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Que faire à Saint-Aignan de Grand Lieu ? Nos idées entre nature et patrimoine

Que faire à Saint-Aignan de Grand Lieu ? Nos idées entre nature et patrimoine

À quelques kilomètres au sud de Nantes, Saint-Aignan de Grand Lieu offre une escapade entre nature préservée, histoire locale et patrimoine méconnu. La commune s’étend aux abords du lac de Grand-Lieu, l’une des zones humides les plus remarquables de Loire-Atlantique.

Le site de Pierre-Aiguë permet d’approcher cet espace naturel protégé. Plus loin, le château de la Plinguetière raconte une autre facette du territoire, entre demeure du XIXe siècle, tourisme social et engagement environnemental.

Pierre-Aiguë, une fenêtre ouverte sur le lac de Grand-Lieu

Une longue allée ombragée conduit les promeneurs jusqu’au site de Pierre-Aiguë. Au bout du chemin, la végétation s’ouvre sur l’un des plus beaux panoramas accessibles depuis les rives du lac de Grand-Lieu.

Le paysage change profondément au fil des saisons. En hiver, la montée des eaux recouvre les prairies périphériques et donne au lac sa superficie maximale. À la belle saison, le niveau baisse progressivement. Des marais, des roselières et des prairies inondables réapparaissent alors.

Cette alternance naturelle façonne un environnement très particulier. Elle contribue également à la richesse biologique du lac, considéré comme l’un des plus grands lacs naturels de plaine de France.

Le point de vue de Pierre-Aiguë est principalement accessible pendant la période estivale. Un observatoire en bois y est installé chaque année afin de permettre au public d’admirer les oiseaux sans pénétrer dans les espaces les plus sensibles.

Découvrir le site de Pierre-Aiguë

Un refuge majeur pour les oiseaux

Le lac de Grand-Lieu constitue un site prioritaire de reproduction, de nidification et d’hivernage pour de nombreuses espèces. Plus de 130 espèces d’oiseaux utilisent notamment ses différents milieux pour se reproduire ou installer leurs nids.

Au total, environ 270 espèces d’oiseaux ont été observées sur le lac et dans ses environs. Selon la saison, les visiteurs peuvent apercevoir des hérons, des aigrettes, des grèbes, des oies cendrées ou encore des vanneaux huppés.

La guifette moustac figure parmi les espèces emblématiques du site. Ce petit oiseau installe notamment ses nids sur les herbiers flottants formés par les nénuphars.

Le lac accueille également environ 550 espèces végétales. Plus de 50 espèces de mammifères, une trentaine d’espèces de poissons et une douzaine d’espèces de batraciens fréquentent aussi ses différents habitats.

Un milieu naturel spectaculaire mais fragile

Les eaux libres, les herbiers, les prairies inondables et les roselières boisées composent une mosaïque de paysages. Chaque milieu joue un rôle précis dans le fonctionnement écologique du lac.

Les prairies humides participent, par exemple, à la régulation des crues. Lorsque le niveau de l’eau est suffisamment élevé, elles servent également de zones de reproduction au brochet.

Cet équilibre reste toutefois vulnérable. La qualité de l’eau, l’envasement et la progression de certaines espèces invasives constituent plusieurs menaces pour la biodiversité. La jussie, le ragondin ou l’écrevisse de Louisiane peuvent notamment modifier durablement les milieux naturels.

Une grande partie du lac bénéficie donc d’une protection stricte. L’accès du public y est fortement encadré afin de limiter le dérangement de la faune. Pierre-Aiguë offre ainsi une occasion rare d’observer le paysage depuis la rive, tout en respectant les zones protégées.

Un lac entouré de récits et de traditions

Le lac de Grand-Lieu nourrit depuis longtemps les récits et l’imaginaire local. Son étendue changeante, ses brumes et sa végétation dense ont contribué à entretenir une atmosphère mystérieuse.

Autrefois, les habitants vivaient en relation étroite avec cet environnement. Ils naviguaient sur le lac et les rivières voisines pour pêcher, transporter des marchandises ou rejoindre les différents villages riverains.

La « plate », une embarcation traditionnelle en chêne, reste l’un des symboles de ce patrimoine lacustre. Les pêcheurs utilisaient également des bosselles, de grandes nasses destinées notamment à capturer les anguilles.

À Saint-Aignan de Grand Lieu, le port de l’Halbrandière constituait autrefois un point d’échange avec les autres ports du lac. Il servait aussi de refuge aux pêcheurs lorsque les conditions météorologiques devenaient difficiles.

Un circuit pour découvrir le patrimoine de Saint-Aignan

La commune a créé un circuit d’interprétation afin de mettre en valeur ses paysages, son architecture et ses traditions. Plusieurs étapes permettent de mieux comprendre les liens qui unissent le bourg, ses habitants et le lac.

Le parcours évoque notamment la fontaine Saint-Rachoux, dont les eaux étaient autrefois réputées miraculeuses. Il conduit également vers l’église de Saint-Aignan, dont l’extérieur discret contraste avec les décors baroques conservés à l’intérieur.

L’édifice abrite trois retables baroques, deux tableaux protégés au titre des monuments historiques ainsi qu’un orgue polyphonique d’inspiration baroque allemande, présenté par la commune comme unique en Loire-Atlantique.

D’autres éléments plus modestes rappellent la vie quotidienne d’autrefois. Puits, lavoirs, granges, arbres anciens et anciens ateliers forment un petit patrimoine parfois caché au détour des chemins.

Consulter le circuit d’interprétation du patrimoine

Le château de la Plinguetière, une demeure au parcours singulier

Le château de la Plinguetière apporte une dimension patrimoniale supplémentaire à cette découverte de Saint-Aignan de Grand Lieu. La demeure a été construite au milieu du XIXe siècle par Philippe Plinguet, avocat, qui souhaitait en faire une maison de vacances familiale.

Une partie du jardin aurait été aménagée par un paysagiste de la famille Noisette, connue dans la région pour son travail autour des jardins et de l’horticulture.

Le domaine a ensuite changé plusieurs fois de propriétaire. L’installation de grands poulaillers lui aurait valu, pendant un temps, le surnom de « château aux poules ».

Durant la Seconde Guerre mondiale, le bâtiment a été occupé par l’armée allemande. Il aurait alors été repeint en vert afin de mieux se fondre dans son environnement. D’importants travaux ont été entrepris après la Libération pour restaurer la demeure.

Un ancien lavoir en pierres et en briques, construit entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, subsiste également sur le domaine. Sa présence témoigne de l’importante activité domestique qui entourait autrefois le château.

Un site consacré au tourisme social et solidaire

Le domaine a changé de vocation dans la seconde moitié du XXe siècle. En 1967, le comité départemental de l’UFCV en est devenu propriétaire.

Le château accueille désormais des groupes scolaires, des clubs sportifs, des associations, des seniors, des familles et des entreprises. Son fonctionnement s’inscrit dans une démarche de tourisme social et solidaire, tournée vers l’accueil de publics variés et la création de moments collectifs.

Le parc arboré s’étend sur environ huit hectares. Il accueille des hébergements, des espaces de restauration, des salles ainsi que différentes activités proposées au cours de l’année.

Découvrir le château de la Plinguetière

Un château engagé dans une démarche écoresponsable

Depuis 2019, la Plinguetière développe plusieurs actions pour limiter son impact environnemental. Le domaine agit notamment sur la consommation d’eau et d’énergie, la gestion des déchets et le choix de ses produits d’entretien.

Le château bénéficie du label Clef Verte, qui distingue les établissements touristiques engagés dans une démarche environnementale structurée.

Deux ruches ont également été installées dans le parc avec une apicultrice locale. Des moutons d’Ouessant participent à l’entretien naturel de certaines prairies.

Le domaine est par ailleurs inscrit comme refuge auprès de la Ligue pour la protection des oiseaux. Des nichoirs, des plantations et des abris pour les insectes favorisent l’installation de la faune, tandis que l’usage de produits chimiques est limité.

Une pause déjeuner au cœur du domaine

Le château abrite aussi le restaurant Chez Plinguette, ouvert au public le midi du lundi au vendredi. L’établissement propose une cuisine maison avec un menu renouvelé régulièrement.

Pour les groupes et les événements accueillis sur place, les repas sont préparés par les cuisiniers du domaine. Les menus privilégient notamment des produits locaux ou issus de la mer.

Installé dans un espace largement ouvert sur le parc et le château, le restaurant permet de prolonger la découverte du domaine dans un environnement arboré.

Consulter les informations de Chez Plinguette

Une escapade aux portes de Nantes

Saint-Aignan de Grand Lieu rassemble ainsi plusieurs visages de la Loire-Atlantique. La commune permet d’observer un lac sauvage, de suivre les traces des anciens pêcheurs et de découvrir une demeure historique reconvertie en lieu d’accueil.

Cette proximité entre biodiversité, mémoire locale et initiatives durables donne au territoire une identité particulière. À seulement quelques kilomètres de Nantes, la promenade offre un dépaysement rapide, sans jamais perdre de vue la fragilité du lac et la nécessité de le préserver.

Dans ce magazineCet aperçu présente une partie de l’article. Continuez la lecture sur Infos Média Nantes pour découvrir l’intégralité du sujet.

« Une ville se découvre aussi dans les détails qui la font bouger. »

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À la une26.07.26

Les News

242
Nantes Métropole recherche dix citoyens pour participer aux décisions sur les mobilités

Nantes Métropole recherche dix citoyens pour participer aux décisions sur les mobilités

Nantes Métropole lance un appel à candidatures pour renouveler la représentation citoyenne au sein de son Comité des partenaires de la mobilité. Dix personnes seront tirées au sort parmi les volontaires. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 5 septembre 2026.

Cette instance consultative réunit des citoyens, des associations, des représentants du monde économique et des opérateurs de transport. Ses membres échangent sur les politiques métropolitaines liées aux déplacements et aux différents services de mobilité.

Dix citoyens tirés au sort pour un mandat de deux ans

À l’issue de l’appel à volontaires, Nantes Métropole sélectionnera dix citoyens par tirage au sort. Le groupe comprendra cinq femmes et cinq hommes.

Les personnes retenues siégeront pendant deux ans. Elles devront participer à au moins deux rencontres chaque année. L’installation du nouveau comité est prévue à l’automne 2026.

La collectivité souhaite ainsi intégrer le regard d’habitants et d’usagers qui ne sont pas spécialistes des transports. Leurs expériences quotidiennes doivent compléter les contributions des associations, des professionnels et des opérateurs de mobilité.

Qui peut déposer une candidature ?

L’appel s’adresse à toutes les personnes âgées de plus de 16 ans qui se déplacent dans l’agglomération nantaise. Il n’est pas nécessaire d’habiter dans l’une des 24 communes de Nantes Métropole.

Un salarié, un étudiant ou toute autre personne fréquentant régulièrement le territoire peut donc présenter sa candidature, sous réserve de respecter les conditions fixées par le règlement.

Certaines personnes ne peuvent toutefois pas participer au tirage au sort :

  • les titulaires d’un mandat politique en cours ;
  • les personnes qui travaillent professionnellement dans le secteur de la mobilité ;
  • les membres d’une association spécialisée dans les déplacements ou les transports.

Ces exclusions doivent permettre de préserver la place de citoyens considérés comme « non experts » au sein du comité.

Un espace de dialogue sur les déplacements dans la métropole

Le Comité des partenaires de la mobilité constitue une instance de gouvernance ouverte. Créé à Nantes Métropole en février 2021, il répond aux obligations issues de la loi d’orientation des mobilités.

Depuis 2022, des habitants tirés au sort participent également à ses travaux. Leur présence résulte des évolutions introduites par la loi Climat et résilience.

En 2026, le comité renouvelé doit réunir environ 60 membres. Sa composition associe plusieurs catégories d’acteurs :

  • des représentants des employeurs et des organisations économiques ;
  • des associations d’usagers, d’habitants, de consommateurs, de parents d’élèves ou d’étudiants ;
  • des structures engagées sur les questions de handicap, de genre ou d’espace public ;
  • des personnalités qualifiées ;
  • des citoyens tirés au sort ;
  • des opérateurs de mobilité et des services de Nantes Métropole.

Les opérateurs présents peuvent notamment représenter les transports collectifs, le stationnement, les services de vélo ou les voitures en libre-service.

Quels sujets sont examinés par le comité ?

Le Comité des partenaires est consulté sur les projets structurants de Nantes Métropole en matière de déplacements. Ses membres peuvent partager leurs observations, leurs expériences et leurs propositions avant certaines décisions de la collectivité.

Le Code des transports prévoit notamment une consultation sur le niveau de l’offre de mobilité, son renforcement, le développement de nouveaux services, la qualité de l’information destinée aux usagers et le financement des transports.

Le comité peut également examiner les évolutions tarifaires, les projets majeurs de mobilité ou les documents métropolitains de planification des déplacements.

Au cours des précédents mandats, les membres citoyens ont travaillé sur des sujets concrets comme le partage de la rue, les aménagements cyclables, les outils destinés aux voyageurs ou le parcours des usagers.

Comment présenter sa candidature ?

Les volontaires doivent remplir le formulaire en ligne avant le samedi 5 septembre 2026. La participation est gratuite.

Accéder au formulaire de candidature

Avant de déposer leur dossier, les candidats peuvent également consulter les conditions détaillées de participation et les modalités du tirage au sort.

Consulter le règlement de l’appel à candidatures

Pour toute question, le département des mobilités de Nantes Métropole peut être contacté à l’adresse departementmobilites@nantesmetropole.fr.

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« La proximité commence par savoir comment se rejoindre. »

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À la une26.07.26

Sport & Loisirs

243
FC Nantes : les Féminines lancent leur préparation par une victoire face au Havre

FC Nantes : les Féminines lancent leur préparation par une victoire face au Havre

Le nouveau cycle des Féminines du FC Nantes commence par un succès. Pour leur première rencontre amicale de l’été, les Nantaises ont battu Le Havre AC sur le score de 2-0, samedi 25 juillet 2026.

Après seulement dix jours de préparation, l’équipe désormais dirigée par Pierre-Alain Picard a livré une prestation maîtrisée. Noémie Potier et Esther Buabadi ont inscrit les deux buts nantais.

Noémie Potier marque dès la deuxième minute

Le FC Nantes n’a eu besoin que de quelques instants pour prendre les commandes. Dès la deuxième minute, Zoï Van de Ven a lancé Triphaine Lialy sur le côté droit.

La tentative de l’attaquante a été repoussée par la gardienne havraise. Bien placée, Noémie Potier a récupéré le ballon pour ouvrir le score.

Les Jaunes et Vertes ont ensuite conservé la maîtrise du jeu. Zoï Van de Ven, Triphaine Lialy et Elsa Prezelin ont obtenu de nouvelles situations au cours de la première période. Cependant, leurs frappes n’ont pas trouvé le cadre.

Malgré ce manque de précision, les Nantaises ont confirmé leur domination avant la pause. Leur adversaire a, de son côté, rarement réussi à inquiéter la défense nantaise.

Esther Buabadi double la mise

Pierre-Alain Picard a largement modifié son équipe à la mi-temps. Ces changements n’ont pas ralenti le FC Nantes, qui a de nouveau commencé fort.

Adèle Connesson a d’abord cru inscrire le deuxième but dès la 46e minute. Son but a toutefois été refusé pour une position de hors-jeu. Peu après, Camille Robillard a tenté sa chance sans parvenir à cadrer.

Les Nantaises ont finalement creusé l’écart à un quart d’heure de la fin. Servie par Madeline Roth, Esther Buabadi a envoyé le ballon dans la lucarne havraise à la 75e minute.

Ce deuxième but a définitivement validé la victoire du FC Nantes. Les deux gardiennes utilisées au cours de la rencontre, Natalia Radkiewicz puis Alice Gron, ont connu un après-midi relativement tranquille.

Une première encourageante pour Pierre-Alain Picard

À l’issue de la rencontre, Pierre-Alain Picard a retenu la maîtrise collective de son équipe. L’entraîneur nantais a notamment apprécié l’attitude de ses joueuses et leur volonté d’appliquer les premières orientations travaillées depuis la reprise.

Le technicien a également souligné le faible nombre d’occasions concédées. Il a toutefois identifié un axe de progression dans la finition. Le FC Nantes aurait pu se mettre à l’abri plus rapidement avec davantage de réalisme devant le but.

Ce premier résultat offre néanmoins une base positive au groupe avant la poursuite de la préparation et le prochain stage collectif.

Un effectif largement renouvelé cet été

Cette première rencontre marquait les débuts d’un FC Nantes profondément remanié. Nommé en juin, Pierre-Alain Picard s’est engagé jusqu’au 30 juin 2028. Il succède à Nicolas Chabot après une saison 2025-2026 historique, conclue à la quatrième place du championnat et par une qualification pour les play-offs.

L’ancien membre du staff du Dijon FCO est accompagné de Pilar Khoury, Quentin Pinet et Maxime Lerat. Le club souhaite ainsi poursuivre le développement de sa section féminine tout en ouvrant un nouveau cycle sportif.

Plusieurs recrues ont participé à cette première sortie. Parmi elles figurent notamment l’internationale lituanienne Liucija Vaitukaityte, la défenseure américaine Moira Kelley, l’internationale polonaise Gabriela Grzybowska et la Belge Constance Brackman.

Ces arrivées viennent compléter un groupe toujours emmené par la capitaine Julie Pasquereau. La défenseure de 31 ans, présente au club depuis 2023, a prolongé son contrat jusqu’en 2028.

Les informations consacrées à l’effectif et à la saison sont disponibles sur le site officiel des Féminines du FC Nantes.

Le RC Lens comme prochain adversaire

Le programme estival va se poursuivre avec une deuxième rencontre amicale contre le RC Lens. Le match est prévu dimanche 2 août 2026 à Thaon, dans le Calvados.

Les Canaries auront ensuite plusieurs semaines pour affiner leurs automatismes avant le retour de l’Arkema Première Ligue. Leur championnat débutera le week-end du 5 septembre avec un déplacement sur la pelouse du Paris FC.

Le premier rendez-vous à domicile est programmé une semaine plus tard contre le FC Fleury. Le calendrier prévoit ensuite un déplacement au Paris Saint-Germain lors de la troisième journée.

La fiche du match

Le Havre AC – FC Nantes : 0-2

Score à la mi-temps : 0-1.

Buteuses : Noémie Potier (2e) et Esther Buabadi (75e).

FC Nantes en première période : Radkiewicz – Pasquereau, Potier, Vaitukaityte, Van de Ven, Vairon, Kelley, Denizot Gazeau, Lialy, Prezelin. Brackman a remplacé Kelley à la 35e minute.

FC Nantes en seconde période : Radkiewicz – Pasquereau, Jepsen, Grzybowska, Mossard, Connesson, Robillard, Brackman, Vairon, Roth, Buabadi.

Entrées en jeu : Gron, Kelley, Prezelin et Denizot Gazeau.

Entraîneur : Pierre-Alain Picard.

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« Un agenda vivant donne envie de faire un pas de côté. »

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À la une26.07.26

Festivals · Sorties / Agenda

244
Un nouveau festival gratuit consacré aux films et aux séries arrive à Nantes

Un nouveau festival gratuit consacré aux films et aux séries arrive à Nantes

La première édition du Nantes Films & Series Festival de la Butte se déroulera du jeudi 3 au dimanche 6 septembre 2026. Installé principalement dans le quartier de la Butte Sainte-Anne, ce nouveau rendez-vous gratuit réunira des acteurs, des producteurs, des auteurs et d’autres professionnels du cinéma et de la télévision.

Quatre jours de projections et de rencontres à Nantes

Baptisée « Saison 1 – Les Origines », cette première édition proposera des projections, des rencontres, des talks et des masterclass. L’ensemble des événements sera accessible gratuitement, dans la limite des places disponibles.

Le festival souhaite revenir sur des œuvres et des personnages qui ont marqué plusieurs générations. Il mise également sur un format à taille humaine, pensé pour favoriser les échanges directs entre le public et les invités.

Pour cette première année, aucun jury ni aucune compétition classique ne sont annoncés. La programmation s’articulera surtout autour de la transmission, des parcours artistiques et des souvenirs liés aux films et aux séries.

Thierry Godard, parrain de la première édition

L’acteur Thierry Godard sera le parrain du Nantes Films & Series Festival de la Butte. Il participera notamment aux rendez-vous consacrés à deux séries françaises majeures : Engrenages et Un Village français.

Vingt ans après les débuts d’Engrenages, plusieurs membres de la distribution se retrouveront à Nantes. Thierry Godard sera accompagné de Fred Bianconi, Philippe Duclos et Samir Boitard, ainsi que de la productrice Alexandra Clert.

Deux épisodes de la série seront projetés avec le soutien de Canal+. Les échanges permettront de revenir sur la création de cette fiction policière, ses personnages et son influence durable dans le paysage télévisuel français.

Des retrouvailles autour d’Un Village français

Le festival organisera également une rencontre consacrée à Un Village français. Thierry Godard et Nade Dieu seront réunis pour la première fois depuis la fin de la série.

Les deux comédiens interprétaient Raymond Schwartz et Marie Germain. Leur histoire a occupé une place importante dans cette fiction consacrée à la vie d’une commune française pendant l’Occupation.

Ce rendez-vous reviendra sur leurs personnages, leur relation à l’écran et les souvenirs liés au tournage de la série.

Deux figures de Gomorra attendues à Nantes

La fiction italienne occupera une place importante dans la programmation. Fortunato Cerlino et Cristina Donadio, deux interprètes emblématiques de la série Gomorra, feront le déplacement à Nantes.

Fortunato Cerlino est notamment connu pour son rôle de Don Pietro Savastano. Cristina Donadio incarnait quant à elle Scianel.

Un épisode de la série sera projeté au centre socioculturel de Bellevue. Plusieurs rencontres permettront également aux deux acteurs de revenir sur la construction de leurs personnages et sur leur parcours professionnel.

Une soirée en hommage à Émilie Dequenne

Le festival s’ouvrira jeudi 3 septembre avec une grande soirée consacrée à Émilie Dequenne. Cet hommage évoquera son parcours d’actrice, ses engagements et la place qu’elle occupe dans le cinéma francophone.

Son mari, le comédien Michel Ferracci, ainsi que son agente historique Danièle Gain sont annoncés parmi les participants. Cette dernière a notamment inspiré le personnage d’Arlette dans la série Dix pour cent.

La soirée sera aussi l’occasion de présenter le Women in Light Award, une nouvelle distinction inspirée par Émilie Dequenne et par les valeurs de transmission défendues par le festival.

Six femmes distinguées par le Women in Light Award

Le Women in Light Award mettra à l’honneur des femmes qui participent à la création et à la transmission des œuvres, devant la caméra comme en coulisses.

Six lauréates recevront cette distinction vendredi 4 septembre :

  • Danièle Gain, agente artistique historique d’Émilie Dequenne ;
  • Alexandra Clert, productrice et scénariste, notamment d’Engrenages ;
  • Sheila O’Connor, interprète de Pénélope dans La Boum ;
  • Camille Perrier, journaliste et autrice de L’Autre Madame Kennedy ;
  • Marianne Le Morvan, historienne de l’art et fondatrice des Archives Berthe Weill ;
  • Emine Meyrem, actrice italo-turque.

Le festival souhaite inscrire cette récompense dans la durée et en faire un rendez-vous annuel.

Un Icon Award remis à Véronique Jannot

La comédienne et chanteuse Véronique Jannot figurera également parmi les invitées de cette première édition.

Le festival lui remettra son Icon Award. Cette distinction vise à saluer une artiste dont les rôles, les chansons et le parcours ont accompagné plusieurs générations.

Une masterclass sur la production à Hollywood

Le producteur italien Oscar Generale animera une masterclass consacrée à la production cinématographique à Hollywood et à son parcours professionnel.

Cette intervention fera partie des temps destinés à faire découvrir les métiers de l’audiovisuel et les différentes étapes de création d’une œuvre.

Des artistes français et nantais au programme

Samir Boitard, également présent dans la série Netflix Pax Massilia, participera à plusieurs rendez-vous du festival.

Les comédiens Moussa Maaskri et Thierry Beccaro, ainsi que le cascadeur et acteur Fred Guérin, sont aussi annoncés.

La programmation accordera par ailleurs une place aux artistes locaux. Les comédiens nantais Daniel Said et Soriba Dabo feront partie des invités de cette première édition.

Le cinéma et les séries italiennes durablement représentés

Dès son lancement, le Nantes Films & Series Festival de la Butte souhaite réserver une place permanente aux productions italiennes.

La venue de Fortunato Cerlino, Cristina Donadio et Oscar Generale inaugure cette orientation franco-italienne. Les organisateurs souhaitent ensuite développer de nouvelles collaborations avec des artistes, des producteurs et des institutions culturelles italiennes.

Cette dimension fait écho au parcours de Sandrine Aloa-Mani, créatrice et directrice du festival. Elle a longtemps vécu en Italie, où elle a travaillé dans la mode, la communication et l’événementiel.

Un festival né dans le quartier Sainte-Anne

Le festival a été imaginé au cœur de la Butte Sainte-Anne, à proximité du musée Jules-Verne et du Jardin extraordinaire.

Les talks, les masterclass et les remises de prix se tiendront dans plusieurs lieux partenaires du quartier. Une projection consacrée à Gomorra est également prévue au centre socioculturel de Bellevue.

Le programme détaillé, les lieux et les modalités d’accès doivent être précisés par l’organisation. Les informations seront publiées sur le site officiel du Nantes Films & Series Festival de la Butte.

Informations pratiques

  • Dates : du jeudi 3 au dimanche 6 septembre 2026 ;
  • Lieu principal : quartier de la Butte Sainte-Anne à Nantes ;
  • Programme : projections, talks, rencontres, masterclass et remises de prix ;
  • Tarif : gratuit, dans la limite des places disponibles.

Le festival est porté par l’association Bellissime Presenze Productions. Son site officiel confirme que cette première édition sera centrée sur les échanges entre les artistes et le public, sans compétition ni jury traditionnel.

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« La curiosité est un excellent programme pour la journée. »

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À la une23.07.26

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Retrouve les paires du dossier.

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Les News

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À Nantes, 93 % des habitants utilisent au moins un programme de fidélité

À Nantes, 93 % des habitants utilisent au moins un programme de fidélité

Cartes de supermarchés, applications de restaurants ou programmes proposés par les enseignes de beauté : les dispositifs de fidélité occupent une place importante dans les habitudes des consommateurs nantais. Selon une enquête publiée par SumUp, 93 % des personnes interrogées à Nantes déclarent en utiliser au moins un.

Les cartes de supermarchés largement en tête à Nantes

À Nantes, les programmes proposés par les grandes surfaces dominent nettement le classement. Ils sont utilisés par 83 % des répondants nantais.

Ces cartes permettent généralement de cumuler de l’argent sur une cagnotte, d’accéder à des réductions personnalisées ou de bénéficier de promotions réservées aux adhérents.

Les programmes de fidélité des enseignes de santé et de beauté arrivent ensuite, à égalité avec ceux de la restauration. Chacune de ces deux catégories recueille 40 % des réponses.

Les dispositifs proposés par les grandes enseignes de mode, de décoration, d’ameublement ou de sport complètent ce classement local avec 33 %.

  • Cartes de fidélité de supermarchés : 83 % ;
  • Programmes de santé et de beauté : 40 % ;
  • Programmes de restaurants : 40 % ;
  • Programmes de grandes enseignes : 33 %.

La question autorisait plusieurs réponses. Ces pourcentages ne correspondent donc pas à une répartition exclusive entre les différentes catégories.

Des économies jugées importantes pour le budget

L’enquête montre que les Nantais ne considèrent pas uniquement ces dispositifs comme des outils commerciaux. Pour une partie d’entre eux, les réductions obtenues participent directement à la gestion du budget quotidien.

Ainsi, 48 % des répondants nantais jugent les économies réalisées essentielles à la gestion de leurs finances personnelles. Par ailleurs, 59 % estiment que les programmes de fidélité offrent un bon rapport entre les achats effectués et les avantages obtenus.

Ces résultats s’inscrivent dans un contexte où les ménages restent attentifs à leurs dépenses. En 2024, la consommation des ménages a progressé de 1 % en volume en France. Dans le même temps, les prix associés à cette consommation ont augmenté de 2,2 % en moyenne sur l’année.

L’inflation a depuis ralenti. En juin 2026, les prix à la consommation ont néanmoins encore progressé de 1,8 % sur un an. Les prix des services ont augmenté de 1,9 %, tandis que ceux de l’alimentation ont avancé de 0,9 %.

Les chiffres détaillés sont disponibles sur le site officiel de l’Insee.

Les Français privilégient également les avantages du quotidien

À l’échelle nationale, la hiérarchie reste proche de celle observée à Nantes. Les cartes de supermarchés arrivent également en première position, avec 80 % des réponses.

Les enseignes de santé et de beauté occupent la deuxième place avec 44 %. Les programmes de restaurants suivent avec 37 %, devant ceux des grandes enseignes, cités par 35 % des personnes interrogées.

Les cartes proposées par les librairies, les cinémas et les commerces de divertissement atteignent 28 %. La même proportion utilise des cartes ou des systèmes de tampons dans des commerces de proximité, comme les cafés et les boulangeries.

Les programmes liés aux voyages sont moins répandus. Ils sont cités par 20 % des répondants, au même niveau que les dispositifs proposés par les salons de coiffure et les autres professionnels des soins personnels.

Enfin, les systèmes de points utilisables auprès de plusieurs enseignes ferment le classement avec 13 %.

95 % des Français ont déjà utilisé un programme

Selon SumUp, seuls 5 % des participants français déclarent n’avoir jamais utilisé de programme de fidélité. À l’échelle nationale, 64 % considèrent que ces dispositifs offrent un bon rapport qualité-prix.

Pour 57 % des répondants, les économies obtenues jouent un rôle important dans la gestion de leurs finances. Par ailleurs, 67 % estiment que les récompenses proposées les incitent à retourner dans les mêmes commerces.

La fidélité peut toutefois conduire à augmenter ses dépenses. Plus de deux Français sur trois reconnaissent avoir déjà dépensé davantage que prévu lorsqu’ils étaient proches d’obtenir une récompense.

Une proportion identique préfère parfois reporter un achat coûteux afin de profiter ultérieurement d’une réduction proposée par un programme.

La carte physique résiste aux applications

Malgré la multiplication des outils numériques, la carte traditionnelle reste le support préféré des consommateurs français. Elle est privilégiée par 36 % des personnes interrogées.

Les cartes enregistrées dans un portefeuille numérique, comme Apple Wallet ou Google Wallet, arrivent ensuite avec 26 %. Les applications propres à chaque enseigne recueillent 18 % des préférences.

L’âge influence fortement ces usages. Les jeunes consommateurs se montrent davantage attirés par les solutions numériques. À l’inverse, 48 % des personnes de plus de 55 ans préfèrent encore une carte physique.

Ce maintien du plastique ou du papier peut également s’expliquer par la simplicité d’utilisation. Une carte physique ne nécessite ni téléphone compatible, ni création de compte dans une application supplémentaire.

Des avantages parfois trop longs à obtenir

L’adhésion massive aux programmes de fidélité n’empêche pas certaines critiques. La clarté et la rapidité des récompenses apparaissent comme deux attentes majeures.

Près d’un tiers des Français évitent ainsi les dispositifs dont les avantages leur semblent difficiles à comprendre ou insuffisamment intéressants.

Par ailleurs, 35 % ont déjà cessé d’utiliser un programme parce qu’il fallait attendre trop longtemps avant de recevoir une récompense. De leur côté, 30 % reconnaissent oublier régulièrement de présenter leur carte ou d’activer leur avantage.

Enfin, 55 % pourraient délaisser un commerce de proximité si un concurrent leur proposait un programme plus avantageux. La présence d’une carte ne suffit donc pas à garantir durablement la fidélité d’un client.

La question des données personnelles

Les programmes de fidélité permettent aux enseignes de mieux connaître les habitudes d’achat de leurs clients. Ils peuvent enregistrer la fréquence des visites, les montants dépensés ou les catégories de produits achetés.

Selon l’enquête, la moitié des consommateurs français accepteraient de partager certaines données personnelles en échange de meilleures récompenses.

Cette utilisation reste encadrée par le règlement général sur la protection des données. Lors de l’inscription, le consommateur doit notamment être informé de la finalité du traitement, des informations collectées et de la durée pendant laquelle elles seront conservées.

Il peut également demander l’accès, la rectification ou la suppression de ses données. La prospection commerciale par courrier électronique nécessite par ailleurs un consentement lorsque les conditions prévues par la réglementation ne sont pas réunies.

Une enquête menée auprès de 1 500 adultes en France

SumUp a réalisé cette enquête du 18 au 22 avril 2026 auprès de 5 000 consommateurs européens, dont 1 500 adultes en France.

Les résultats ont ensuite été répartis selon plusieurs critères, notamment l’âge, le sexe, la région, la ville et le secteur d’activité. SumUp présente l’échantillon français comme représentatif, avec un niveau de confiance de 95 % et une marge d’erreur annoncée de plus ou moins quatre points.

Toutefois, l’entreprise ne précise pas publiquement le nombre exact de participants interrogés à Nantes. Les pourcentages locaux doivent donc être considérés comme les résultats du sous-échantillon nantais de l’étude, et non comme une mesure exhaustive des habitudes de l’ensemble de la population.

SumUp commercialise elle-même des solutions de paiement et de fidélisation destinées aux professionnels. Ce lien avec le sujet de l’étude doit également être pris en compte dans la lecture des conclusions.

L’intégralité des résultats peut être consultée dans le rapport publié par SumUp.

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« Les liens du quotidien sont la première richesse d’un territoire. »

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À la une23.07.26

Les News

246
Des milliers de fûts radioactifs dans l’Atlantique menacent-ils les côtes de Loire-Atlantique ?

Des milliers de fûts radioactifs dans l’Atlantique menacent-ils les côtes de Loire-Atlantique ?

Plus de 200 000 fûts de déchets radioactifs ont été immergés dans les profondeurs de l’Atlantique Nord-Est au cours de la seconde moitié du XXe siècle. Ils se situent à moins de 1 000 kilomètres à l’ouest de la ville de Nantes, tout au fond de l’océan Atlantique. Une vaste mission scientifique française vient d’observer plusieurs de ces conteneurs à près de 4 700 mètres de profondeur. Certains sont fortement dégradés et ont libéré une partie de leur contenu. À ce stade, les chercheurs ne signalent toutefois aucune menace directe pour Nantes ou le littoral de Loire-Atlantique.

Des déchets radioactifs abandonnés dans les abysses

Pendant plusieurs décennies, des États européens ont utilisé les grands fonds marins pour se débarrasser de déchets radioactifs. Plus de 200 000 fûts ont ainsi été immergés dans différentes zones de l’Atlantique Nord-Est.

Les conteneurs étudiés par les scientifiques reposent dans les eaux internationales. Ils se trouvent au cœur d’une plaine abyssale, à plusieurs centaines de kilomètres de l’Europe et à une profondeur supérieure à 4 700 mètres.

Ces déchets présentent principalement une activité faible ou intermédiaire. Ils ont été incorporés dans du ciment, du bitume ou de la résine avant d’être enfermés dans des fûts métalliques.

À l’époque, ces immersions étaient autorisées. Les fonds océaniques étaient encore considérés comme des milieux peu actifs, éloignés des populations et capables de contenir durablement ces substances. Les connaissances sur la biodiversité abyssale et la circulation des polluants y restaient très limitées.

Une première cartographie réalisée en 2025

Le CNRS pilote désormais le projet NODSSUM, pour « Nuclear Ocean Dump Site Survey and Monitoring ». Cette mission réunit des spécialistes de la physique nucléaire, de la géologie, de l’océanographie, de la biologie et de la chimie marine.

Une première campagne s’est déroulée entre juin et juillet 2025 à bord du navire océanographique L’Atalante. Le robot autonome UlyX a parcouru plus de 800 kilomètres au-dessus des fonds marins.

Équipé d’un sonar et de caméras à haute résolution, il a localisé 3 355 fûts sur une surface d’environ 163 km². Une cinquantaine de conteneurs ont été photographiés de près.

Ces observations ont révélé des états de conservation très différents. Certains fûts semblaient encore reconnaissables. D’autres présentaient une corrosion avancée, des déformations ou des ouvertures visibles.

Le Nautile envoyé au plus près des conteneurs

La seconde campagne NODSSUM s’est déroulée du 27 mai au 28 juin 2026 à bord du Pourquoi pas ?, navire de la Flotte océanographique française.

Cette fois, les chercheurs ont utilisé le Nautile, un sous-marin habité capable de descendre jusqu’à 6 000 mètres. Vingt plongées ont permis d’examiner directement les fûts et leurs alentours immédiats.

Plusieurs conteneurs présentent un état de dégradation avancé. Les scientifiques ont également observé des matières répandues sur les sédiments à proximité de certains d’entre eux.

Les instruments embarqués ont détecté des radionucléides caractéristiques des déchets immergés. Leur niveau d’activité s’est révélé supérieur à celui normalement attendu dans cette partie des grands fonds.

Cependant, les valeurs mesurées restent faibles. Les échantillons ont pu être manipulés sans mettre en œuvre de contraintes majeures supplémentaires en matière de radioprotection.

Pas de menace identifiée pour les côtes françaises

Ces premiers résultats ne permettent pas d’affirmer que les fûts menacent actuellement les côtes françaises. La radioactivité détectée concerne leur environnement immédiat, à plusieurs milliers de mètres de profondeur et très loin du littoral.

Aucune contamination significative à grande échelle n’a été mise en évidence à ce stade. Les scientifiques n’ont pas davantage signalé de transfert vers les eaux côtières de Loire-Atlantique.

La distance ne suffit toutefois pas à écarter toute conséquence environnementale. Les radionucléides peuvent se fixer aux sédiments, se dissoudre dans l’eau ou entrer dans des organismes vivants. Leur comportement dépend aussi des courants profonds et de leur nature chimique.

Les chercheurs doivent donc établir si les substances libérées restent concentrées autour des fûts ou si elles se déplacent progressivement dans l’écosystème abyssal.

Une biodiversité installée sur les fûts

La mission a également révélé une importante présence animale autour des déchets. Dans ces plaines principalement recouvertes de sédiments, les conteneurs offrent des surfaces dures sur lesquelles les organismes peuvent se fixer.

Des anémones, des coraux, des éponges et d’autres espèces ont colonisé les fûts. Des poissons, des crabes et des organismes vivant dans les sédiments fréquentent également ces structures devenues des récifs artificiels.

Cette biodiversité ne signifie pas que les déchets sont sans conséquence. Au contraire, la proximité directe entre les animaux et les matériaux dégradés pourrait favoriser le transfert de certains radionucléides vers les organismes vivants.

Des prélèvements d’eau, de sédiments, de poissons, d’anémones et de concombres de mer ont donc été rapportés à terre. Leur analyse permettra de rechercher d’éventuelles traces de contamination et d’étudier leur circulation dans la chaîne alimentaire abyssale.

Des chercheurs nantais au cœur de la mission

Le projet possède un lien direct avec Nantes. Le laboratoire Subatech, placé sous la tutelle de Nantes Université, du CNRS et d’IMT Atlantique, participe aux travaux scientifiques.

Son équipe de radiochimie et le groupe TRACES étudient le comportement des radionucléides dans l’environnement. Deux membres du laboratoire, Gilles Montavon et Maxime Chaillou, ont pris part à la campagne océanographique de 2026.

Ils ont notamment contribué à la préparation des protocoles et aux prélèvements destinés à caractériser la radioactivité dans les eaux profondes, les organismes et les sédiments.

À Nantes, d’autres chercheurs et ingénieurs vont désormais participer aux analyses en laboratoire. Ils chercheront à déterminer la nature des radionucléides détectés, leur concentration et leur capacité à migrer depuis les fûts.

La présentation du travail mené par Subatech est disponible sur le site de Nantes Université.

Des analyses attendues pendant plusieurs mois

Les premières mesures fournissent seulement une photographie partielle de la situation. Les échantillons doivent maintenant faire l’objet d’analyses beaucoup plus précises dans différents laboratoires français et étrangers.

Les scientifiques tenteront notamment de distinguer la radioactivité naturelle des substances issues des déchets. Ils étudieront aussi les mécanismes de dispersion dans l’eau, les sédiments et les organismes.

Ces travaux permettront d’évaluer l’étendue réelle de la pollution et ses conséquences pour les écosystèmes profonds. Ils pourront également servir à surveiller d’autres sites d’immersion dans le monde.

À ce jour, les observations confirment donc la dégradation de plusieurs fûts et la libération locale de radionucléides. Elles ne démontrent cependant pas l’existence d’un risque pour les habitants de Nantes, les plages de Loire-Atlantique ou les produits de la pêche côtière.

Un héritage environnemental encore méconnu

La mission NODSSUM apporte les données les plus précises recueillies depuis plusieurs décennies sur ces déchets immergés. Elle montre aussi que les grands fonds ne constituent pas des espaces isolés et dépourvus de vie.

Des plastiques et différents déchets industriels ont également été observés lors des plongées. Leur présence illustre l’empreinte durable des activités humaines, jusque dans les zones les plus profondes de l’océan.

Les résultats complets détermineront si une surveillance régulière doit être mise en place. En attendant, les scientifiques appellent à ne pas confondre la pollution locale constatée autour de certains fûts avec une menace radiologique immédiate pour les côtes françaises.

Les informations scientifiques sur la mission peuvent être consultées sur la page officielle du projet NODSSUM.

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À la une23.07.26

LE RENDEZ-VOUS DU JOUR

Votre horoscope

Une parenthèse légère pour regarder la journée autrement, signe après signe.

L’horoscope IMN · 19/09/2026

Bélier, votre journée en perspective

Une lecture claire et moderne de vos tendances du jour.

♈︎ Bélier

En paix avec vous-même, vous serez plus disposé encore envers les autres pour harmoniser vos relations. Si vous pouvez prendre des vacances, ce serait idéal. Une coupure du quotidien est indispensable.

Amour

Une délicieuse ambiance expansive bouscule, pour votre bien-être, vos habitudes. Aujourd'hui, respirez l'air du renouveau, accompagnez ces énergies dynamiques, ouvrez-vous à des rencontres harmonieuses. Le chemin de l'amour s'ouvre devant vous, prenez votre temps, dans une confiance totale !

Travail

Le moment est venu de revoir vos plans à la hausse, de donner libre cours à votre créativité si singulière et d'emporter la mise généreusement et immédiatement accordée par des interlocuteurs émerveillés, sous le charme de vos belles propositions.

Finances

Vous êtes parti pour faire des étincelles aujourd'hui ! Vos envies n'ont aucune limite et les commerçants que vous croiserez feront tout pour les combler. Des événements inattendus vous permettront probablement d'obtenir des prix défiant toute concurrence, profitez-en.

Bien-être

Cette journée sera faite de calme et d'optimisme. Vous penserez plus volontiers à vous sans culpabiliser. Vous aurez entièrement raison de vous accorder une pause détente bien méritée. L'occasion de vous déconnecter totalement du quotidien vous fera le plus grand bien.

Votre optimisme encourage les bonnes volontés. Vous envoyez des SMS pour proposer un « After Work » à vos amis. Il était temps de renouer avec cette dynamique créative, qui est votre marque personnelle.

Horoscope de la semaine

Du 14 septembre au 20 septembre 2026

♈︎ Bélier

Une excellente influence dynamise vos projets, alimente votre volonté, vous insuffle force et courage pour vous lancer dans une entreprise. Les contacts avec l'étranger ou de hautes sphères sont favorables à votre évolution. En envisageant les choses de plus haut, de plus loin, vous avez une vue globale de la situation et vous vous agissez à bon escient.

Amour

Le ciel vous garantit une communication fluide et vous excellez dans l'art de nouer des liens, profitez d'une conjoncture toute dévouée à vos soins et prompte à satisfaire le moindre de vos désirs. Votre magnétisme, renforcé par les astres, devrait vous valoir quelques jolis succès auprès de vos admirateurs potentiels et vous ne vous privez pas de butiner allégrement.

Finances

Lente évolution de votre situation financière ! Cette semaine s'amorce un redémarrage positif de tout ce qui touche à votre avoir, n'en faites pas trop ni trop peu, laissez faire le processus ! Réglez vos factures, ne contractez pas de dettes, oubliez pour l'instant tout achat conséquent et vous assurerez bientôt un équilibre pécuniaire bien agréable. Appréciez ce que vous possédez déjà sans chercher à grossir votre portefeuille. Patience !

Bien-être

Tonus et fougue voici un beau programme pour cette semaine, vous n'y loupez pas. Vous abordez les choses avec un grand sourire, c'est comme si rien n'était contraint. Votre caractère énergique vous pousse à faire plusieurs tâches à la fois, vous adorez bouger et vous affairer, vous êtes très rarement fatigué. Une belle euphorie vous permet d'accepter la vie comme elle vient. Vous attirez le positif.

Travail

Vous avez la clef de vos succès futurs alors optimisez vos chances en mettant les bouchées doubles, en jouant sans complexe de votre irrésistible charme et en réussissant avec aisance. Vous avez mis en route de multiples projets qui devraient voir le jour et se concrétiser, le ciel vous inspire et vous invite à redoubler de créativité.

Le conseil de la semaine

C'est une excellente influence pour vous lancer dans une entreprise ou pour obtenir une revalorisation de vos activités. C'est aussi l'occasion de trouver un meilleur accord entre votre routine et vos aspirations profondes. Toutes ces bonnes choses vous donnent envie de faire la fête, faites tout de même attention aux excès nocifs.

Source astrologique autorisée : Mon Horoscope du Jour.

Votre horoscopeINFOS MÉDIA NANTES

Festivals · Sorties / Agenda

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Les Rendez-vous de l’Erdre à vélo : six étapes entre Redon et Nantes

Les Rendez-vous de l’Erdre à vélo : six étapes entre Redon et Nantes

Les Rendez-vous de l’Erdre proposent une nouvelle manière de vivre leur 40e édition. Du lundi 24 au samedi 29 août 2026, les festivaliers pourront relier Redon à Nantes à vélo. Le parcours compte six étapes modulables, pour un total d’environ 170 kilomètres au fil du canal de Nantes à Brest et de l’Erdre.

Six jours au rythme du jazz et des bateaux

Le dispositif avait été testé en 2025. Il revient cette année pour l’édition anniversaire des Rendez-vous de l’Erdre, programmée du 24 au 30 août 2026.

Le principe reste volontairement souple. Les participants peuvent suivre l’intégralité du parcours ou rejoindre seulement certaines étapes. Ils organisent eux-mêmes leur voyage, leur hébergement et leur restauration.

Le bivouac et le camping permettent notamment de suivre la progression du festival au fil de l’eau. Chaque journée combine une balade à vélo, des découvertes naturelles ou patrimoniales, des concerts et des rencontres avec les bateaux de la Belle plaisance.

Les six itinéraires sont présentés comme accessibles à tous. Cependant, les participants doivent adapter leur parcours à leur condition physique, à leur matériel et aux conditions météorologiques.

Un itinéraire d’environ 170 kilomètres

Le voyage débute à Redon avant de rejoindre Nantes en six journées. Les distances varient de 19 à près de 41 kilomètres selon les étapes.

  • Lundi 24 août : Redon – Guenrouët, 23,3 kilomètres ;
  • Mardi 25 août : Guenrouët – Blain, 33,6 kilomètres ;
  • Mercredi 26 août : Blain – Saffré, 40,8 kilomètres ;
  • Jeudi 27 août : Saffré – Nort-sur-Erdre, 25,2 kilomètres ;
  • Vendredi 28 août : Nort-sur-Erdre – Sucé-sur-Erdre, 28,3 kilomètres ;
  • Samedi 29 août : Sucé-sur-Erdre – Nantes, 19,1 kilomètres.

Le tracé traverse ainsi plusieurs territoires de Loire-Atlantique. Il suit en partie le canal de Nantes à Brest, puis accompagne la flottille sur l’Erdre jusqu’au cœur du festival nantais.

Une première soirée au port Saint-Clair

La première étape relie Redon à Guenrouët. Après un trajet de 23,3 kilomètres, les cyclistes rejoindront le port Saint-Clair, au bord du canal de Nantes à Brest.

Le festival y proposera une première soirée musicale. Cette étape constitue également l’un des parcours les plus courts de la semaine, avec celle reliant Sucé-sur-Erdre à Nantes.

Le lendemain, la route conduira les participants vers Blain. Une pause musicale est prévue à l’écluse de Melneuf. Le parcours passera également par Bouvron et le site de la Reddition, consacré à la fin de la poche de Saint-Nazaire en mai 1945.

À l’arrivée, les bateaux du patrimoine seront amarrés à Blain. Un concert est annoncé au château de la Groulaie.

Un concert au lever du soleil dans la forêt du Gâvre

La troisième journée sera la plus longue, avec 40,8 kilomètres entre Blain et Saffré. Elle débutera tôt dans la forêt du Gâvre.

Un concert intimiste au lever du soleil y sera proposé mercredi 26 août. Le parcours rejoindra ensuite le canal, puis La Chevallerais pour un pique-nique accompagné de musique.

Les participants termineront leur journée au Bout du Bois, à Saffré. Un espace de bivouac et un nouveau rendez-vous musical doivent y accompagner cette escale.

La flottille suivie jusqu’à Nantes

Jeudi 27 août, les cyclistes pourront effectuer un détour par le maquis de Saffré avant de rejoindre Nort-sur-Erdre. Le port accueillera alors près de 150 bateaux du patrimoine réunis pour le festival.

La cinquième étape accompagnera leur progression entre Nort-sur-Erdre et Sucé-sur-Erdre. Plusieurs points de vue permettront de suivre la navigation sur la rivière. Une soirée festive et musicale est ensuite programmée dans le port de Sucé-sur-Erdre.

Samedi 29 août, le dernier parcours passera par La Chapelle-sur-Erdre, où un concert sur l’eau est annoncé. Les participants rejoindront ensuite Nantes pour l’arrivée de la flottille.

Pour cette 40e édition, les bateaux sont attendus à Nantes à 20 heures. Leur arrivée se déroulera à la tombée de la nuit, avec une mise en lumière spécialement conçue pour cet anniversaire.

Des étapes accessibles depuis plusieurs gares

Il n’est pas nécessaire de partir de Redon pour participer. Les parcours peuvent également être rejoints depuis les gares d’Abbaretz, de Nort-sur-Erdre ou de Sucé-sur-Erdre.

Ces points de départ sont accessibles en train depuis Nantes. Cette organisation permet de construire une petite boucle, de participer pendant une ou plusieurs journées ou d’effectuer l’ensemble du voyage.

Les participants doivent néanmoins vérifier les conditions de transport des vélos avant leur départ. Les capacités peuvent varier selon les trains et les périodes de fréquentation.

Les parcours disponibles sur Cirkwi

Le festival s’appuie sur la plateforme numérique Cirkwi pour présenter les six itinéraires. Les participants peuvent y consulter les tracés, les distances et les points d’intérêt associés à chaque journée.

La plateforme permet aussi de télécharger les parcours pour les consulter sans connexion. Elle répertorie notamment les points d’eau, les zones de bivouac, les campings, les solutions de restauration et plusieurs lieux patrimoniaux.

Les circuits peuvent être consultés sur la plateforme Cirkwi.

Une 40e édition gratuite dans 15 villes

Les Rendez-vous de l’Erdre se dérouleront du 24 au 30 août 2026. Le festival gratuit associe une programmation de jazz contemporain à un rassemblement de bateaux du patrimoine.

Plus de 120 concerts sont annoncés dans 15 villes situées le long de l’Erdre et du canal de Nantes à Brest. Le parcours du festival s’étend sur environ 86 kilomètres.

À Nantes, les principales animations se tiendront du vendredi 28 au dimanche 30 août. Les vélos seront toutefois interdits à l’intérieur du site principal. Des stationnements dédiés seront installés à ses entrées.

Le programme complet, les informations sur les hébergements et les détails de chaque étape sont disponibles sur le site officiel des Rendez-vous de l’Erdre.

Un voyage à préparer en autonomie

L’organisation fournit les itinéraires et les informations utiles, mais chaque participant reste autonome. Il doit prévoir son vélo, son équipement, ses repas et ses nuitées.

Un contrôle du matériel avant le départ reste conseillé. Un casque, des éclairages, un antivol, un nécessaire de réparation, de l’eau et des vêtements adaptés peuvent notamment être nécessaires.

Le parcours permet ainsi de composer son propre festival, entre randonnée cyclable, escales musicales et découverte des paysages de Loire-Atlantique.

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Les News

248
Trois guépards et treize petits saïmiris : un baby-boom au Zoo de La Boissière du Doré

Trois guépards et treize petits saïmiris : un baby-boom au Zoo de La Boissière du Doré

Le carnet des naissances s’étoffe au Zoo de La Boissière du Doré. Après l’arrivée de treize petits saïmiris au printemps, trois bébés guépards viennent de voir le jour dans le parc situé dans le Vignoble nantais. Une naissance particulièrement importante pour cette espèce classée vulnérable.

Trois guépards nés d’un nouveau couple

Les trois petits sont issus du nouveau couple de guépards accueilli par le parc il y a environ six mois. Le mâle et la femelle avaient été réunis dans le cadre d’un programme européen de reproduction.

Cette naissance confirme rapidement la compatibilité du couple. Chez le guépard, la gestation dure généralement entre deux mois et demi et trois mois. Une portée peut compter de un à six petits.

Durant leurs premières semaines, les jeunes restent sous la surveillance attentive de leur mère et des soigneurs. Leur évolution doit être suivie progressivement avant une présentation plus régulière au public.

Le parc n’a pas encore communiqué leur sexe, leur poids ni les prénoms qui pourraient leur être attribués.

Des transferts coordonnés entre plusieurs parcs français

La formation de ce nouveau couple repose sur des transferts organisés avec le Safari de Peaugres, en Ardèche, et le Zoo de Montpellier. Ces déplacements ne correspondent pas à de simples échanges entre établissements.

Ils sont recommandés à partir des origines génétiques, de l’âge et du profil reproducteur de chaque animal. L’objectif consiste à former des couples compatibles tout en préservant la diversité génétique de la population hébergée dans les parcs européens.

Cette coopération aurait permis la naissance d’une dizaine de guépards dans différents zoos français. Pour les professionnels, ces résultats constituent une réussite dans la gestion de la population européenne de l’espèce.

Un programme européen pour préserver une population viable

Le guépard fait l’objet d’un programme européen pour les espèces menacées, aussi appelé EEP. Ces dispositifs sont coordonnés par l’Association européenne des zoos et aquariums.

Ils permettent aux établissements participants de partager les informations relatives aux animaux et d’organiser leur reproduction. Plus de 500 espèces bénéficient aujourd’hui d’un programme de gestion de ce type en Europe.

L’objectif est de maintenir des populations en bonne santé, génétiquement diversifiées et durables au sein des parcs zoologiques. Ces programmes complètent les actions menées pour protéger les animaux dans leur milieu naturel.

Le Zoo de La Boissière du Doré adhère notamment à l’Association européenne des zoos et aquariums ainsi qu’à l’Association française des parcs zoologiques.

Le guépard reste vulnérable dans la nature

Reconnaissable à son corps élancé et aux bandes noires qui relient ses yeux à sa gueule, le guépard est le mammifère terrestre le plus rapide. Il peut atteindre une vitesse très élevée sur une courte distance, mais ne peut maintenir cet effort que pendant quelques centaines de mètres.

L’espèce vit principalement dans les savanes et les plaines d’Afrique subsaharienne. Une petite population subsiste également en Iran.

Le guépard est classé dans la catégorie « vulnérable ». Le Zoo de La Boissière du Doré estime sa population sauvage à environ 6 674 individus.

La fragmentation de son habitat constitue l’une de ses principales menaces. L’expansion agricole, les conflits avec les éleveurs, le braconnage et le manque de diversité génétique fragilisent aussi ses populations.

Treize bébés saïmiris nés au printemps

Les guépards ne sont pas les seuls nouveaux pensionnaires du parc. Treize petits saïmiris, également appelés singes-écureuils, sont nés au cours du printemps.

Ces petits primates vivent au sein d’un groupe. Dès leurs premières semaines, les nouveau-nés restent agrippés au dos de leur mère. Ils commencent ensuite à explorer leur environnement tout en conservant une grande proximité avec elle.

Un bébé saïmiri pèse environ 100 grammes à la naissance. Les femelles donnent généralement naissance à un seul petit après une gestation de cinq à cinq mois et demi.

La naissance de treize jeunes sur une même saison témoigne donc de la reproduction de plusieurs femelles au sein du groupe.

Des primates originaires d’Amérique du Sud

Les saïmiris de Bolivie vivent dans les forêts tropicales de Bolivie, du Pérou et du Brésil. À l’âge adulte, ils pèsent généralement entre 700 grammes et 1,1 kilogramme.

Ils se nourrissent de fruits, d’insectes et de différents végétaux. Très actifs, ils se déplacent rapidement dans les arbres et utilisent leur longue queue pour maintenir leur équilibre.

L’espèce est actuellement classée en « préoccupation mineure ». Elle reste toutefois confrontée à la déforestation, à l’expansion des activités humaines, à l’agriculture intensive et au braconnage.

Comme les guépards, les saïmiris du parc sont intégrés à un programme européen de gestion des populations.

Plus de 1 100 animaux près de Nantes

Le Zoo de La Boissière du Doré se trouve à environ 30 minutes de Nantes et de Cholet. Il accueille plus de 1 100 animaux dans un domaine arboré de 28 hectares.

Le parc présente notamment des guépards, des lions, des tigres, des ours, des gorilles, des orangs-outans, des girafes et des rhinocéros. Plusieurs espaces sont consacrés aux primates et aux animaux des plaines africaines.

En 2026, le zoo poursuit également le réaménagement de plusieurs territoires animaliers. De nouveaux espaces ont notamment été conçus pour les suricates, les otocyons et les porcs-épics.

Les horaires, les tarifs et les conditions d’observation des jeunes animaux sont disponibles sur le site officiel du Zoo de La Boissière du Doré.

Des naissances suivies de près par les équipes

La naissance d’animaux ne garantit pas à elle seule la sauvegarde d’une espèce dans la nature. Elle permet toutefois aux parcs de maintenir une population de réserve et d’améliorer les connaissances sur la reproduction, le comportement et la santé des animaux.

À La Boissière du Doré, les trois jeunes guépards et les treize petits saïmiris vont désormais grandir sous la surveillance des équipes animalières et vétérinaires.

Après les nombreuses naissances enregistrées au cours des dernières saisons, ce nouveau baby-boom confirme une nouvelle fois le rôle du parc dans les programmes européens de reproduction.

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Risque d’effondrement à Saint-Nazaire : une partie du sentier côtier fermée à Bonne Anse

Risque d’effondrement à Saint-Nazaire : une partie du sentier côtier fermée à Bonne Anse

Une portion du sentier côtier de Saint-Nazaire est interdite au public près de la plage de Bonne Anse. Des fissures importantes sont apparues sur le chemin qui surplombe le Rocher du Lion. La fermeture doit rester en vigueur jusqu’au 30 septembre 2026, le temps de sécuriser le secteur.

Des fissures en pleine progression sur le chemin

Des barrières empêchent désormais les promeneurs d’emprunter une partie du sentier des Douaniers, à proximité des escaliers permettant de rejoindre la plage de Bonne Anse.

Plusieurs fissures sont apparues au milieu du chemin au cours du mois de juillet. Leur évolution rapide a conduit la Ville de Saint-Nazaire à fermer cette portion du parcours.

L’arrêté municipal pris lundi 20 juillet 2026 mentionne un « risque d’effondrement ». La circulation des piétons est donc interdite dans le périmètre sécurisé jusqu’au mercredi 30 septembre.

La mesure doit permettre de mener des investigations et des travaux sans exposer les usagers. Il reste impératif de ne pas franchir les barrières, même lorsque le terrain paraît stable.

La sécheresse pourrait avoir fragilisé le terrain

L’origine exacte des fissures doit encore être confirmée. Toutefois, les conditions sèches observées ces dernières semaines pourraient avoir contribué au mouvement du sol.

La sécheresse peut provoquer une contraction de certains terrains et accentuer des fragilités déjà présentes. Sur une falaise littorale, plusieurs facteurs peuvent également intervenir, notamment la nature de la roche, le ruissellement, les variations d’humidité, le vent et l’action répétée de la mer.

À ce stade, aucun diagnostic technique public ne permet d’attribuer formellement les fissures à un seul phénomène. La fermeture constitue donc une mesure de précaution face à leur progression et au risque signalé dans l’arrêté.

Un secteur déjà touché par un glissement de terrain

Cette partie du littoral nazairien reste régulièrement fragilisée par les éléments. Les mouvements de terrain surviennent plus fréquemment après des tempêtes ou de fortes précipitations.

Le belvédère naturel situé au-dessus du Rocher du Lion est déjà inaccessible depuis l’hiver 2024. Un glissement de terrain avait alors emporté une partie de l’éperon rocheux.

La nouvelle fermeture concerne le chemin situé près des escaliers de Bonne Anse. Elle intervient donc dans un secteur où la stabilité de la falaise faisait déjà l’objet d’une vigilance particulière.

Un sentier côtier régulièrement exposé à l’érosion

Le sentier côtier reliant Saint-Nazaire à Pornichet s’étend sur près de 13 kilomètres. Il accueille chaque année plus de 300 000 marcheurs et promeneurs.

Son tracé, parfois très proche du bord des falaises, l’expose aux mouvements naturels du littoral. Plusieurs tronçons ont déjà dû être fermés ou déplacés pour assurer la sécurité du public.

Les secteurs de Virechat et de Trébézy ont notamment fait l’objet d’un important chantier de sécurisation. Le sentier y avait été fermé en raison de risques d’éboulement depuis 2020 pour le premier et depuis 2005 pour le second.

Deux passerelles indépendantes de la falaise ont été installées. Le chemin a également été reculé ou renforcé sur certaines portions. Les travaux, achevés au début de l’année 2026, ont représenté un investissement de 1,7 million d’euros.

Des fermetures nécessaires pour protéger les promeneurs

D’autres interruptions ponctuelles ont récemment concerné le sentier nazairien. En mars 2026, la portion comprise entre la plage de la Courance et la butte du Château avait été fermée en raison d’un arbre fragilisé par les intempéries.

Ces interventions illustrent la vulnérabilité de certains espaces naturels du littoral. Les fermetures peuvent être décidées rapidement dès qu’un risque de chute d’arbre, d’éboulement ou de glissement apparaît.

La Ville demande aux promeneurs de respecter strictement les périmètres interdits. Une fissure visible à la surface peut signaler une rupture plus profonde et difficile à évaluer sans étude spécialisée.

Les informations concernant les fermetures et les travaux sur le littoral sont disponibles sur le site officiel de la Ville de Saint-Nazaire.

Une réouverture envisagée après les travaux

L’interdiction court actuellement jusqu’au 30 septembre 2026. Cette date correspond à la durée annoncée pour examiner le terrain et réaliser les opérations nécessaires à sa sécurisation.

La réouverture dépendra toutefois de l’état réel de la falaise et des conclusions des études menées sur place. Le calendrier pourra donc évoluer si les travaux révèlent des fragilités plus importantes que prévu.

D’ici là, les promeneurs doivent suivre la signalisation installée aux abords de Bonne Anse et ne pas tenter de contourner les dispositifs de sécurité.

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Une nouvelle canicule début août ? Ce qui se dessine à Nantes et en Loire-Atlantique

Une nouvelle canicule début août ? Ce qui se dessine à Nantes et en Loire-Atlantique

Après plusieurs épisodes de fortes chaleurs depuis la fin du mois de mai, certains modèles météorologiques envisagent une nouvelle hausse marquée des températures en France à partir de la fin juillet 2026. À Nantes et en Loire-Atlantique, un temps chaud et sec se confirme. Cependant, une canicule au début du mois d’août ne peut pas encore être annoncée avec certitude.

Un nouvel épisode chaud envisagé en France

L’été 2026 pourrait connaître une nouvelle séquence de fortes chaleurs. Plusieurs projections météorologiques anticipent une remontée de l’indicateur thermique national à partir du jeudi 30 juillet.

Cette évolution serait liée au renforcement des hautes pressions sur l’ouest de l’Europe. Une masse d’air chaud pourrait alors remonter depuis la péninsule Ibérique et gagner une partie de la France.

La localisation, la durée et l’intensité de cet éventuel épisode restent néanmoins incertaines. À plus d’une semaine d’échéance, les modèles peuvent encore évoluer de manière importante.

Une hausse des températures ne suffit pas non plus à caractériser une canicule. Météo-France utilise ce terme lorsque les températures restent très élevées le jour comme la nuit pendant au moins trois jours et trois nuits. Les seuils varient selon les départements.

Des températures de nouveau en hausse à Nantes

À Nantes, la chaleur est déjà bien installée ce jeudi 23 juillet. Météo-France prévoit une température maximale proche de 31 °C, soit environ 6 °C au-dessus de la moyenne habituellement observée en juillet.

La température devrait encore atteindre environ 30 °C vendredi 24 juillet. Une baisse temporaire est ensuite attendue pendant le week-end, avant une nouvelle hausse au cours de la semaine suivante.

Entre le lundi 27 juillet et le dimanche 2 août, les conditions devraient rester principalement sèches et ensoleillées. La hausse la plus marquée concernerait d’abord une large moitié sud de la France.

À Nantes et dans l’intérieur de la Loire-Atlantique, les températures pourraient régulièrement approcher ou dépasser les 30 °C. Les scénarios les plus chauds envisagent ponctuellement des valeurs plus élevées autour du milieu de la semaine.

Ces chiffres devront être affinés à mesure que l’échéance se rapprochera. Les prévisions détaillées sont disponibles sur le site officiel de Météo-France.

La Loire-Atlantique pourrait-elle connaître une canicule ?

À ce stade, aucun épisode caniculaire n’est officiellement annoncé pour Nantes ou la Loire-Atlantique au début du mois d’août. Les tendances signalent surtout un risque de températures supérieures aux normales saisonnières.

La chaleur pourrait également être moins marquée sur le littoral. La proximité de l’océan et les brises marines limitent souvent les températures maximales autour de Saint-Nazaire, Pornic, La Baule ou Le Croisic.

En revanche, les secteurs situés dans l’intérieur du département peuvent connaître des températures plus élevées. Nantes, Clisson, Ancenis-Saint-Géréon, Châteaubriant ou Guémené-Penfao sont généralement moins exposés à l’influence rafraîchissante de l’océan.

La température nocturne sera déterminante. Des journées très chaudes suivies de nuits relativement fraîches peuvent correspondre à une vague de chaleur sans atteindre les critères d’une canicule départementale.

Une tendance chaude au moins jusqu’à la mi-août

Pour la période comprise entre le lundi 3 et le dimanche 16 août, Météo-France prévoit des températures globalement supérieures aux normales de saison en France.

Les projections à plus longue échéance du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme vont également dans le sens d’un contexte plus chaud que la normale sur une partie de l’Europe au début du mois d’août.

Ces tendances hebdomadaires ne permettent toutefois pas de prévoir la température d’une ville à une date précise. Elles signalent une probabilité plus importante de connaître une période chaude, sans confirmer un pic particulier ni une vigilance canicule.

Le scénario dépendra notamment de la position exacte de l’anticyclone. Un décalage vers l’ouest favoriserait davantage la remontée d’air chaud sur la façade atlantique. À l’inverse, un flux océanique pourrait modérer les températures en Loire-Atlantique.

Un début d’été 2026 déjà marqué par la chaleur

Cette nouvelle hausse interviendrait après plusieurs séquences très chaudes. La France a déjà connu un épisode précoce à la fin du mois de mai, puis une canicule importante entre la fin juin et le début juillet.

Une nouvelle période de fortes chaleurs a ensuite concerné une partie du pays au cours de la seconde moitié du mois de juillet. Le sud-est reste particulièrement exposé, avec des températures proches de 40 °C dans certains secteurs.

Météo-France souligne que les étés français deviennent plus chauds sous l’effet du changement climatique. Les vagues de chaleur gagnent en fréquence, en durée et en intensité.

Dans une France réchauffée de 4 °C, l’établissement public estime que le nombre de journées intégrées à une vague de chaleur pourrait être multiplié par dix. Des températures supérieures à 40 °C deviendraient également beaucoup plus fréquentes.

Une situation à surveiller dans les prochains jours

Les prévisions publiées entre le 27 et le 30 juillet permettront de mieux évaluer le risque pour Nantes et la Loire-Atlantique. Elles préciseront la trajectoire de la masse d’air chaud, les températures nocturnes et la durée de l’épisode.

En cas d’aggravation, Météo-France pourra placer le département en vigilance jaune, orange ou rouge. La carte de vigilance reste la référence officielle pour suivre un risque de canicule.

En attendant, les premiers signaux invitent à suivre attentivement la situation. Une période chaude se dessine pour la fin juillet et le début août, mais son ampleur en Loire-Atlantique reste encore à confirmer.

Les bons réflexes pendant les fortes chaleurs

Même sans vigilance canicule, plusieurs précautions permettent de limiter les risques liés à la chaleur :

  • boire régulièrement sans attendre d’avoir soif ;
  • maintenir son logement au frais en fermant les volets pendant la journée ;
  • éviter les activités physiques aux heures les plus chaudes ;
  • privilégier les sorties le matin ou en soirée ;
  • prendre régulièrement des nouvelles des personnes fragiles ou isolées ;
  • ne jamais laisser un enfant ou un animal dans un véhicule, même quelques minutes.

Les personnes âgées, les jeunes enfants, les femmes enceintes, les travailleurs en extérieur et les personnes atteintes de maladies chroniques nécessitent une attention particulière.

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Interdiction de fumer sur les plages : la règle reste encore inégalement respectée en Loire-Atlantique

Interdiction de fumer sur les plages : la règle reste encore inégalement respectée en Loire-Atlantique

Depuis l’été 2025, fumer est interdit sur les plages françaises pendant la saison balnéaire. Un an après l’entrée en vigueur de cette mesure, des cigarettes restent pourtant visibles sur le sable de la côte de Jade. À Tharon-Plage, certains vacanciers semblent encore ignorer la nouvelle réglementation.

Des fumeurs toujours présents sur la plage de Tharon

Serviettes posées sur le sable, parasols ouverts et familles installées près de l’eau : la plage de Tharon, à Saint-Michel-Chef-Chef, retrouve son animation estivale. Au milieu des baigneurs, quelques cigarettes continuent toutefois de s’allumer.

Les comportements diffèrent selon les usagers. Certains fumeurs quittent la plage ou s’éloignent avant de fumer. D’autres restent installés sur leur serviette, malgré l’interdiction nationale désormais applicable.

Le devenir des mégots constitue un autre enjeu. Lorsqu’ils sont abandonnés ou enfouis dans le sable, ils peuvent ensuite être entraînés vers la mer par le vent, les marées ou les opérations de nettoyage.

Cette pratique reste interdite, même lorsque le mégot est écrasé ou dissimulé sous le sable. Le déchet doit être conservé dans un cendrier de poche ou déposé dans une poubelle après avoir été complètement éteint.

Une interdiction nationale depuis juin 2025

Le décret du 27 juin 2025 a étendu les espaces sans tabac à plusieurs lieux publics extérieurs. Les plages bordant des eaux de baignade sont concernées pendant la saison balnéaire.

La mesure s’applique sur l’ensemble du territoire. Elle ne dépend donc pas de l’adoption préalable d’un arrêté municipal. Une commune peut cependant renforcer la réglementation ou installer une signalisation supplémentaire.

Le texte concerne également les parcs et jardins publics, les zones d’attente des voyageurs ainsi que certains espaces situés autour des écoles, des bibliothèques et des équipements sportifs.

Le Gouvernement poursuit plusieurs objectifs. Il souhaite réduire l’exposition au tabagisme passif, protéger les enfants et rendre la cigarette moins visible dans les espaces de loisirs. La mesure vise aussi à limiter les mégots abandonnés dans l’environnement.

Le texte complet peut être consulté sur le site officiel Légifrance.

Une amende de 135 euros encourue

Fumer dans un espace concerné par l’interdiction constitue une contravention de quatrième classe. L’amende forfaitaire s’élève à 135 euros. Elle peut atteindre 750 euros lorsque l’infraction fait l’objet d’une sanction au montant maximal prévu.

Les policiers municipaux, les forces de l’ordre et certains agents habilités peuvent constater l’infraction. Sur les plages, le contrôle dépend toutefois des moyens mobilisés par chaque commune et de la présence des agents sur le terrain.

À Saint-Michel-Chef-Chef, la police municipale, la gendarmerie ainsi que les services présents sur les plages participent déjà au respect de la réglementation locale et à la sécurité des usagers.

La saison 2026 constitue la première saison estivale complète pendant laquelle l’interdiction nationale s’applique. Les collectivités doivent donc encore accompagner son appropriation par les habitants et les touristes.

Une signalisation pas toujours repérée par les vacanciers

Le ministère de la Santé a créé une signalétique officielle pour identifier les espaces sans tabac. Ces panneaux permettent de rappeler la règle aux entrées des plages et dans les lieux très fréquentés.

Cependant, l’absence de panneau ne rend pas la cigarette autorisée. Dès lors qu’une plage borde une eau de baignade et que la saison balnéaire est ouverte, l’interdiction s’applique.

Sur le terrain, la connaissance de la règle reste néanmoins variable. Certains vacanciers pensent encore que seules les plages portant un label spécifique sont concernées. D’autres confondent l’interdiction nationale avec les anciennes zones sans tabac instaurées volontairement par certaines communes.

Avant le décret, plusieurs plages de Loire-Atlantique avaient déjà adopté ce fonctionnement avec la Ligue contre le cancer. Pornichet, Saint-Nazaire, La Bernerie-en-Retz, Le Pouliguen ou Batz-sur-Mer comptaient notamment des espaces labellisés.

Plus de 300 espaces sans tabac en Loire-Atlantique

À la fin du mois d’août 2025, la Ligue contre le cancer recensait 306 espaces sans tabac répartis dans 24 communes de Loire-Atlantique. Ces zones ne se limitaient pas au littoral.

Elles concernaient aussi les abords d’écoles, des parcs, des équipements sportifs, des crèches et différents lieux fréquentés par les enfants.

Ces initiatives locales avaient préparé l’extension nationale de l’interdiction. Elles reposaient notamment sur la sensibilisation, l’installation de panneaux et la coopération entre les communes et les acteurs de la prévention.

La liste des communes engagées reste disponible sur le site de la Ligue contre le cancer de Loire-Atlantique.

Les mégots, une pollution durable pour le littoral

Un filtre de cigarette contient du plastique. Abandonné dans le sable ou dans la rue, il se fragmente progressivement en microplastiques et libère différentes substances toxiques au contact de l’eau.

Les estimations sur le volume d’eau susceptible d’être contaminé varient selon les méthodes employées. Les pouvoirs publics retiennent généralement qu’un seul mégot peut polluer jusqu’à 500 litres d’eau.

Le chiffre de 11 litres parfois utilisé dans les campagnes de sensibilisation ne doit donc pas être considéré comme une limite maximale. L’impact dépend notamment de la concentration étudiée, du temps d’immersion et des substances prises en compte.

En France, entre 20 000 et 25 000 tonnes de mégots seraient abandonnées chaque année. Sur le littoral, ces déchets peuvent être ingérés par des animaux ou rejoindre directement le milieu marin.

L’Ademe recommande de ne jamais jeter un mégot dans la nature, les caniveaux, les toilettes ou les réseaux d’évacuation. Elle conseille aux fumeurs de conserver un cendrier de poche lorsqu’aucun point de collecte n’est disponible.

Entre pédagogie et verbalisation

À Tharon-Plage comme ailleurs sur la côte de Jade, l’efficacité de l’interdiction dépend désormais de sa visibilité et de son application concrète.

Les actions de sensibilisation restent essentielles pour rappeler que la règle ne concerne pas seulement le confort des autres vacanciers. Elle répond aussi à des enjeux sanitaires, éducatifs et environnementaux.

Un an après la publication du décret, les habitudes commencent à évoluer. Toutefois, les cigarettes encore observées sur le sable montrent que l’interdiction n’est pas encore systématiquement respectée.

La répétition des messages, la présence de cendriers aux sorties de plage et les contrôles pourront contribuer à installer durablement les nouveaux usages.

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À Guémené-Penfao, la disparition du lac de Tahun inquiète les opposants à la carrière

À Guémené-Penfao, la disparition du lac de Tahun inquiète les opposants à la carrière

À Guémené-Penfao, dans le nord de la Loire-Atlantique, le lac formé dans l’ancienne carrière de Tahun a disparu du paysage. La remise en exploitation du site, engagée en 2024, provoque la colère d’un collectif local opposé à l’extraction de granulats.

Un lac né de l’arrêt de l’ancienne carrière

À l’origine, le site de Tahun accueillait une carrière de grès et de schiste. Les matériaux extraits avaient notamment servi aux travaux de la route à deux fois deux voies entre Nantes et Rennes.

Après l’arrêt de l’activité, il y a environ trente-cinq ans, la fosse s’est progressivement remplie d’eau. Un plan d’eau d’environ 0,8 hectare s’est ainsi constitué au fil des années.

Bien que situé sur une propriété privée, le lieu restait autrefois facilement accessible. Des habitants de Guémené-Penfao et des communes voisines s’y rendaient pour se promener. Certains venaient également s’y baigner, malgré l’absence d’aménagement officiel et de surveillance.

La végétation avait peu à peu recolonisé les abords. Pour les opposants au projet, cet ancien site industriel était devenu un espace naturel familier et un élément à part entière du paysage local.

Près de 120 000 m³ d’eau évacués

Le lac contenait environ 120 000 m³ d’eau, d’après les chiffres avancés par le collectif Carrière Tahun. Cette eau a été progressivement pompée et évacuée vers un fossé afin de permettre la reprise de l’extraction dans la fosse.

Jean-Luc Vrignon, membre du collectif, déplore la disparition de cette réserve. Il souligne également l’attachement des habitants au lieu, fréquenté pendant plusieurs décennies.

Le site est désormais clôturé et son accès interdit au public. Des panneaux signalent les dangers liés à l’exploitation de la carrière. Cette fermeture répond aux obligations de sécurité prévues par l’autorisation préfectorale.

Dans un contexte marqué par des épisodes de chaleur et de sécheresse, le collectif estime que la disparition du plan d’eau pose aussi la question de la préservation des ressources locales. Toutefois, le lac résultait de l’accumulation d’eau dans une ancienne excavation industrielle et ne constituait pas un espace de baignade autorisé.

Une exploitation autorisée depuis juin 2023

La société Pigeon Carrières a obtenu, le 30 juin 2023, une autorisation préfectorale pour exploiter une carrière à ciel ouvert de grès et de schistes au lieu-dit Le Tahun.

L’entreprise a déclaré la mise en service du site en février 2024. L’autorisation porte sur une production moyenne de 180 000 tonnes de matériaux par an. Elle permet d’atteindre un maximum de 250 000 tonnes certaines années.

Les roches sont extraites à l’aide de tirs de mines. Elles sont ensuite transformées dans des installations mobiles de traitement. Les granulats obtenus sont destinés aux travaux publics et au secteur de la construction.

La demande d’exploitation avait été déposée en préfecture dès 2015. Une enquête publique s’est ensuite déroulée du 2 avril au 3 mai 2019. Le dossier a été modifié avant la délivrance de l’autorisation préfectorale.

La mairie de Guémené-Penfao met à disposition l’arrêté et ses annexes sur son site officiel.

Un projet contesté par un collectif d’habitants

Le collectif Carrière Tahun s’est constitué pour contester la reprise de l’exploitation. Ses membres dénoncent la transformation du paysage, la disparition du plan d’eau et les conséquences potentielles de l’activité sur la biodiversité.

Ils s’interrogent également sur les nuisances liées aux tirs de mines, au bruit, aux poussières et à la circulation des poids lourds. L’exploitation entraîne en effet une augmentation du trafic sur les routes départementales qui desservent le site.

Avant la reprise de l’activité, le Département de Loire-Atlantique et Pigeon Carrières ont conclu une convention. Celle-ci encadre notamment les aménagements de sécurité et la participation de l’exploitant aux éventuelles réparations causées par le passage des camions sur le réseau routier départemental.

De son côté, l’entreprise présente les granulats produits à Tahun comme des matériaux destinés à la construction et aux infrastructures. Pigeon Carrières exploite plusieurs sites dans l’Ouest de la France et commercialise notamment des graviers, des sables et des blocs d’enrochement.

Plusieurs contrôles imposés à l’exploitant

La carrière relève du régime des installations classées pour la protection de l’environnement. Elle fait donc l’objet d’un suivi par les services de l’État.

Une première inspection a été menée le 12 novembre 2024 par la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement des Pays de la Loire. Le contrôle portait notamment sur les eaux de surface, les eaux souterraines, les poussières, le bruit et les vibrations.

Le rapport a demandé plusieurs corrections et justificatifs à l’exploitant. Il concernait notamment certaines clôtures, le plan de circulation, le plan d’exploitation, les équipements contre les pollutions accidentelles et le dispositif de traitement des eaux.

L’arrêté préfectoral impose aussi un suivi des volumes d’eau rejetés. Des points de contrôle doivent permettre d’effectuer des prélèvements et d’analyser la qualité des eaux avant leur évacuation.

Des mesures spécifiques sont également prévues pour surveiller les eaux souterraines, limiter les émissions de poussières et contrôler les niveaux sonores ainsi que les vibrations produites par les tirs.

Un paysage désormais profondément transformé

Sur place, le contraste reste important pour les riverains qui connaissaient l’ancien lac. La surface en eau a laissé place à une zone de travail inaccessible au public.

La carrière de Tahun est désormais engagée dans une nouvelle période d’exploitation industrielle. Face à cette reprise, les opposants entendent poursuivre leur mobilisation et maintenir une vigilance sur les effets environnementaux du projet.

Le devenir du site dépendra également des obligations de remise en état prévues par l’autorisation préfectorale. Pendant toute la durée de l’exploitation, l’entreprise devra respecter les prescriptions relatives à la sécurité, à l’eau, au bruit, aux poussières et à la protection de la faune et de la flore.

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