Trélazé : 30 pièges à moustiques tigres testés en 2026, ce que l’expérimentation apporte

Photographie documentaire d'un moustique tigre Aedes albopictus sur une peau humaine, espèce ciblée par le plan de prévention de Trélazé
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Lundi 2 nov 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


À Trélazé, près d’Angers, la Ville a expérimenté en 2026 un dispositif local contre le moustique tigre. Entre mars et octobre, une trentaine de pièges pondoirs et des traitements larvicides ciblés ont été déployés dans des secteurs identifiés. Les équipes ont prévu seize passages de contrôle. Un premier bilan devait être présenté aux habitants mercredi 4 novembre.

Une expérimentation dans plusieurs secteurs de la commune

La Ville de Trélazé a confié à une entreprise spécialisée une campagne de surveillance et de maîtrise des moustiques tigres. Elle se distingue d’une simple opération de pulvérisation : le dispositif associe des traitements préventifs des lieux de reproduction et des mesures de suivi des populations.

Les services municipaux ont prévu la pose de 30 pièges pondoirs, dans des zones sélectionnées pour leur pertinence. L’objectif est de surveiller l’activité de ponte et de mieux adapter les interventions. Chaque piège recueille des indices de présence, plutôt que de garantir, à lui seul, la disparition des insectes dans un quartier.

Des relevés tous les quinze jours et des traitements larvicides

Entre mars et octobre 2026, le prestataire devait effectuer 16 passages, avec une analyse des pièges environ tous les quinze jours. Ces relevés permettent de suivre l’évolution de la présence du moustique tigre selon la saison et les lieux surveillés.

En parallèle, des granulés larvicides ont été utilisés de façon ciblée pour agir sur les gîtes de reproduction. Le principe est de limiter le développement des larves avant l’apparition des moustiques adultes. Le traitement ne remplace pas l’entretien des récipients et zones humides chez les particuliers.

La municipalité présentait dès le printemps cette opération comme une expérimentation de maîtrise des nuisances et de prévention sanitaire, non comme un dispositif destiné à éradiquer l’espèce.

Que sait-on du bilan présenté le 4 novembre ?

Une réunion publique de bilan était organisée mercredi 4 novembre 2026 à 20 h dans la salle du conseil municipal de l’hôtel de ville. La Ville avait annoncé une diffusion en direct sur ses réseaux sociaux et sa chaîne vidéo. Cette restitution doit permettre de connaître les données recueillies, l’évolution selon les quartiers et les suites envisagées.

À ce stade, les documents consultés ne permettent pas d’établir un taux chiffré de réduction des populations de moustiques attribuable au dispositif. Il serait donc prématuré de conclure que les trente pièges ont suffi à faire baisser les nuisances dans l’ensemble de la commune.

Pourquoi le moustique tigre est-il surveillé en Maine-et-Loire ?

Aedes albopictus, appelé moustique tigre, est reconnaissable à ses pattes noires et blanches et à la ligne claire sur son thorax. Il est actif surtout pendant la journée et se développe dans de petits volumes d’eau stagnante : coupelles, récupérateurs ouverts, gouttières ou objets laissés dehors.

L’espèce peut transmettre des virus tels que la dengue, le chikungunya ou Zika lorsqu’elle a auparavant piqué une personne infectée. Sa présence locale ne signifie pas qu’une épidémie est en cours. Le niveau de risque sanitaire dépend notamment de la circulation des virus et de la surveillance assurée par l’ARS et les opérateurs spécialisés.

Les gestes à adopter chez soi, même après l’expérimentation

Vider chaque semaine les récipients qui retiennent la pluie reste le premier réflexe. Il faut aussi couvrir les réserves d’eau, curer les gouttières, ranger les objets susceptibles de recueillir de l’eau et surveiller les soucoupes des pots de fleurs. Ces gestes sont particulièrement utiles dans les jardins et sur les balcons.

Les habitants qui pensent observer un moustique tigre peuvent consulter le portail national de signalement. La Ville de Trélazé présente le plan et les recommandations. Les résultats complets de l’expérimentation sont à suivre dans les communications municipales.

Photographie documentaire d’un moustique tigre (Aedes albopictus), espèce visée par le dispositif de Trélazé. L’image ne représente pas la pose des pièges en 2026.

Votre avis compte

Comment avez-vous trouvé cet article ?

S’abonner à Infos Média Nantes

Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.