Cholet : le procès en appel du feu d’artifice mortel de 2022 se poursuit à Angers

Façade du palais de justice d'Angers, siège de la cour d'appel, photographie d'archive sans lien direct avec l'audience
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La cour d’appel d’Angers examine, les jeudi 5 et vendredi 6 novembre 2026, le dossier du feu d’artifice mortel de Cholet. Quatre ans après le drame du 14 juillet 2022, qui avait coûté la vie à deux personnes, la société d’artifices Féérie est la seule des six parties condamnées en première instance à avoir fait appel.

Pourquoi un deuxième procès a-t-il lieu ?

Le 14 juillet 2022, un accident lors du feu d’artifice organisé à Cholet avait provoqué la mort d’un garçon de 7 ans et de sa sœur de 24 ans. D’autres spectateurs avaient été blessés. Les investigations ont notamment porté sur les conditions de tir, les distances de sécurité et l’organisation du spectacle pyrotechnique.

Le tribunal correctionnel d’Angers a rendu son jugement le 29 janvier 2026. Six prévenus ont été condamnés dans ce dossier. Parmi eux figurait la société prestataire ayant réalisé le feu d’artifice, anciennement dénommée HTP et devenue Féérie.

La société a contesté le jugement. Les cinq autres personnes ou entités condamnées n’ont pas interjeté appel, selon les informations publiées lors de l’ouverture de cette nouvelle audience. Il ne s’agit donc pas d’un nouveau procès de tous les prévenus, mais d’un examen de la situation de la société appelante.

Une interdiction professionnelle au cœur des débats

En première instance, la société d’artifices a été condamnée à une amende de 100 000 euros et à une interdiction définitive d’exercer son activité, avec exécution provisoire. C’est notamment cette décision que la procédure d’appel conduit la cour à réexaminer.

Les représentants de l’entreprise contestent plusieurs éléments de responsabilité retenus lors du premier jugement. Le premier jour d’audience a été marqué par des discussions techniques sur les matériels pyrotechniques et leurs conditions d’utilisation.

Ces contestations constituent des arguments de défense, et non des faits définitivement établis. La cour doit apprécier les preuves, les règles de sécurité applicables et les responsabilités qui relèvent du périmètre de l’appel.

Un drame qui interroge les dispositifs de sécurité des spectacles

Dans un feu d’artifice, plusieurs acteurs interviennent : organisateur, prestataire pyrotechnique, responsables de la sécurité et autorités compétentes. Chacun dispose d’obligations propres. L’enquête puis le premier procès ont examiné les conditions dans lesquelles des spectateurs ont été atteints par des projectiles.

Les distances entre les points de tir et le public, l’installation des artifices et le contrôle des zones de sécurité constituent des sujets déterminants. Au-delà du cas de Cholet, l’affaire rappelle l’importance d’une préparation documentée et d’un contrôle rigoureux des manifestations accueillant du public.

Ce qui est attendu après l’audience des 5 et 6 novembre

La seconde journée doit permettre la poursuite des débats et des réquisitions ou plaidoiries selon l’ordre fixé par la cour. Au moment de cette publication, aucune nouvelle décision d’appel n’est établie dans les informations vérifiées.

La cour peut rendre sa décision après l’audience ou la mettre en délibéré à une date ultérieure. Il serait donc prématuré de parler d’une nouvelle condamnation ou d’une relaxe.

Les proches des victimes et les parties civiles demeurent directement concernés par les suites du dossier. Les décisions déjà devenues définitives à l’égard des autres condamnés doivent être distinguées du jugement attendu concernant la société Féérie.

Photographie documentaire : palais de justice d’Angers, siège de la cour d’appel compétente. Image d’archive institutionnelle ; elle ne représente pas l’audience des 5 et 6 novembre.

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