Une étude de l’Insee publiée le 5 novembre 2026 montre que 450 000 habitants des Pays de la Loire vivaient sous le seuil de pauvreté en 2023. La région affiche un taux de 11,5 %, inférieur à la moyenne métropolitaine. Derrière cette situation régionale, de fortes différences apparaissent entre la Sarthe, la Vendée et les grandes agglomérations.
Le nouveau dossier de l’Insee décrit la pauvreté monétaire à partir des revenus des ménages en 2023. Il ne mesure donc pas une évolution des revenus pendant l’automne 2026. Il apporte toutefois une photographie territoriale utile aux collectivités, associations et habitants.
De 9,2 % en Vendée à 14,1 % dans la Sarthe
Les Pays de la Loire présentent le taux de pauvreté régional le plus faible de France métropolitaine : 11,5 %, contre 15,9 % pour l’ensemble de la métropole. Pourtant, près d’un demi-million de personnes sont concernées.
Les taux départementaux publiés par l’Insee se répartissent ainsi :
- Vendée : 9,2 %, le taux le plus faible des départements de France métropolitaine.
- Loire-Atlantique : 11,5 %.
- Mayenne : 11,6 %.
- Maine-et-Loire : 11,8 %.
- Sarthe : 14,1 %, le taux le plus élevé de la région.
En Sarthe, l’Insee observe notamment un niveau de vie médian plus faible, un chômage plus présent chez les jeunes et une proportion plus importante de familles monoparentales. En Vendée, l’emploi et la propriété du logement contribuent, selon l’étude, à une pauvreté monétaire moins répandue.
Nantes, Angers et Le Mans concentrent davantage de situations de pauvreté
Dans les communes urbaines denses, l’Insee mesure un taux de pauvreté de 18,9 %. Les grandes agglomérations réunissent une part importante des ménages modestes.
- Le Mans Métropole : 19,7 %.
- Angers Loire Métropole : 15,0 %.
- Nantes Métropole : 14,4 %.
Ces trois intercommunalités concentrent ensemble 42 % des personnes pauvres de la région. Elles accueillent notamment davantage d’étudiants et de logements sociaux. Attention : ces taux concernent les territoires intercommunaux, et non uniquement les communes-centres.
Jeunes et locataires plus exposés
En Pays de la Loire, 16 % des mineurs et 14,9 % des 18-29 ans vivent sous le seuil de pauvreté monétaire. Le statut d’occupation du logement révèle également un écart : le taux de pauvreté atteint 26,8 % parmi les locataires, contre 4,8 % parmi les propriétaires.
Pour une personne seule, le seuil de pauvreté retenu dans cette étude correspond à un niveau de vie inférieur à 1 296 euros par mois en 2023. Il ne s’agit pas d’un salaire minimum légal, mais d’un indicateur statistique calculé à partir du revenu disponible du ménage.
Ce que ces chiffres permettent de comprendre
Les données renseignent sur les écarts entre départements et sur les besoins potentiels en matière de logement, d’emploi et d’accompagnement social. En revanche, elles ne disent pas à elles seules si une commune est devenue plus ou moins pauvre en 2026.
La méthode statistique Filosofi a évolué avec le millésime 2023. L’Insee précise que ces données ne sont pas directement comparables aux anciennes séries. L’étude ne couvre pas non plus toutes les situations d’exclusion, notamment les personnes sans domicile ou vivant en institution.
Les chiffres et définitions détaillés sont accessibles dans l’étude Insee Flash Pays de la Loire n° 166 du 5 novembre 2026.
Photo d’archive : tri de fruits et légumes par des bénévoles du Secours populaire, illustration de l’aide alimentaire, sans lien direct avec l’enquête Insee de 2023.
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