atteindre ou dépasser 35 °C dans plusieurs secteurs éloignés du littoral. Les valeurs les plus fortes sont attendues autour de Nantes, d’Ancenis-Saint-Géréon et de Châteaubriant.

La côte devrait une nouvelle fois bénéficier de températures plus contenues. Toutefois, la chaleur restera sensible, notamment dans les zones urbaines et les secteurs peu exposés au vent.

Les températures nocturnes devraient généralement redescendre sous les 20 °C. Cette baisse pendant la nuit permettra un rafraîchissement relatif des logements, à condition d’aérer aux heures les moins chaudes.

Une baisse attendue à partir de jeudi

Jeudi 30 juillet, la masse d’air la plus chaude devrait progressivement se déplacer vers l’est du pays. Les températures diminueront donc en Loire-Atlantique, même si elles resteront estivales.

Les maximales devraient se rapprocher de 29 à 31 °C dans les terres. Elles seront probablement moins élevées sur le littoral. Vendredi, les températures pourraient encore perdre quelques degrés avant une possible nouvelle hausse durant le week-end.

Cependant, les prévisions peuvent encore évoluer. Les habitants sont donc invités à consulter régulièrement les bulletins actualisés de Météo-France.

Consulter les prévisions de Météo-France pour la Loire-Atlantique

Vague de chaleur, pic de chaleur ou canicule ?

À l’échelle nationale, Météo-France parle bien d’une vague de chaleur. Celle-ci correspond à plusieurs jours durant lesquels la température moyenne du pays reste nettement supérieure aux normales saisonnières.

En revanche, une canicule se définit à l’échelle départementale. Elle nécessite des températures très élevées pendant au moins trois jours et trois nuits consécutifs. Elle dépend également de seuils sanitaires propres à chaque territoire.

En Loire-Atlantique, la baisse des températures pendant la nuit et le recul attendu dès jeudi limitent la durée de l’épisode. Au matin du mardi 28 juillet, le département n’était d’ailleurs pas placé en vigilance jaune ou orange canicule par Météo-France.

La situation correspond donc davantage à un épisode bref de très fortes chaleurs dans le département. Néanmoins, une évolution des prévisions ou de la vigilance reste possible.

Suivre la vigilance météorologique en Loire-Atlantique

Un risque d’incendie particulièrement surveillé

Au-delà des températures, la sécheresse de la végétation constitue un point de vigilance majeur. Les sols sont particulièrement secs dans une grande partie du pays après plusieurs périodes chaudes et peu arrosées.

En Loire-Atlantique, la préfecture a récemment classé le risque d’incendie au niveau « très sévère ». Des restrictions temporaires concernent les bois, les forêts et leurs abords.

Tout usage du feu est notamment interdit dans les massifs forestiers et jusqu’à 200 mètres de ceux-ci. Cette mesure concerne les barbecues, les braseros, les feux de camp, les feux d’artifice, les lanternes volantes et le brûlage des déchets verts.

Il est également interdit de fumer dans ces zones. Certaines activités professionnelles, agricoles ou de loisirs susceptibles de provoquer des étincelles sont encadrées ou suspendues.

Consulter les restrictions liées au risque d’incendie en Loire-Atlantique

Les bons gestes pendant les fortes chaleurs

Même sans vigilance canicule, une forte chaleur peut présenter un risque pour la santé. Les personnes âgées, les jeunes enfants, les personnes malades et celles qui travaillent dehors sont particulièrement exposées.

  • Boire régulièrement de l’eau, sans attendre d’avoir soif.
  • Fermer les volets et les fenêtres pendant les heures les plus chaudes.
  • Aérer le logement tôt le matin, le soir et pendant la nuit.
  • Éviter les efforts physiques intenses en milieu de journée.
  • Privilégier les endroits frais ou climatisés pendant plusieurs heures.
  • Prendre régulièrement des nouvelles des personnes isolées ou fragiles.
  • Ne jamais laisser un enfant ou un animal dans un véhicule stationné.

En cas de malaise, de confusion, de forte fièvre ou de perte de connaissance, il faut contacter rapidement les secours en composant le 15, le 18 ou le 112.

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« Un sujet local peut ouvrir une conversation qui compte. »

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À la une28.07.26

Les News

231
Loire-Atlantique : l’Opération Tranquillité Vacances protège les domiciles pendant les absences

Loire-Atlantique : l’Opération Tranquillité Vacances protège les domiciles pendant les absences

À l’approche des départs estivaux, la Gendarmerie de Loire-Atlantique rappelle l’existence de l’Opération Tranquillité Vacances. Ce dispositif gratuit permet de demander une surveillance de son domicile par les forces de sécurité pendant une absence prolongée.

Des patrouilles organisées près des logements signalés

L’Opération Tranquillité Vacances, aussi appelée OTV, vise notamment à prévenir les cambriolages et les tentatives d’effraction. Elle fonctionne dans tous les départements français et reste accessible tout au long de l’année, y compris en dehors des vacances scolaires.

Après l’inscription, les policiers ou les gendarmes intègrent le logement concerné à leurs patrouilles. Ils effectuent alors des passages réguliers à proximité du domicile, de jour comme de nuit.

Ces vérifications permettent de repérer d’éventuelles anomalies. Les forces de sécurité contactent l’occupant lorsqu’elles constatent une dégradation, une effraction ou un cambriolage.

Comment s’inscrire à l’Opération Tranquillité Vacances ?

Les habitants de Loire-Atlantique peuvent effectuer leur demande en ligne. La démarche nécessite une connexion avec FranceConnect. Le formulaire permet ensuite de renseigner l’adresse du logement, les dates d’absence ainsi que les coordonnées utiles en cas d’incident.

Le service détermine automatiquement si le domicile dépend d’un commissariat de police ou d’une brigade de gendarmerie.

La démarche est accessible sur le site officiel de l’administration française :

s’inscrire en ligne à l’Opération Tranquillité Vacances.

Il reste également possible de déposer sa demande directement dans un commissariat ou une brigade de gendarmerie. Pour une inscription sur place, une pièce d’identité et un justificatif de domicile sont nécessaires.

Des délais à respecter avant le départ

La demande peut être enregistrée jusqu’à 45 jours avant l’absence. Cependant, le délai maximal varie selon le secteur du logement.

  • En zone police, l’inscription doit être réalisée au plus tard trois jours avant le départ.
  • En zone gendarmerie, elle peut être effectuée jusqu’à la veille du départ.

En cas de changement des dates d’absence ou d’annulation, la modification ne peut pas être réalisée en ligne. La personne concernée doit se rendre dans le commissariat ou la brigade compétente.

Quelques précautions utiles avant de partir

L’inscription à l’OTV complète les mesures de prudence à adopter avant une absence. La Gendarmerie nationale recommande notamment de sécuriser les différents accès au logement et de ne pas laisser de clé dans une cachette extérieure.

Il est également conseillé de confier la relève du courrier à une personne de confiance. Une boîte aux lettres qui déborde peut en effet signaler une absence prolongée.

Enfin, mieux vaut éviter de communiquer publiquement ses dates de vacances sur les réseaux sociaux. Les photos et informations sur le séjour peuvent être publiées après le retour.

En cas d’urgence ou de situation suspecte, contactez immédiatement les forces de sécurité en composant le 17 ou le 112.

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« Chaque quartier a des idées à raconter. »

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À la une28.07.26

Sport & Loisirs

232
L’Orange Bleue Bouguenais : une salle complète et accessible pour progresser avec un coach

L’Orange Bleue Bouguenais : une salle complète et accessible pour progresser avec un coach

À Bouguenais, L’Orange Bleue accueille les sportifs dans une salle de 635 m² consacrée au fitness, à la musculation et aux cours collectifs. Installé dans une zone d’activités facilement accessible, le club permet de rejoindre rapidement son entraînement depuis le périphérique et les transports situés à proximité.

La salle s’adresse aussi bien aux personnes qui souhaitent reprendre une activité physique qu’aux pratiquants réguliers. Son approche repose sur des équipements variés, mais également sur la présence de coachs diplômés capables de guider chaque adhérent.

Une salle de 635 m² facilement accessible à Bouguenais

L’Orange Bleue Nantes-Bouguenais se trouve au 3 rue Isaak-Newton. Sa situation en zone d’activités constitue un avantage pour les habitants de Bouguenais, du sud-ouest de Nantes et des communes voisines.

La proximité du périphérique facilite notamment les déplacements depuis plusieurs secteurs de l’agglomération. Le club peut ainsi s’intégrer à une journée de travail, à un trajet quotidien ou à une organisation familiale.

À l’intérieur, les adhérents disposent d’espaces dédiés au cardio et à la musculation. Tapis de course, vélos elliptiques, rameurs, haltères, presses et machines guidées permettent de construire des séances variées.

Un suivi pour ne pas s’entraîner seul

S’inscrire dans une salle ne suffit pas toujours à atteindre ses objectifs. Il faut encore savoir quels exercices réaliser, à quelle fréquence et avec quelle intensité. C’est pourquoi l’accompagnement occupe une place importante au sein du club de Bouguenais.

Pendant les horaires d’encadrement, un coach reste disponible dans la salle. Il peut présenter les équipements, vérifier une posture et adapter un mouvement en fonction du niveau ou des éventuelles difficultés de l’adhérent.

L’équipe aide ainsi les débutants à prendre leurs marques. Elle accompagne également les sportifs qui souhaitent structurer davantage leurs séances et mesurer leur progression sur plusieurs semaines.

Des programmes personnalisés selon les objectifs

Un programme d’entraînement peut être construit avec un coach diplômé. Celui-ci tient compte du niveau de départ, des disponibilités et des objectifs de chacun.

Perte de poids, renforcement musculaire, reprise sportive, amélioration de l’endurance ou recherche de bien-être : le contenu des séances évolue selon les priorités définies avec l’adhérent.

Le programme détaille les exercices à réaliser ainsi que le nombre de séries, de répétitions et les temps de récupération. Il peut ensuite évoluer au fil des progrès afin d’éviter la stagnation et de maintenir une pratique adaptée.

Une cinquantaine de cours collectifs chaque semaine

Le club de Bouguenais propose environ 50 cours collectifs par semaine. Ces rendez-vous complètent les entraînements effectués librement sur les machines.

Plusieurs formats permettent de travailler le cardio, la force, la souplesse ou la détente. Le planning peut notamment comprendre du Pilates, du yoga, du biking, du step, des cours de renforcement musculaire ou des séances inspirées des sports de combat.

Les cours durent généralement entre 30 et 45 minutes. Ils offrent une solution pratique aux personnes qui recherchent un entraînement encadré, dynamique et programmé à une heure précise.

De plus, pratiquer en groupe peut renforcer la motivation. L’ambiance collective aide souvent à maintenir une activité régulière, notamment lors d’une reprise sportive.

Une application pour suivre ses séances et son alimentation

L’application mobile L’Orange Bleue accompagne les adhérents en dehors des échanges avec les coachs. Elle permet de réserver des cours collectifs, de consulter son programme et de retrouver des vidéos consacrées à la réalisation des exercices.

Le programme reste ainsi accessible directement depuis un téléphone pendant la séance. Cette continuité facilite le suivi et permet de conserver les indications définies avec l’équipe du club.

Selon l’abonnement choisi, l’offre peut également comprendre un suivi nutritionnel et des recettes. L’objectif consiste à associer l’activité physique à des habitudes cohérentes avec le projet de chaque adhérent.

Des produits destinés à la pratique sportive sont par ailleurs proposés à la vente au sein de la salle.

Des offres spéciales entre août et octobre 2026

Deux opérations sont prévues à la rentrée pour les personnes qui souhaitent rejoindre L’Orange Bleue Bouguenais avec la formule Prime et un engagement de deux ans.

Du 17 août au 8 septembre 2026

Pendant cette première période, la souscription à la formule Prime permet de bénéficier :

  • des frais d’inscription offerts ;
  • de quatre semaines offertes sur l’abonnement.

Du 9 septembre à la mi-octobre 2026

Une seconde offre prendra ensuite le relais. Toujours réservée à la formule Prime avec un engagement de deux ans, elle permettra de profiter de huit semaines offertes sur l’abonnement.

Les modalités et les éventuelles conditions de cumul peuvent être précisées directement par l’équipe du club.

Le code IMN-50 pour les lecteurs d’Infos-Média Nantes

L’Orange Bleue Bouguenais réserve également un avantage aux lecteurs d’Infos-Média Nantes.

Le code IMN-50 donne droit à une réduction de 50 % sur les frais d’inscription, quelle que soit la formule choisie.

Pour en bénéficier, il suffit de communiquer le code au club au moment de l’inscription. Cet avantage permet de rejoindre la salle avec un coût d’entrée réduit et de choisir la formule la plus adaptée à son rythme.

Tester la salle avant de s’inscrire

Une séance d’essai gratuite peut être programmée afin de découvrir les équipements, le planning des cours et l’accompagnement proposé. Cette première visite permet aussi d’échanger avec l’équipe sur ses objectifs avant de choisir un abonnement.

Avec ses 635 m², son choix d’équipements, ses nombreux cours et ses programmes personnalisés, L’Orange Bleue Bouguenais propose une approche complète. Le club mise autant sur la diversité des entraînements que sur le suivi humain pour aider chacun à progresser durablement.

Adresse : 3 rue Isaak-Newton, 44340 Bouguenais

Téléphone : 06 42 43 52 04

Découvrir L’Orange Bleue Nantes-Bouguenais et réserver une séance d’essai

En partenariat avec L’Orange Bleue Bouguenais

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« Un agenda vivant donne envie de faire un pas de côté. »

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À la une27.07.26

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Sport & Loisirs

233
L’Orange Bleue Les Sorinières : une nouvelle salle de sport complète au cœur de la ville

L’Orange Bleue Les Sorinières : une nouvelle salle de sport complète au cœur de la ville

Depuis le 23 février 2026, une nouvelle adresse accompagne les habitants des Sorinières dans leurs objectifs sportifs. Installée en centre-ville, L’Orange Bleue Les Sorinières propose une salle complète, pensée aussi bien pour les débutants que pour les sportifs plus expérimentés.

Musculation, cardio, cours collectifs ou reprise progressive d’une activité physique : chacun peut avancer à son rythme. Surtout, les adhérents ne sont pas livrés à eux-mêmes. Des coachs diplômés les conseillent, construisent leur programme et les aident à progresser dans de bonnes conditions.

Une salle récemment ouverte aux Sorinières

Situé au 18 rue Georges-Clemenceau, le club bénéficie d’un emplacement central. Cette proximité permet aux habitants de rejoindre facilement leur salle et d’intégrer plus simplement le sport à leur quotidien.

L’ouverture récente constitue également une occasion de découvrir un nouvel environnement d’entraînement. Le club réunit des espaces consacrés au cardio, à la musculation et aux cours collectifs. Il s’adresse ainsi à différents profils, quels que soient leur niveau, leur âge ou leurs objectifs.

Une séance peut servir à retrouver la forme, à développer sa condition physique, à se renforcer ou simplement à prendre un moment pour soi. L’équipe adapte ensuite ses conseils à la situation de chaque adhérent.

Un accompagnement adapté à chaque profil

La présence des coachs fait partie des points forts du club. Pendant les horaires d’encadrement, ils peuvent expliquer le fonctionnement des équipements, corriger une posture ou aider à choisir les exercices les plus adaptés.

Cet accompagnement reste accessible aux personnes qui découvrent une salle de sport. Il permet de débuter plus sereinement, sans avoir à construire seul ses séances. Les pratiquants réguliers peuvent, de leur côté, bénéficier de conseils pour faire évoluer leur entraînement.

Des programmes personnalisés peuvent être élaborés en fonction de plusieurs objectifs : perte de poids, remise en forme, développement musculaire, bien-être ou amélioration des performances. Ils précisent notamment les exercices, les séries, les répétitions et les temps de récupération.

Des cours collectifs et des entraînements variés

En complément des espaces en accès libre, L’Orange Bleue Les Sorinières propose des cours collectifs en illimité selon la formule choisie. Le programme comprend plusieurs disciplines destinées à travailler le cardio, le renforcement musculaire, la mobilité ou la détente.

Les adhérents peuvent notamment retrouver des séances de yoga, de biking, de renforcement, de combat ou encore de relaxation. Cette diversité permet de varier les entraînements et de conserver une pratique régulière sans tomber dans la routine.

Les cours collectifs apportent aussi une dimension conviviale. Ils peuvent rassurer les nouveaux adhérents, tout en donnant un cadre et un rythme à celles et ceux qui préfèrent pratiquer en groupe.

Le suivi sportif se prolonge sur l’application

L’application mobile L’Orange Bleue permet de conserver sa salle à portée de main. Elle donne notamment accès aux réservations des cours collectifs, aux programmes d’entraînement et à des vidéos explicatives consacrées aux différents exercices.

Les adhérents peuvent ainsi consulter leur programme pendant leur séance, suivre les consignes données par leur coach et retrouver les informations pratiques du club. Selon la formule retenue, un accompagnement nutritionnel et des recettes peuvent également compléter le suivi sportif.

La salle propose par ailleurs des produits liés à la pratique sportive. Les adhérents peuvent donc trouver sur place différents compléments utiles à leur entraînement et à leur progression.

Deux offres pour rejoindre le club à la rentrée

À l’approche de la rentrée, L’Orange Bleue Les Sorinières met en place deux opérations successives sur la formule Prime avec un engagement de deux ans.

Du 17 août au 8 septembre 2026

Les nouveaux adhérents qui choisissent la formule Prime pendant cette période bénéficient :

  • des frais d’inscription offerts ;
  • de quatre semaines offertes sur leur abonnement.

Du 9 septembre à la mi-octobre 2026

La seconde opération concerne également la formule Prime avec un engagement de deux ans. Elle comprend huit semaines offertes sur l’abonnement.

Ces offres temporaires ne se cumulent pas nécessairement avec les autres avantages proposés par le club. Les conditions précises peuvent être demandées directement auprès de l’équipe des Sorinières.

Un avantage réservé aux lecteurs d’Infos-Média Nantes

Les lecteurs d’Infos-Média Nantes peuvent également profiter d’un avantage valable sur toutes les formules d’abonnement.

Avec le code promotionnel IMN-50, les frais d’inscription bénéficient d’une réduction de 50 %.

Le code doit être communiqué à l’équipe du club lors de l’inscription. Il permet de découvrir l’accompagnement de L’Orange Bleue Les Sorinières tout en réduisant le coût lié au démarrage de l’abonnement.

Découvrir L’Orange Bleue Les Sorinières

Grâce à son implantation en centre-ville, à ses équipements et à la présence de coachs, la nouvelle salle des Sorinières entend rendre la pratique sportive accessible à un large public.

Les personnes intéressées peuvent prendre rendez-vous et demander une séance d’essai gratuite afin de visiter les espaces, rencontrer l’équipe et découvrir le fonctionnement du club avant de s’engager.

Adresse : 18 rue Georges-Clemenceau, 44840 Les Sorinières

Téléphone : 06 86 06 74 81

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« La curiosité est un excellent programme pour la journée. »

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À la une27.07.26

Culture

234
Machines de l’île à Nantes : une Petite Fourmi rejoint le bestiaire mécanique de la Galerie

Machines de l’île à Nantes : une Petite Fourmi rejoint le bestiaire mécanique de la Galerie

Une nouvelle créature s’est glissée dans la Galerie des Machines, à Nantes. Installée près de la Nuée de Papillons, la Petite Fourmi dévoile les recherches techniques qui ont précédé la création de la Fourmi Porteuse.

Placée sur un tapis roulant, cette marionnette mécanique reproduit la marche d’un insecte. Elle permet ainsi d’observer le mouvement coordonné de ses différentes pattes.

Durant l’été 2026, les visiteurs pourront la découvrir au milieu des autres animaux mécaniques présentés sous les Nefs de l’île de Nantes.

Un prototype consacré au mouvement des insectes

La Petite Fourmi n’a pas été conçue comme une simple maquette d’exposition. Elle constitue avant tout un prototype destiné à étudier la locomotion des insectes.

Construite à l’échelle un tiers, elle avance sur un tapis roulant. Ce dispositif permet aux concepteurs de décomposer le déplacement de chaque patte tout en maintenant la machine au même endroit.

Les visiteurs peuvent donc observer les différentes phases de la marche. Chaque articulation doit fonctionner au bon moment afin de produire un déplacement fluide et crédible.

Selon les interventions des machinistes, la Petite Fourmi peut également s’animer pendant la visite. Sa présentation illustre alors le passage entre l’observation du vivant, le dessin et la construction mécanique.

La naissance de la Fourmi Porteuse

Les recherches menées avec cette petite maquette ont servi à développer une machine beaucoup plus imposante : la Fourmi Porteuse.

Cette fourmi géante possède une structure sculptée dans du bois de tilleul. Durant les médiations, elle se déplace au milieu du public dans la Galerie des Machines.

La différence d’échelle permet de comprendre les étapes nécessaires à la naissance d’une grande créature mécanique. Les concepteurs testent d’abord les mouvements sur un modèle réduit. Ensuite, ils adaptent les mécanismes, les articulations et les commandes à la machine définitive.

La Fourmi Porteuse rejoint ainsi l’araignée, les colibris, le caméléon, le paresseux et la chenille parmi les animaux mécaniques présentés au public.

Une nouvelle voisine pour la Nuée de Papillons

La Petite Fourmi a pris place à proximité de la Nuée de Papillons. Cette machine s’inspire des papillons monarques et de leurs impressionnants déplacements migratoires.

Le dispositif réunit 35 papillons au-dessus d’un bassin végétalisé. Un visiteur peut actionner un pédalier afin de mettre progressivement la nuée en mouvement.

Les battements d’ailes créent alors l’impression d’un envol collectif. Cette installation permet également d’étudier la légèreté et la vibration des ailes, deux caractéristiques difficiles à reproduire mécaniquement.

Le rapprochement entre les deux créations met donc en valeur différentes recherches consacrées aux insectes. D’un côté, la Petite Fourmi explore la marche. De l’autre, la Nuée de Papillons s’intéresse au vol.

La Galerie des Machines, un laboratoire ouvert au public

La Galerie ne fonctionne pas comme un musée traditionnel. Elle constitue un espace vivant où les créations réalisées dans les ateliers de la compagnie La Machine sont présentées, testées et animées.

Les machinistes interviennent tout au long de la visite. Ils racontent l’histoire des créatures, expliquent leurs mécanismes et choisissent parfois des visiteurs pour participer à leur mise en mouvement.

Le public peut ainsi suivre toutes les étapes de création. Les croquis, les maquettes d’étude, les prototypes et les machines en fonctionnement montrent comment une idée devient une structure mécanique grandeur nature.

La Galerie rassemble notamment un héron de huit mètres d’envergure, une araignée suspendue, deux colibris géants, un caméléon, un paresseux et plusieurs éléments végétaux mécaniques.

Un univers inspiré par Jules Verne et l’histoire industrielle de Nantes

Les Machines de l’île sont installées sur le site des anciens chantiers navals de Nantes. Leur univers artistique mêle les mondes imaginaires de Jules Verne, les inventions de Léonard de Vinci et la mémoire industrielle de la ville.

Le métal, le bois, les câbles et les mécanismes restent volontairement visibles. Par conséquent, les visiteurs peuvent observer le fonctionnement des machines plutôt que de découvrir uniquement leur apparence extérieure.

Cette démarche associe spectacle, construction, ingénierie et création artistique. La Petite Fourmi en offre un exemple particulièrement lisible, puisque sa fonction consiste précisément à révéler le travail préparatoire nécessaire pour reproduire un mouvement naturel.

Des visites en anglais et en espagnol pendant l’été 2026

En complément des visites habituelles, les machinistes proposent des médiations en langues étrangères pendant les vacances d’été.

Les visites en anglais ont lieu chaque lundi à 18 h, du 29 juin au 24 août 2026 inclus. Les rendez-vous en espagnol sont programmés chaque vendredi à 18 h, du 3 juillet au 28 août inclus.

Chaque visite dure environ une heure. Elle présente le fonctionnement de la Galerie et de ses principales créatures mécaniques.

La réservation peut s’effectuer sur la billetterie en ligne des Machines de l’île, par téléphone ou auprès de l’accueil du Voyage à Nantes, situé 9 rue des États.

Consulter le calendrier des visites en langues étrangères

Informations pratiques pour visiter la Galerie

  • Lieu : Galerie des Machines, parc des Chantiers, boulevard Léon-Bureau à Nantes.
  • Accès : billets disponibles en ligne ou sur place, selon les disponibilités.
  • Durée indicative : environ une heure pour une visite complète.
  • Dernier accès : 45 minutes avant la fermeture.
  • Visite en anglais : les lundis à 18 h, jusqu’au 24 août 2026 inclus.
  • Visite en espagnol : les vendredis à 18 h, jusqu’au 28 août 2026 inclus.
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À la une26.07.26

LE RENDEZ-VOUS DU JOUR

Votre horoscope

Une parenthèse légère pour regarder la journée autrement, signe après signe.

L’horoscope IMN · 19/09/2026

Bélier, votre journée en perspective

Une lecture claire et moderne de vos tendances du jour.

♈︎ Bélier

En paix avec vous-même, vous serez plus disposé encore envers les autres pour harmoniser vos relations. Si vous pouvez prendre des vacances, ce serait idéal. Une coupure du quotidien est indispensable.

Amour

Une délicieuse ambiance expansive bouscule, pour votre bien-être, vos habitudes. Aujourd'hui, respirez l'air du renouveau, accompagnez ces énergies dynamiques, ouvrez-vous à des rencontres harmonieuses. Le chemin de l'amour s'ouvre devant vous, prenez votre temps, dans une confiance totale !

Travail

Le moment est venu de revoir vos plans à la hausse, de donner libre cours à votre créativité si singulière et d'emporter la mise généreusement et immédiatement accordée par des interlocuteurs émerveillés, sous le charme de vos belles propositions.

Finances

Vous êtes parti pour faire des étincelles aujourd'hui ! Vos envies n'ont aucune limite et les commerçants que vous croiserez feront tout pour les combler. Des événements inattendus vous permettront probablement d'obtenir des prix défiant toute concurrence, profitez-en.

Bien-être

Cette journée sera faite de calme et d'optimisme. Vous penserez plus volontiers à vous sans culpabiliser. Vous aurez entièrement raison de vous accorder une pause détente bien méritée. L'occasion de vous déconnecter totalement du quotidien vous fera le plus grand bien.

Votre optimisme encourage les bonnes volontés. Vous envoyez des SMS pour proposer un « After Work » à vos amis. Il était temps de renouer avec cette dynamique créative, qui est votre marque personnelle.

Horoscope de la semaine

Du 14 septembre au 20 septembre 2026

♈︎ Bélier

Une excellente influence dynamise vos projets, alimente votre volonté, vous insuffle force et courage pour vous lancer dans une entreprise. Les contacts avec l'étranger ou de hautes sphères sont favorables à votre évolution. En envisageant les choses de plus haut, de plus loin, vous avez une vue globale de la situation et vous vous agissez à bon escient.

Amour

Le ciel vous garantit une communication fluide et vous excellez dans l'art de nouer des liens, profitez d'une conjoncture toute dévouée à vos soins et prompte à satisfaire le moindre de vos désirs. Votre magnétisme, renforcé par les astres, devrait vous valoir quelques jolis succès auprès de vos admirateurs potentiels et vous ne vous privez pas de butiner allégrement.

Finances

Lente évolution de votre situation financière ! Cette semaine s'amorce un redémarrage positif de tout ce qui touche à votre avoir, n'en faites pas trop ni trop peu, laissez faire le processus ! Réglez vos factures, ne contractez pas de dettes, oubliez pour l'instant tout achat conséquent et vous assurerez bientôt un équilibre pécuniaire bien agréable. Appréciez ce que vous possédez déjà sans chercher à grossir votre portefeuille. Patience !

Bien-être

Tonus et fougue voici un beau programme pour cette semaine, vous n'y loupez pas. Vous abordez les choses avec un grand sourire, c'est comme si rien n'était contraint. Votre caractère énergique vous pousse à faire plusieurs tâches à la fois, vous adorez bouger et vous affairer, vous êtes très rarement fatigué. Une belle euphorie vous permet d'accepter la vie comme elle vient. Vous attirez le positif.

Travail

Vous avez la clef de vos succès futurs alors optimisez vos chances en mettant les bouchées doubles, en jouant sans complexe de votre irrésistible charme et en réussissant avec aisance. Vous avez mis en route de multiples projets qui devraient voir le jour et se concrétiser, le ciel vous inspire et vous invite à redoubler de créativité.

Le conseil de la semaine

C'est une excellente influence pour vous lancer dans une entreprise ou pour obtenir une revalorisation de vos activités. C'est aussi l'occasion de trouver un meilleur accord entre votre routine et vos aspirations profondes. Toutes ces bonnes choses vous donnent envie de faire la fête, faites tout de même attention aux excès nocifs.

Source astrologique autorisée : Mon Horoscope du Jour.

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Les News

235
Évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes : l’État condamné à indemniser cinq blessés

Évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes : l’État condamné à indemniser cinq blessés

Huit ans après l’évacuation de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le tribunal administratif de Nantes reconnaît la responsabilité de l’État. Dans cinq jugements rendus le 22 juillet 2026, il ordonne l’indemnisation de trois manifestants, d’une journaliste et d’un photographe blessés pendant les opérations d’avril 2018.

Les cinq victimes avaient été touchées au pied ou à la jambe. Plusieurs blessures provenaient de grenades lacrymogènes instantanées GLI-F4 utilisées par les forces de l’ordre.

Les indemnités accordées vont de 3 262 à 9 500 euros, selon la gravité des séquelles et la situation de chaque personne.

Cinq personnes blessées en avril 2018

Le gouvernement avait annoncé l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes le 17 janvier 2018. Une partie des occupants de la ZAD avait toutefois décidé de rester sur place.

L’État avait alors lancé une opération d’évacuation du 9 au 13 avril. Le dispositif avait mobilisé 2 500 gendarmes. Des affrontements avaient opposé les forces de l’ordre à certains occupants et soutiens de la ZAD.

Les dossiers examinés par le tribunal concernent trois personnes venues soutenir les occupants. Ils portent aussi sur une journaliste présente le 11 avril et un photographe indépendant missionné pour couvrir une manifestation le 15 avril.

Les victimes demandaient réparation de plusieurs préjudices. Elles invoquaient notamment les douleurs physiques, les incapacités temporaires, les cicatrices et les conséquences durables sur leur vie quotidienne.

Les grenades GLI-F4 reconnues comme particulièrement dangereuses

Le tribunal a étudié la nature des grenades GLI-F4. Ces armes combinaient trois effets : lacrymogène, assourdissant et de souffle.

Leur charge explosive contenait notamment du TNT. Selon l’expertise balistique citée par les juges, l’explosion pouvait détruire les chairs, provoquer des mutilations ou entraîner la mort.

Par conséquent, le tribunal estime que leur emploi pendant une opération de maintien de l’ordre présentait des risques exceptionnels. Il rappelle également que les conditions d’utilisation de ces grenades faisaient l’objet de règles strictes.

Leur usage devait notamment répondre à une nécessité absolue et rester proportionné. Il devait aussi être réalisé par des personnels habilités, sous le contrôle d’un binôme et dans un cadre précisément documenté.

L’État n’a pas démontré la régularité des tirs

Dans les dossiers des trois manifestants, le tribunal considère que le recours aux grenades pouvait être justifié par la situation. Cependant, l’administration n’a pas apporté les éléments nécessaires pour démontrer que chaque utilisation avait respecté les règles.

Le préfet de Loire-Atlantique n’a notamment pas transmis certains rapports d’intervention, ordres, images ou comptes rendus demandés pendant les expertises.

Les juges n’ont donc pas pu vérifier l’habilitation des lanceurs, la présence des binômes requis ou les conditions précises des tirs. Ils ont ainsi retenu une faute simple de l’État.

Cette responsabilité découle de l’usage d’une arme présentant un danger exceptionnel. Dans ce cas, la victime n’a pas besoin de démontrer l’existence d’une faute lourde.

Une responsabilité réduite pour les trois manifestants

Le tribunal a néanmoins partagé la responsabilité dans les trois dossiers concernant les manifestants. Selon les juges, ces derniers avaient choisi de rester près des zones d’affrontement malgré un contexte de forte tension.

Aucun élément ne démontrait qu’ils avaient personnellement commis des violences contre les gendarmes. Toutefois, le tribunal estime que leur maintien sur les lieux constituait une imprudence.

Cette appréciation réduit la responsabilité de l’État de 20 % dans deux dossiers et de 30 % dans le troisième.

Les trois manifestants obtiennent ainsi :

  • 3 480 euros pour une victime blessée au pied gauche le 15 avril 2018 ;
  • 3 262 euros pour une victime souffrant notamment d’une fracture du pied droit ;
  • 3 984 euros pour une victime atteinte par des éclats métalliques autour de la cheville droite.

Aucune faute retenue contre les deux journalistes

Le tribunal applique un autre fondement juridique aux dossiers de la journaliste et du photographe. Il retient la responsabilité sans faute de l’État liée aux dommages provoqués lors du rétablissement de l’ordre face à un attroupement.

La journaliste travaillait pour le média Reporterre lorsqu’elle a été blessée le 11 avril 2018. Une expertise a conclu qu’une grenade GLI-F4 avait projeté des éclats métalliques dans sa jambe droite.

Elle se trouvait près d’un cortège décrit comme non violent et avait cherché à quitter la zone après les sommations. Les juges n’ont donc retenu aucune imprudence de sa part.

L’État devra lui verser 3 750 euros au titre de ses douleurs, de son incapacité temporaire et de son préjudice esthétique.

9 500 euros accordés au photographe

Le second professionnel de l’information était un photographe indépendant mandaté par le journal Libération. Il couvrait la manifestation de soutien organisée le 15 avril 2018.

Une grenade l’avait blessé au pied droit pendant la dispersion du rassemblement. L’expertise n’a pas permis d’identifier avec certitude le modèle exact de la munition. Cependant, elle a établi qu’elle provenait bien des opérations conduites par les forces de l’ordre.

Le photographe se trouvait à une centaine de mètres des affrontements. De plus, aucun élément ne montrait qu’il avait refusé de respecter les ordres de dispersion.

Le tribunal lui accorde 9 500 euros. Cette somme comprend notamment 5 500 euros pour un déficit fonctionnel permanent évalué à 5 %. La victime conserve des douleurs à l’effort, une sensation d’instabilité et une légère limitation du pied.

Le statut de journaliste non identifiable ne change pas la décision

Pour contester sa responsabilité, l’État soulignait que les deux professionnels n’étaient pas clairement identifiables comme journalistes. Le photographe ne portait pas non plus d’équipement de protection particulier.

Le tribunal écarte cet argument. Selon les jugements, l’absence de signe distinctif ne suffit pas à réduire la responsabilité de l’État lorsqu’aucune faute personnelle n’est démontrée.

Les juges ont donc indemnisé intégralement les préjudices qu’ils ont retenus pour les deux professionnels.

Des expertises médicales et balistiques au cœur des dossiers

Avant de rendre ses décisions, le tribunal avait ordonné plusieurs expertises. Des médecins ont évalué la gravité des blessures, les soins reçus, les périodes d’incapacité et les éventuelles séquelles.

Une expertise balistique a également analysé les plaies, les vêtements, les lieux et les armes disponibles pendant les opérations. Elle a permis d’attribuer plusieurs blessures à des explosions de grenades GLI-F4.

L’État devra prendre en charge les frais de ces expertises. Il versera aussi 2 000 euros à chacune des cinq victimes au titre des frais engagés dans la procédure judiciaire.

Des décisions rendues huit ans après l’évacuation

Les cinq jugements interviennent plus de huit ans après les faits. Plusieurs victimes avaient d’abord adressé des demandes d’indemnisation au ministère de l’Intérieur et à la préfecture de Loire-Atlantique.

Faute de réponse favorable, elles avaient ensuite saisi le tribunal administratif de Nantes. Les juges ont rendu leurs décisions après une audience organisée le 17 juin 2026.

Ces jugements peuvent encore faire l’objet d’un appel devant la cour administrative d’appel de Nantes.

Consulter la présentation des jugements du tribunal administratif de Nantes

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Les News

236
Muséum de Nantes : une équipe fouille le Wyoming pour ramener un dinosaure authentique

Muséum de Nantes : une équipe fouille le Wyoming pour ramener un dinosaure authentique

Sous la chaleur du grand Ouest américain, cinq scientifiques nantais poursuivent une quête engagée depuis trois ans. Jusqu’au 4 août 2026, une équipe du Muséum d’histoire naturelle de Nantes fouille un important gisement de dinosaures dans le Wyoming, aux États-Unis.

Cette troisième campagne doit permettre de terminer l’extraction d’un grand dinosaure herbivore découvert lors des précédentes missions. À terme, les ossements rejoindront les collections du Muséum et pourront intégrer son nouveau parcours après sa réouverture, prévue en 2029.

Un sauropode de 12 à 15 mètres recherché dans le Wyoming

Les premières découvertes orientent les recherches vers un sauropode de taille moyenne à grande. Ces dinosaures herbivores possédaient un long cou, une longue queue et se déplaçaient sur quatre pattes.

D’après les premières estimations, l’animal découvert pourrait mesurer entre 12 et 15 mètres de long. Toutefois, les scientifiques devront étudier l’ensemble des os pour préciser son espèce et vérifier s’ils appartiennent tous au même individu.

Le chantier se concentre notamment sur une zone surnommée « Rabbit Hole ». Les équipes y ont déjà mis au jour un fémur, des vertèbres, des éléments du bassin, des côtes et plusieurs os longs.

Ainsi, la campagne 2026 doit compléter le squelette autant que possible. Plus le spécimen sera complet, plus son intérêt scientifique et muséographique sera important.

Une troisième campagne menée du 4 juillet au 4 août

Le Muséum organise des fouilles dans cette région depuis l’été 2024. La première campagne avait permis d’ouvrir deux sites et de localiser plusieurs ensembles d’ossements.

En 2025, l’équipe avait poursuivi le dégagement pendant neuf semaines. Des étudiants en master de sciences de la Terre, venus des universités de Rennes, Tours et Lille, avaient alors rejoint les professionnels nantais.

Cette année, cinq agents du Muséum participent à la mission :

  • Philippe Guillet, directeur du Muséum et docteur en géologie ;
  • Florence Coutier, responsable du service Sciences et Patrimoine ;
  • Denis Demarque, responsable des collections de sciences de la Terre ;
  • Quentin Aubel, régisseur des collections de sciences de la Terre ;
  • Thierry Boisgard, technicien spécialisé dans les moulages et les maquettes.

Par ailleurs, des spécialistes allemands accompagnent l’équipe sur place. Pascal Godefroit, paléontologue à l’Institut royal des sciences naturelles de Belgique, apporte également son expertise.

Une région particulièrement riche en fossiles

Le chantier se trouve dans la formation géologique de Morrison. Celle-ci s’étend sur plusieurs États américains, principalement dans le Wyoming et le Colorado.

Ses couches de roches remontent au Jurassique supérieur, entre environ 160 et 145 millions d’années. À cette époque, de nombreux cours d’eau traversaient une vaste plaine et y déposaient du sable ainsi que du limon.

Au fil du temps, ces sédiments ont emprisonné puis conservé les restes de nombreux animaux. Aujourd’hui, la formation de Morrison figure parmi les sites les plus riches d’Amérique du Nord pour les fossiles de dinosaures.

Les paléontologues y retrouvent notamment des traces d’allosaures, de stégosaures et de grands sauropodes. De plus, le site contient des fossiles de petits mammifères, de végétaux et d’autres organismes.

Des os de sauropode et une dent d’allosaure déjà découverts

Les deux premières campagnes ont livré plusieurs découvertes importantes. En 2024, les chercheurs avaient notamment trouvé des éléments appartenant à un diplodocus. Cependant, une partie du squelette manquait encore.

L’année suivante, les équipes ont identifié plusieurs os de sauropode. Elles ont notamment dégagé des vertèbres, une scapula, des côtes et des os longs.

Les chercheurs ont aussi découvert des fragments fins, noirs et creux. Ces éléments témoignent de la présence d’un dinosaure carnivore, probablement un théropode.

Enfin, une dent d’allosaure retrouvée parmi des morceaux de bois fossilisés a confirmé la présence de ce grand prédateur dans la région au Jurassique supérieur.

Comment les scientifiques extraient-ils un dinosaure ?

Contrairement aux scènes montrées dans certains films, une fouille paléontologique avance lentement. Les chercheurs doivent préserver des os souvent fragilisés par près de 150 millions d’années passées dans la roche.

Tout commence par le repérage des premiers fragments visibles à la surface. Ensuite, l’équipe photographie, dessine et cartographie précisément chaque découverte.

Les scientifiques retirent progressivement les sédiments avec des pioches, des burins, des pinceaux et de petits outils. Ils consolident aussi les fossiles avec des produits adaptés dès qu’un risque de fissure apparaît.

Puis, une tranchée est creusée autour de l’os. Les équipes laissent une épaisse couche de roche afin de former un bloc protecteur.

Enfin, des bandes de toile et de plâtre enveloppent l’ensemble. Cette coque, parfois appelée « champignon » ou jacket, protège le fossile pendant son extraction et son transport.

Un travail exigeant sous une forte chaleur

Les conditions de terrain restent difficiles. Les chercheurs travaillent dans une région isolée, sous des températures élevées et dans des positions physiques parfois éprouvantes.

La météo peut aussi compliquer les opérations. Lors des précédentes campagnes, des orages avaient transformé les zones de fouilles en vastes champs de boue.

Malgré ces contraintes, les équipes effectuent chaque jour de nombreux relevés. Elles photographient les fossiles, enregistrent leurs coordonnées et dessinent leur position sur des plans détaillés.

Cette méthode permet ensuite de reconstituer l’organisation du gisement. Elle aide aussi les chercheurs à comprendre comment les os se sont déplacés et accumulés au fil du temps.

Plusieurs années de préparation avant l’arrivée à Nantes

La fin des fouilles ne marquera que le début d’un long travail. Après leur extraction, les blocs fossilifères seront transportés vers un laboratoire européen.

Des préparateurs retireront alors progressivement le plâtre, la roche et les sédiments qui entourent les os. Ensuite, ils nettoieront, consolideront et restaureront chaque élément.

Cette étape peut durer entre deux et trois ans. Elle permettra également de comparer les fossiles, de déterminer précisément leur identité et de publier les résultats scientifiques.

Sept conteneurs contenant des découvertes issues des premières campagnes sont déjà stockés en Allemagne. Le Muséum doit sélectionner une entreprise spécialisée afin d’assurer leur préparation.

À la fin du processus, les os pourront être assemblés sur une armature. Celle-ci donnera au squelette une position naturelle avant son transfert définitif vers Nantes.

Un vrai dinosaure dans le futur Muséum de Nantes

Le Muséum ne souhaite pas présenter un simple moulage. Son objectif consiste à exposer un spécimen authentique, issu directement des campagnes menées dans le Wyoming.

Ce dinosaure deviendra l’une des pièces majeures du futur parcours. Il illustrera le Mésozoïque, la diversification des espèces et les grandes extinctions qui ont marqué l’histoire de la vie.

Selon le Muséum, seuls les établissements de Paris et de Lyon présentent actuellement en France de grands spécimens comparables. La future installation nantaise doit donc renforcer la place de l’établissement parmi les principaux musées français d’histoire naturelle.

Les visiteurs suivront un parcours consacré à l’histoire de l’Univers, de la Terre et du vivant. Le dinosaure servira aussi de point de départ pour aborder les transformations environnementales et les crises de biodiversité.

Le Muséum fermé pour une importante transformation

Le bâtiment de la rue Voltaire a fermé ses portes au public à la fin de l’année 2025. Un vaste chantier doit désormais repenser les espaces, les collections et les services proposés aux visiteurs.

La réouverture est annoncée pour 2029. Entre-temps, le Muséum poursuit ses missions scientifiques et développe une programmation itinérante dans les communes de Nantes Métropole.

La recherche menée dans le Wyoming accompagne donc directement cette transformation. Elle permet au Muséum d’enrichir ses collections tout en renouant avec les expéditions scientifiques sur le terrain.

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Culture

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Voyage à Nantes 2026 : Jules Verne et la basilique Saint-Nicolas inspirent une œuvre monumentale

Voyage à Nantes 2026 : Jules Verne et la basilique Saint-Nicolas inspirent une œuvre monumentale

Une imposante charpente en bois occupe la place Félix-Fournier, au pied de la basilique Saint-Nicolas. Cette installation, visible jusqu’au 6 septembre 2026, fait partie des œuvres du parcours estival du Voyage à Nantes.

Intitulée La Machine du Sacré, elle porte la signature de l’artiste Ali Cherri. Pour la concevoir, celui-ci a rapproché l’histoire mouvementée de la basilique d’un texte méconnu de Jules Verne.

L’œuvre mêle ainsi littérature, architecture et mémoire urbaine. Elle invite aussi les passants à regarder autrement l’un des monuments les plus reconnaissables du centre-ville nantais.

Une installation dressée devant la basilique Saint-Nicolas

L’œuvre se présente sous la forme d’une structure ouverte en bois. Son apparence évoque à la fois une charpente, un chantier interrompu et les restes d’un édifice en cours de reconstruction.

Ali Cherri ne cherche donc pas à reproduire la façade de la basilique. Au contraire, il montre ce qui soutient habituellement le monument et reste caché derrière son décor.

De grandes formes métalliques occupent cette ossature. Elles représentent notamment des ailes et des trompettes. L’artiste les a fait réaliser en aluminium industriel, tout en laissant visibles leurs lignes de soudure.

Une tête d’ange façonnée en terre complète l’ensemble. Ainsi, le métal durable dialogue avec une matière plus fragile, susceptible de s’éroder ou de se briser.

Les anges de Saint-Nicolas au cœur de l’œuvre

Pour imaginer son installation, Ali Cherri s’est intéressé aux anges musiciens installés autour de la flèche de la basilique. Ces figures surplombent la place Félix-Fournier et restent parfois difficiles à distinguer depuis le sol.

Certains anges originaux ont disparu lors d’une ancienne restauration. Des reproductions les ont ensuite remplacés sur le monument.

L’artiste reprend leurs formes, mais il les fragmente et les ramène à hauteur de regard. Le public peut alors observer des éléments habituellement perchés à plusieurs dizaines de mètres.

Dans le cadre de ce projet, la Direction du patrimoine et de l’archéologie de Nantes Métropole présente également l’un des huit anges originaux à l’intérieur de la basilique.

Un texte méconnu de Jules Verne comme point de départ

La seconde source d’inspiration vient de Un prêtre en 1839, un récit de jeunesse de Jules Verne. Ce texte reste beaucoup moins connu que ses grands romans d’aventures.

Dans cette histoire, l’écrivain nantais imagine la chute d’une cloche à l’intérieur de l’église Saint-Nicolas. Le lieu sacré devient alors le théâtre d’un événement brutal.

Cependant, le récit ne s’arrête pas à la catastrophe. Les autorités effacent ensuite les traces, réparent le bâtiment et ramènent progressivement le lieu à son fonctionnement habituel.

Ali Cherri s’appuie sur ce passage entre destruction et retour à l’ordre. Il désigne ce mécanisme comme une « machine du sacré » : derrière un monument élevé et imposant se cache toujours une structure matérielle qui peut céder.

Une basilique marquée par les destructions et les reconstructions

Le choix de la basilique Saint-Nicolas ne repose pas uniquement sur le récit de Jules Verne. L’histoire réelle du monument rejoint aussi les thèmes abordés par l’artiste.

L’actuel édifice néogothique a été construit au XIXe siècle, principalement entre 1844 et 1869. L’architecte Jean-Baptiste Lassus a participé à sa conception.

Les bombardements de septembre 1943 ont fortement endommagé la basilique et une partie du centre de Nantes. Ils ont notamment atteint la nef et plusieurs travées latérales.

Après la guerre, la ville a engagé une importante restauration. Des travaux ont aussi concerné la flèche dans les années 1970.

La basilique porte donc plusieurs traces de ruptures, de réparations et de transformations. Cette succession fait directement écho au propos développé dans La Machine du Sacré.

Entre monument, ruine et chantier suspendu

L’installation ne constitue ni une reproduction de la basilique ni un hommage traditionnel. Elle occupe plutôt un espace intermédiaire entre le monument, la ruine et le chantier.

La charpente semble attendre une construction qui ne viendra peut-être jamais. Par ailleurs, les fragments d’anges donnent l’impression d’avoir quitté le sommet de l’église pour rejoindre le sol.

Ce déplacement inverse le point de vue habituel. Les figures sacrées ne dominent plus la ville. Elles deviennent des objets vulnérables, visibles de près et exposés dans l’espace public.

Ali Cherri pose alors une question centrale : qu’est-ce qui mérite aujourd’hui d’être placé en hauteur, protégé ou transformé en symbole collectif ?

Ali Cherri, un artiste entre Paris et Beyrouth

Né en 1976 à Beyrouth, au Liban, Ali Cherri vit et travaille entre Beyrouth et Paris. Sa pratique associe notamment sculpture, vidéo, installation, histoire et archéologie.

Ses œuvres interrogent souvent les traces laissées par les conflits, les catastrophes et les transformations politiques. Elles s’intéressent également à la manière dont les sociétés conservent, réparent ou effacent leur mémoire.

En 2022, l’artiste a reçu le Lion d’argent lors de la 59e Biennale internationale d’art de Venise. Cette récompense distinguait sa participation à l’exposition internationale.

À Nantes, il présente aussi Sommeils légers, une autre proposition intégrée à la programmation culturelle de l’année 2026.

Une œuvre liée au thème de la terre

L’édition 2026 du Voyage à Nantes ouvre un nouveau cycle consacré aux quatre éléments. Cette première année place la terre au centre du parcours.

La matière prend donc une place importante dans La Machine du Sacré. La tête d’ange en terre contraste avec les pièces en aluminium et l’imposante structure en bois.

De plus, l’installation explore ce qui reste après une destruction. Elle observe la façon dont une ville rebâtit ses monuments et transforme leurs traces en mémoire commune.

Le parcours estival réunit quatorze créations inédites dans différents lieux de Nantes. Il investit les rues, les places, les jardins et plusieurs monuments jusqu’au début du mois de septembre.

Comment découvrir La Machine du Sacré ?

L’installation se trouve place Félix-Fournier, devant la basilique Saint-Nicolas, en plein centre-ville de Nantes. Elle reste visible librement, de jour comme de nuit.

Le Voyage à Nantes propose également des visites flash gratuites. Elles durent entre 20 et 30 minutes et ne nécessitent aucune réservation, dans la limite des places disponibles.

  • Œuvre : La Machine du Sacré.
  • Artiste : Ali Cherri.
  • Lieu : place Félix-Fournier, Nantes.
  • Dates : du 4 juillet au 6 septembre 2026.
  • Accès : gratuit et visible en continu.
  • Visites flash : tous les jours à 11 h, 15 h 30 et 17 h 30.

Découvrir La Machine du Sacré sur le site du Voyage à Nantes

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En famille · Sorties / Agenda

238
À 30 kilomètres de Nantes, le plan d’eau du Chêne offre une escapade familiale au bord de l’eau

À 30 kilomètres de Nantes, le plan d’eau du Chêne offre une escapade familiale au bord de l’eau

À Oudon, en remontant la Loire vers Ancenis, le plan d’eau du Chêne rassemble plusieurs ingrédients d’une sortie estivale réussie. Plage de sable, pelouses ombragées, jeux, promenade et guinguette permettent d’y passer quelques heures ou une journée entière en famille.

Installé à une trentaine de kilomètres du centre de Nantes, le site se trouve à proximité du bourg d’Oudon, de son château médiéval et des itinéraires cyclables des bords de Loire.

Un plan d’eau boisé à quelques pas du village d’Oudon

Après avoir franchi le pont d’Oudon, il suffit de traverser le village puis de rejoindre les rues de la Loire ou du Chêne. Une courte traversée dans un environnement boisé mène ensuite au plan d’eau.

Le site dispose de plages de sable et de grandes surfaces enherbées. Les visiteurs peuvent ainsi alterner entre moments au soleil et pauses à l’ombre des arbres.

Des tables de pique-nique, des bancs et des sanitaires complètent les aménagements. Les chiens sont autorisés, à condition de rester tenus en laisse.

La baignade de nouveau autorisée, avec des précautions

En période habituelle, la zone de baignade est surveillée du 1er juillet au 31 août, du mardi au dimanche, entre 14 h et 19 h. En dehors de ces horaires et de cette période, la baignade est interdite.

En juillet 2026, une forte concentration de cyanobactéries avait conduit la commune à interdire temporairement la baignade et certaines activités nautiques. Les dernières analyses ont ensuite permis une réouverture en niveau d’alerte 1.

La baignade est donc de nouveau autorisée, mais plusieurs précautions restent recommandées :

  • prendre une douche après la baignade ;
  • nettoyer le matériel utilisé dans l’eau ;
  • ne pas laisser les enfants jouer dans les dépôts verts ou bleu-vert présents sur les rives ;
  • empêcher les animaux de boire ou de se baigner dans les zones concernées ;
  • consulter un professionnel de santé en cas de symptômes inhabituels.

La situation pouvant évoluer rapidement, il reste conseillé de vérifier les informations diffusées par la commune avant le déplacement.

Consulter les dernières informations sur la qualité de l’eau

Des jeux et des activités pour toute la famille

Le plan d’eau ne se limite pas à la baignade. Une aire de jeux permet aux plus jeunes de se divertir, tandis qu’un espace de fitness et un terrain de pétanque sont accessibles aux autres visiteurs.

Des jeux de plein air peuvent aussi être empruntés ou utilisés autour de la guinguette. Palets, cartes et pétanque participent à l’ambiance conviviale du lieu.

Le site accueille également un parcours permanent d’orientation. Plusieurs circuits thématiques invitent les participants à rechercher des balises autour du plan d’eau et dans les espaces voisins.

Cette activité gratuite offre une autre manière de découvrir les lieux, en famille ou entre amis. Certaines balises peuvent cependant devenir moins accessibles lors des périodes de crue de la Loire.

Une promenade autour de l’eau

Un sentier pédestre permet de faire le tour du plan d’eau dans un environnement calme et arboré. Selon les présentations touristiques du site, la boucle représente environ un à 1,5 kilomètre.

Le parcours convient à une promenade courte, accessible aux familles. Il permet de rejoindre les différentes plages, les espaces de pêche et les zones de repos.

La proximité de la Loire, du Hâvre et du centre d’Oudon permet également de prolonger la balade. Le port, le château et les ruelles du village se trouvent à faible distance.

Une halte située sur l’itinéraire de La Loire à Vélo

Le plan d’eau du Chêne se trouve sur le passage de La Loire à Vélo. Il constitue ainsi une halte pratique pour les cyclistes qui circulent entre Nantes, Champtoceaux et Ancenis.

Un stationnement pour les vélos est installé à l’entrée du site. Les voyageurs peuvent y faire une pause, se restaurer, profiter des espaces ombragés ou rejoindre le centre d’Oudon.

Le camping municipal de la Tour se trouve également à proximité. Situé en bord de Loire, il dispose d’emplacements enherbés et ombragés, ainsi que de cabanes sur pilotis.

Le Gramophone, une guinguette au bord du plan d’eau

Pendant la belle saison, la guinguette Le Gramophone anime les abords du plan d’eau. Elle propose un bar, une terrasse, des transats et des parasols dans une ambiance détendue.

Des food trucks accompagnent régulièrement les événements. La programmation mêle également concerts, spectacles, théâtre d’improvisation et ateliers culturels.

En juillet et en août, la guinguette est habituellement ouverte du mercredi au dimanche, de 14 h à 22 h. Les horaires et la programmation peuvent toutefois évoluer selon les semaines.

Consulter la programmation du Gramophone

Un site également apprécié des pêcheurs

Une partie du plan d’eau est réservée à la pêche. Brochets, sandres, perches, carpes et rotengles figurent parmi les espèces présentes.

Un accès spécifique, un stationnement adapté et un ponton permettent aux personnes à mobilité réduite de pratiquer cette activité dans de meilleures conditions.

Une carte de pêche reste obligatoire. Elle peut être achetée auprès des points de vente locaux ou directement en ligne.

En raison du suivi des cyanobactéries, la commune recommande actuellement de ne pas consommer les poissons pêchés et de rincer soigneusement le matériel après utilisation.

Deux accès pour stationner près du site

Plusieurs possibilités de stationnement sont proposées autour du plan d’eau. Un parking est accessible du côté du stade du Chêne. Un autre se trouve chemin du Rio, près des écuries et du camping de la Tour.

Le parking du chemin du Rio offre le plus grand nombre de places, dont une partie à l’ombre. Un accès est également aménagé pour les personnes en situation de handicap.

Depuis Nantes, le trajet en voiture prend généralement entre 35 et 45 minutes selon la circulation. Oudon est aussi desservie par le train, ce qui permet de rejoindre le site après une marche depuis la gare.

Informations pratiques

  • Lieu : plan d’eau du Chêne, chemin du Rio, 44521 Oudon.
  • Accès : libre toute l’année.
  • Baignade surveillée : du 1er juillet au 31 août, du mardi au dimanche, de 14 h à 19 h, sous réserve de la qualité de l’eau.
  • Équipements : plage, tables de pique-nique, sanitaires, jeux, fitness, pétanque et stationnement pour vélos.
  • Animaux : chiens autorisés en laisse, avec vigilance renforcée près de l’eau.
  • Renseignements : mairie d’Oudon au 02 40 83 60 17.

Retrouver les informations officielles sur le plan d’eau du Chêne

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Incendie en Gironde : trois ambulances de Loire-Atlantique mobilisées pour évacuer un Ehpad

Incendie en Gironde : trois ambulances de Loire-Atlantique mobilisées pour évacuer un Ehpad

Crédit photo : Gendarmerie de la Gironde

La solidarité s’organise face aux incendies qui frappent la Gironde. Dans la nuit du vendredi 24 au samedi 25 juillet 2026, trois ambulances privées de Loire-Atlantique ont pris la route pour participer aux évacuations de personnes vulnérables.

Deux véhicules d’Assistances Ambulance, une entreprise implantée à Rezé, et une ambulance de Jussieu Secours ont rejoint le dispositif déployé dans l’agglomération bordelaise. Les équipages ont notamment participé à l’évacuation d’un établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes à Saint-Jean-d’Illac.

Un départ organisé dans l’urgence depuis la Loire-Atlantique

Le départ des ambulanciers a été autorisé dans la soirée, après la mobilisation de la cellule interministérielle de crise et des services chargés de coordonner les secours.

Les trois ambulances ont quitté la Loire-Atlantique vers 22 h 30. À leur arrivée en Gironde, les équipes ont immédiatement intégré une importante noria de véhicules sanitaires.

Le dispositif associait des sociétés privées, des associations agréées de sécurité civile, la Croix-Rouge, la Croix Blanche et la Protection civile. Son objectif était de déplacer rapidement les résidents exposés à la progression du feu et aux fumées.

Des résidents évacués depuis Saint-Jean-d’Illac

Les ambulanciers ligériens ont été engagés à Saint-Jean-d’Illac, commune située à l’ouest de Bordeaux. Les autorités avaient ordonné son évacuation immédiate le 24 juillet face à l’avancée de l’incendie.

Les résidents de l’Ehpad ont été transportés vers le parc des expositions de Bordeaux, transformé en centre d’accueil. L’opération s’est déroulée dans un contexte particulièrement tendu, avec un grand nombre de personnes à prendre en charge et des capacités de couchage sous pression.

Patrick Youx, d’Assistances Ambulance, décrit une véritable situation de crise. Les équipes ont dû assurer les transferts successifs tout en recherchant des solutions adaptées aux besoins médicaux et à la perte d’autonomie de certains résidents.

Les établissements sanitaires placés en état d’alerte

Face à l’ampleur des incendies en Gironde et dans les Landes, l’Agence régionale de santé Nouvelle-Aquitaine a activé une cellule de crise dès la nuit du 23 juillet.

Les plans blancs départementaux ont également été déclenchés. Ce dispositif permet de coordonner les établissements de santé, de mobiliser du personnel supplémentaire et d’organiser les capacités d’accueil en cas d’événement exceptionnel.

Plusieurs établissements sanitaires et médico-sociaux ont été évacués préventivement. À Lège-Cap-Ferret, des résidents d’un foyer pour adultes en situation de handicap, d’un centre de soins médicaux et d’un Ehpad ont été transférés. D’autres évacuations ont concerné Arès, Andernos-les-Bains et Biscarrosse.

L’ARS souligne la mobilisation conjointe des soignants, des collectivités, des services de secours, des associations de protection civile et des transporteurs sanitaires publics et privés.

Des évacuations massives autour de Bordeaux

Le feu s’est déclaré le 22 juillet sur la commune de Saumos, en Gironde. Il s’est ensuite propagé sur une vaste partie du massif forestier, poussé par les conditions météorologiques et des vents changeants.

Dans la nuit du 24 au 25 juillet, environ 57 000 personnes ont été évacuées à Saint-Jean-d’Illac, Saint-Aubin-de-Médoc, Saint-Médard-en-Jalles, Martignas-sur-Jalle, Audenge, Le Haillan, Eysines et Mérignac.

Le samedi 25 juillet à la mi-journée, le bilan officiel faisait état de 167 000 évacuations préventives depuis le début de l’incendie. La surface brûlée atteignait alors près de 32 700 hectares.

La situation a continué à évoluer au cours de la nuit suivante. Dimanche 26 juillet à 13 h, la préfecture recensait près de 220 000 personnes évacuées dans 23 communes et 42 000 hectares brûlés.

Des moyens humains et matériels considérables

Dimanche, environ 2 500 sapeurs-pompiers étaient engagés sur le terrain. Ils bénéficiaient du soutien de 18 moyens aériens, de 1 500 militaires ainsi que de 1 200 policiers et gendarmes.

Les opérations ne se limitaient pas à la lutte directe contre les flammes. Les forces mobilisées devaient aussi sécuriser les communes évacuées, accompagner les habitants, organiser les centres d’hébergement et transférer les personnes fragiles.

Neuf centres d’accueil avaient été ouverts. Un dispositif supplémentaire d’une capacité de 1 500 lits a également été installé au parc des expositions d’Agen.

Les renforts venus de Loire-Atlantique s’inscrivent dans cette mobilisation nationale. Les ambulanciers privés jouent un rôle essentiel lors des évacuations d’Ehpad, car certains résidents nécessitent un transport allongé, une surveillance ou un accompagnement adapté.

Aucune victime signalée, mais plusieurs pompiers blessés

Au point de situation communiqué dimanche 26 juillet, aucune victime n’était à déplorer parmi la population ou les forces de secours. Toutefois, 75 sapeurs-pompiers avaient été pris en charge après avoir été blessés. Dix d’entre eux avaient dû être évacués.

Le bilan matériel restait provisoire. La préfecture faisait état de 240 habitations détruites. Plusieurs axes routiers étaient également fermés afin de faciliter l’intervention des secours et d’éviter l’accès aux secteurs dangereux.

Les autorités demandaient aux personnes évacuées de ne pas retourner dans leur commune sans autorisation. Même après le passage des flammes, les arbres fragilisés, les foyers résiduels, les réseaux endommagés et les fumées peuvent encore présenter des risques.

Une mobilisation ligérienne au service des personnes vulnérables

En rejoignant la Gironde en pleine nuit, les équipages de Loire-Atlantique ont apporté un soutien immédiat aux secours locaux. Leur mission a permis de renforcer les capacités de transport au moment où plusieurs établissements devaient être évacués simultanément.

Cette intervention illustre la coopération mise en place entre les services publics, les associations et les entreprises privées de transport sanitaire lors d’une crise majeure.

Les ambulanciers ligériens doivent rester mobilisés selon l’évolution de la situation et les besoins définis par les autorités sanitaires et les services de secours.

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Baie de Saint-Brieuc : un appel aux dons pour mieux connaître et protéger les phoques

Baie de Saint-Brieuc : un appel aux dons pour mieux connaître et protéger les phoques

Leur présence devient de plus en plus régulière dans la baie de Saint-Brieuc. Plusieurs phoques veaux-marins utilisent désormais les bancs de sable et les zones abritées de la réserve naturelle pour se reposer, se nourrir ou reprendre des forces.

Pour mieux comprendre ces nouveaux visiteurs et limiter leur dérangement, VivArmor Nature et la Fondation du patrimoine ont lancé, le 17 juillet 2026, une collecte de dons. Baptisé « Objectif phoques ! », le projet associe recherche scientifique et sensibilisation du public.

Des phoques observés régulièrement depuis plusieurs années

Les observations se multiplient depuis deux à trois ans dans le fond de la baie. Les équipes de la réserve suivent actuellement quatre individus présents régulièrement sur le site.

En 2025, jusqu’à cinq phoques veaux-marins avaient même été recensés simultanément. Cette fréquentation pourrait annoncer l’installation progressive d’un petit groupe dans la baie, sans permettre pour l’instant de parler d’une colonie établie.

La présence de ces mammifères marins constitue un signe encourageant pour le fonctionnement de l’écosystème. Prédateurs naturels, les phoques participent à l’équilibre des populations animales dont ils se nourrissent.

Ils restent néanmoins encore mal connus à l’échelle locale. Les scientifiques cherchent notamment à savoir si les mêmes individus reviennent régulièrement et s’ils circulent entre la baie de Saint-Brieuc et d’autres sites du littoral.

Un objectif initial fixé à 7 000 euros

La campagne de financement participatif vise un premier objectif de 7 000 euros. Les sommes collectées doivent permettre d’engager plusieurs actions scientifiques et pédagogiques.

Les dons serviront notamment à financer :

  • des opérations régulières de suivi des phoques ;
  • la cartographie de leurs zones de repos ;
  • l’achat de matériel d’observation et de photographie ;
  • la création de dépliants et de supports pédagogiques ;
  • une exposition extérieure itinérante ;
  • des animations auprès des scolaires et des usagers du littoral ;
  • la formation et l’accompagnement de bénévoles.

La collecte peut également dépasser ce premier palier. Des moyens supplémentaires permettraient d’inscrire ces actions dans la durée et d’améliorer encore la connaissance scientifique de l’espèce.

Soutenir le projet Objectif phoques !

La photo-identification pour reconnaître chaque animal

Le projet repose en grande partie sur la photo-identification. Cette méthode consiste à photographier chaque phoque sous plusieurs angles afin d’observer les taches, les cicatrices et les marques particulières présentes sur son pelage.

Comme une empreinte digitale, ces motifs permettent de différencier les individus. Les photographies sont ensuite regroupées dans un catalogue qui retrace les différents passages observés dans la baie.

Un suivi engagé en novembre 2025 a déjà permis d’identifier plusieurs animaux. Les scientifiques peuvent ainsi mesurer leur fidélité au site, suivre leur évolution et rechercher d’éventuelles correspondances avec des phoques photographiés ailleurs.

Les habitants et les photographes peuvent également transmettre leurs observations à la réserve. Les clichés doivent toutefois être réalisés à grande distance, sans chercher à se rapprocher de l’animal.

Une réserve naturelle de 1 140 hectares

La Réserve naturelle nationale de la baie de Saint-Brieuc couvre officiellement 1 140 hectares. Elle englobe une partie des anses d’Yffiniac et de Morieux, au droit des communes de Saint-Brieuc, Langueux, Yffiniac, Hillion et Lamballe-Armor.

Ces espaces offrent aux phoques des zones de repos relativement calmes, notamment sur les bancs de sable découverts à marée basse. Ils y alternent des périodes de pêche et de sommeil, en fonction du rythme des marées.

Le phoque veau-marin apprécie particulièrement les côtes sableuses. Il peut mesurer entre 1,40 et 2 mètres et peser plus de 100 kilos pour les plus grands mâles.

Une première reproduction de l’espèce a été observée en 2023 dans l’estuaire du Gouessant. Cet événement a confirmé l’importance des zones de protection renforcée pour la tranquillité des animaux.

Un phoque sur la plage n’est pas nécessairement en difficulté

La sensibilisation du public constitue l’autre priorité du projet. La présence d’un phoque allongé sur une plage peut inquiéter les promeneurs. Pourtant, ce comportement est généralement normal.

L’animal sort régulièrement de l’eau pour dormir, digérer ou économiser son énergie. Il ne faut donc pas chercher à le repousser vers la mer.

Le 14 juillet 2026, des personnes ont tenté de remettre à l’eau un phoque observé dans la baie. Une telle intervention peut provoquer un stress important et pousser l’animal à quitter prématurément sa zone de repos.

Elle peut également présenter un danger pour les personnes qui s’approchent. Malgré leur apparence paisible, les phoques restent des animaux sauvages dotés de griffes et de dents puissantes. Ils peuvent aussi transmettre certaines maladies.

Quels comportements adopter face à un phoque ?

VivArmor Nature recommande de conserver une distance d’au moins 300 mètres lorsque les conditions le permettent. Il ne faut jamais encercler l’animal, se placer entre lui et la mer ou chercher à attirer son attention.

Plusieurs règles simples permettent d’éviter le dérangement :

  • ne pas toucher le phoque ;
  • ne pas essayer de le remettre à l’eau ;
  • ne pas le nourrir ;
  • tenir les chiens en laisse et les éloigner ;
  • éviter les cris et les mouvements brusques ;
  • utiliser des jumelles ou un téléobjectif pour l’observer ;
  • quitter les lieux si l’animal semble inquiet ou tente de fuir.

Un phoque qui relève fréquemment la tête, fixe les personnes présentes ou se déplace vers l’eau peut montrer des signes de vigilance. Il convient alors de reculer immédiatement.

Qui contacter en cas de doute ?

Lorsqu’un phoque paraît blessé, affaibli ou coincé, les promeneurs ne doivent pas intervenir eux-mêmes. Ils peuvent contacter l’Observatoire Pelagis, coordinateur du Réseau national échouages, au 05 46 44 99 10.

Les spécialistes pourront évaluer la situation à distance et décider, si nécessaire, de faire intervenir une personne formée.

Les observations réalisées dans la baie peuvent également être signalées directement aux équipes de la réserve. Ces données contribuent au suivi des animaux et à l’amélioration des connaissances.

Découvrir le projet scientifique et transmettre une observation

Une cohabitation à construire avec les usagers du littoral

Promeneurs, pêcheurs, photographes, plaisanciers et pratiquants d’activités nautiques fréquentent quotidiennement la baie. L’enjeu consiste donc à préserver les phoques tout en maintenant les usages compatibles avec la réserve naturelle.

Des bénévoles ambassadeurs iront à la rencontre du public pour expliquer les comportements adaptés. Des sorties nature, des animations scolaires et des maraudes de sensibilisation sont également prévues.

Le projet est porté par VivArmor Nature avec l’équipe de la réserve, Saint-Brieuc Armor Agglomération et plusieurs partenaires spécialisés. La réserve participe aussi au réseau national Phoques, animé par l’Office français de la biodiversité.

Grâce à ce travail collectif, les acteurs locaux espèrent mieux comprendre la présence de ces mammifères et leur offrir suffisamment de tranquillité pour continuer à fréquenter la baie.

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