Perdre son entreprise ne signifie pas nécessairement renoncer à entreprendre ou à retrouver un emploi. Dans le Pays de Retz, l’association 60 000 rebonds développe l’accompagnement des dirigeants après une liquidation. Le parcours d’une entrepreneuse de Pornic, relayé par la presse régionale, met en lumière un besoin encore peu visible : reconstruire un projet professionnel après un échec économique.
Après une faillite, un accompagnement pour la personne et son projet
Lorsque l’entreprise ferme, ses dirigeants peuvent subir à la fois une perte financière, la fin d’une activité à laquelle ils ont consacré des années et un isolement professionnel. Ces conséquences humaines ne se limitent pas au résultat comptable de la société.
L’association 60 000 rebonds s’adresse aux entrepreneurs qui ont perdu leur entreprise et souhaitent avancer vers un nouveau projet. Elle combine un soutien individuel et le regard de dirigeants expérimentés. Le but n’est pas seulement de créer une nouvelle société : il peut aussi s’agir de retrouver un poste salarié, de suivre une formation ou de redéfinir son orientation.
Selon la présentation de l’association Grand Ouest, 217 entrepreneurs ont bénéficié de son accompagnement en 2025, grâce à l’engagement de 420 bénévoles, de quatre salariés et de partenaires. Elle indique disposer de douze points d’accueil à travers la Bretagne et les Pays de la Loire. Ces chiffres concernent le Grand Ouest, et non exclusivement Pornic ou le Pays de Retz.
Sept séances de coaching et un mentor entrepreneur
Le dispositif présenté sur le portail officiel Service-Public prévoit un coaching individuel de sept séances d’environ une heure trente. Ce travail permet notamment de prendre du recul, de retrouver confiance et de clarifier les étapes d’un rebond professionnel.
Un parrainage par un chef d’entreprise complète l’accompagnement. Ce mentor peut partager son expérience, confronter les idées du bénéficiaire à la réalité économique et l’aider à structurer ses démarches. Le parrainage peut durer jusqu’à 24 mois, selon le parcours.
Ce soutien n’efface pas les dettes éventuelles, ne se substitue pas aux procédures judiciaires et ne garantit pas le financement d’une nouvelle activité. Il constitue un espace de travail personnel et professionnel à côté des dispositifs administratifs existants.
Quels entrepreneurs du Pays de Retz peuvent être concernés ?
Les situations peuvent être variées : fermeture d’un commerce, liquidation d’une activité artisanale, disparition d’une entreprise de services, arrêt d’une exploitation ou échec d’une société récemment créée. L’accès au programme repose sur les critères de l’association, à vérifier au moment de la prise de contact.
L’accompagnement peut intéresser les anciens dirigeants de Pornic, Saint-Brevin-les-Pins, Machecoul-Saint-Même, Sainte-Pazanne ou d’autres communes de Loire-Atlantique. Les modalités de rencontres et de suivi sont à préciser avec l’antenne Grand Ouest selon le lieu de résidence.
Pourquoi cet enjeu concerne-t-il l’économie locale ?
Dans les petites villes, la fermeture d’une entreprise peut toucher un réseau de fournisseurs, de salariés et de clients. Elle s’accompagne parfois d’un sentiment d’échec difficile à exprimer. Encourager les dirigeants à retrouver leur place dans l’activité économique participe donc aussi à la vitalité du territoire.
Le rebond n’est pas une obligation de recréer une société. L’expérience acquise dans la gestion, les relations commerciales ou le management peut être utile à une autre entreprise. L’accompagnement vise précisément à identifier ces compétences et à retrouver des perspectives.
Comment contacter 60 000 rebonds ?
Les entrepreneurs peuvent consulter le site officiel de 60 000 rebonds et rechercher la délégation Grand Ouest. Le portail public de l’aide au rebond professionnel présente également les dispositifs d’accompagnement et leurs objectifs.
Il est préférable de contacter l’association dès que la situation de fermeture est connue, afin de vérifier les conditions d’éligibilité et les possibilités de rendez-vous. Les démarches auprès d’un mandataire judiciaire ou d’un conseiller juridique restent distinctes et peuvent être nécessaires en parallèle.
Photographie d’archive des responsables de 60 000 rebonds à l’ouverture de l’antenne de Mayenne en 2024. Elle ne représente pas la personne de Pornic évoquée dans la veille.
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