Près de Nantes, les Transports Brelet liquidés : 175 salariés vont perdre leur emploi

Aujourd’hui en un coup d’œil L’éphéméride IMN

Le tribunal de commerce de Poitiers a prononcé lundi 7 septembre 2026 la liquidation judiciaire des Transports Brelet. Basée à Saint-Julien-de-Concelles, près de Nantes, l’entreprise emploie encore 175 salariés. Tous doivent désormais être licenciés, alors que les modalités et le calendrier restent encore flous pour les équipes.

Après plusieurs mois d’incertitude, l’issue redoutée est désormais connue. Les Transports Brelet, installés à Saint-Julien-de-Concelles, ont été placés en liquidation judiciaire lundi 7 septembre par le tribunal de commerce de Poitiers.

L’entreprise travaillait principalement pour la grande distribution et l’industrie. Outre son implantation de Loire-Atlantique, elle dispose également de sites à Rouvroy, dans le Pas-de-Calais, et à Marcoussis, dans l’Essonne.

175 salariés concernés par la liquidation

La décision entraîne désormais la disparition de l’entreprise dans sa configuration actuelle. Les 175 salariés encore présents doivent être licenciés.

Mais au lendemain du jugement, une importante incertitude subsiste pour les équipes. Les salariés ignorent encore précisément à quelle date leur contrat prendra fin et selon quelles modalités.

Cette attente intervient après plusieurs mois particulièrement difficiles. Dès le début de l’été, la perspective d’une liquidation était devenue très probable, faute de solution permettant de poursuivre durablement l’activité.

Une entreprise en redressement judiciaire depuis avril

Les difficultés avaient officiellement franchi un nouveau cap au printemps. Le 8 avril 2026, le tribunal de commerce de Poitiers avait ouvert une procédure de redressement judiciaire.

La date de cessation des paiements avait alors été fixée au 31 mars 2026. Une période d’observation avait été ouverte afin de rechercher une solution pour l’entreprise.

Les comptes montraient déjà une nette dégradation. En 2023, Brelet avait réalisé environ 37,4 millions d’euros de chiffre d’affaires, mais son résultat d’exploitation était devenu négatif, à -668 000 euros. Le résultat net affichait également une perte de 177 000 euros.

Un retournement marqué par rapport à 2022, année durant laquelle l’entreprise avait encore dégagé plus de 2 millions d’euros de bénéfice net.

Hausse des coûts, concurrence et baisse d’activité

Les difficultés de Brelet s’inscrivent également dans un contexte compliqué pour le transport routier de marchandises.

Au printemps, plusieurs facteurs étaient avancés pour expliquer la situation : hausse du prix du carburant et des véhicules, forte concurrence, pression tarifaire exercée par les clients et recul de certaines activités.

Brelet avait été rachetée en 2021 par le groupe rochelais Hautier. L’entreprise avait alors rejoint un groupe important du secteur du transport routier.

Mais à partir de 2023, la rentabilité de Brelet s’est progressivement détériorée, jusqu’à conduire à la cessation des paiements puis au redressement judiciaire.

Aucune solution de reprise suffisante

Durant la procédure, une recherche de repreneur avait été engagée. L’entreprise comptait encore près de 200 salariés lors de l’ouverture du redressement judiciaire.

La perspective d’une liquidation avait toutefois été annoncée dès le début du mois de juillet. Le tribunal avait finalement reporté sa décision définitive à la rentrée.

Le jugement rendu lundi 7 septembre clôt désormais cette période d’incertitude sur l’avenir même de la société.

Pour les salariés, une autre période commence néanmoins : celle des procédures de licenciement et de l’accompagnement vers un nouvel emploi.

Un coup dur pour l’emploi à Saint-Julien-de-Concelles

Avec son siège situé 8 rue des Fabriques, dans la zone industrielle Beausoleil à Saint-Julien-de-Concelles, Brelet constitue une entreprise bien implantée dans le vignoble nantais.

La liquidation représente donc également un choc économique local. Une partie importante des salariés et chauffeurs travaille depuis le site de Loire-Atlantique.

La priorité devrait désormais se déplacer vers les conditions de départ des salariés et leur reclassement. Au lendemain de la décision, les équipes restent cependant dans l’attente d’informations précises sur la suite de la procédure.

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