Pouancé : concertation pour agrandir de 13 hectares la zone d’activités du Bois-Cochin

Vue aérienne de la zone d'activités de la Pidaie à Pouancé, secteur industriel existant, photographie documentaire
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Lundi 2 nov 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


À Pouancé, commune déléguée d’Ombrée d’Anjou, Anjou Bleu Communauté engage une concertation préalable autour de l’extension de la zone d’activités du Bois-Cochin. Le projet porte sur plus de 13 hectares, dans le prolongement de la zone industrielle de la Pidaie. Il soulève des enjeux économiques, mais aussi des questions de consommation d’espace et d’impact environnemental.

Pourquoi étendre la zone de la Pidaie ?

La Pidaie figure parmi les principaux pôles d’accueil d’activités du nord-ouest du Maine-et-Loire. Sa situation, à proximité de l’axe Angers–Rennes et d’autres dessertes régionales, intéresse les entreprises qui souhaitent s’implanter ou se développer dans le secteur de Pouancé.

La communauté de communes veut conserver des terrains disponibles pour des activités artisanales, industrielles et, suivant les secteurs, logistiques. Le Bois-Cochin constitue l’une des réserves foncières envisagées dans cette stratégie. Une partie du secteur a été identifiée dans une démarche régionale de sites industriels prêts à accueillir des projets.

Le projet doit encore passer par des procédures d’aménagement et de participation. L’annonce d’une concertation ne signifie pas que les travaux ou l’arrivée de nouvelles entreprises sont déjà décidés.

Plus de 13 hectares : quels usages et quelles conséquences ?

L’extension étudiée dépasse 13 hectares. La zone d’aménagement concerté, ou ZAC, est un outil qui permet à une collectivité de préparer l’aménagement de terrains, de définir les équipements nécessaires et d’organiser leur ouverture à de nouvelles activités.

La surface annoncée représente un périmètre de projet, pas la superficie d’un bâtiment déjà autorisé. La répartition future entre parcelles, voiries, espaces paysagers et zones préservées dépend des études et des décisions à venir.

Les documents d’urbanisme de l’intercommunalité évoquent la nécessité de limiter les conflits avec les exploitations agricoles voisines, de gérer les eaux de ruissellement, de préserver des haies et de réduire les nuisances. Ils soulignent aussi les difficultés de disponibilité de grands terrains dans les zones économiques existantes.

Un projet qui fait débat sur les terres agricoles

Le devenir du Bois-Cochin a déjà suscité des observations lors de procédures antérieures d’urbanisme. Certaines contributions publiques ont dénoncé l’artificialisation de terres et demandé davantage de précisions sur les activités susceptibles de s’installer.

À l’inverse, la collectivité défend le maintien de foncier économique pour l’emploi, l’attractivité et les services du territoire. Ces positions méritent d’être distinguées : la concertation doit permettre de documenter les impacts et d’exprimer les attentes des habitants, des agriculteurs et des entreprises.

Comment suivre la concertation ?

Les habitants et les acteurs économiques intéressés peuvent consulter les publications d’Anjou Bleu Communauté et de la commune d’Ombrée d’Anjou pour connaître le calendrier, les documents et les moyens de contribution. Les modalités précises et la date limite doivent être vérifiées sur les avis officiels lorsqu’ils sont disponibles.

Le rapport de présentation du plan local d’urbanisme intercommunal décrit la stratégie foncière et la place du Bois-Cochin dans le développement économique.

Quelles seront les prochaines étapes ?

Les remarques recueillies pourront nourrir les études et le bilan de concertation, avant les décisions ultérieures sur le périmètre et les modalités de la ZAC. Le calendrier opérationnel, les entreprises éventuellement intéressées, le nombre d’emplois et le coût des travaux ne sont pas établis par la seule annonce de la consultation.

Pour les riverains, les points concrets à examiner concernent notamment la circulation des poids lourds, le traitement paysager, les nuisances et la protection des terres. La collectivité devra expliquer comment ces questions sont prises en compte dans la suite du projet.

Photo d’archive : zone d’activités de la Pidaie au nord de Pouancé, documentée par l’Atlas de paysages des Pays de la Loire en 2015. Elle illustre le secteur économique existant, et non des travaux d’extension.

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