Nantes Métropole : 14,4 % de pauvreté selon l’Insee, l’écart avec le reste de la Loire-Atlantique

Immeuble de logements sociaux Pradenn à Nantes, photographie d'archive du bâtiment. Illustration de la question du logement dans la métropole.
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En 2023, 14,4 % des habitants de Nantes Métropole vivaient sous le seuil de pauvreté monétaire, selon une étude de l’Insee publiée le 5 novembre 2026. Ce taux dépasse la moyenne de la Loire-Atlantique, fixée à 11,5 %. Dans le département, les écarts entre les grandes agglomérations et les territoires périurbains sont marqués.

La statistique ne porte pas sur la seule ville de Nantes : elle concerne l’ensemble de l’intercommunalité de Nantes Métropole. Elle se fonde sur les revenus disponibles en 2023 et ne décrit pas une hausse ou une baisse intervenue en novembre 2026.

Un taux plus élevé dans la métropole qu’à l’échelle du département

Avec 14,4 % de pauvreté monétaire, Nantes Métropole se situe au-dessus du taux départemental de 11,5 %. L’Insee souligne que les grandes agglomérations accueillent davantage d’étudiants et de logements sociaux, ce qui contribue à leur profil socio-économique particulier.

Pour comparer correctement les territoires, il faut prendre en compte les mêmes périmètres : intercommunalités d’un côté, départements de l’autre.

Des écarts importants entre territoires de Loire-Atlantique

Dans la même étude, l’Insee publie les taux suivants pour plusieurs intercommunalités du département :

  • Nantes Métropole : 14,4 %.
  • Châteaubriant-Derval : 14,0 %.
  • Agglomération de Saint-Nazaire et de l’Estuaire (CARENE) : 13,9 %.
  • Pornic Agglo Pays de Retz : 7,6 %.
  • Grand Lieu Communauté : 5,7 %.
  • Erdre et Gesvres : 5,9 %.

Ces différences ne signifient pas qu’un ménage en difficulté serait absent des intercommunalités affichant un taux plus faible. Elles montrent que la part de personnes concernées varie nettement selon les territoires.

Pourquoi les grandes agglomérations sont davantage concernées

Les données nationales et régionales de l’Insee pointent une pauvreté plus fréquente dans les espaces urbains denses. Elles font également apparaître des difficultés plus importantes chez les jeunes et les personnes locataires de leur logement.

Dans l’ensemble des Pays de la Loire, le taux de pauvreté atteint 16 % parmi les mineurs et 14,9 % chez les 18-29 ans. Parmi les locataires, il s’élève à 26,8 %, contre 4,8 % chez les propriétaires.

Ces chiffres régionaux donnent du contexte. Ils ne doivent pas être présentés comme des taux propres à chaque quartier de Nantes.

Que signifie le seuil de pauvreté utilisé ?

Pour une personne seule, le seuil de pauvreté monétaire correspond à 1 296 euros de niveau de vie mensuel en 2023. L’indicateur prend en compte le revenu disponible, les prestations sociales et la composition du ménage.

Le nouveau millésime statistique repose sur une méthode remaniée. L’Insee indique qu’il n’est pas directement comparable aux anciennes séries. Ces données ne couvrent pas non plus les personnes sans domicile.

Les résultats et les chiffres par intercommunalité sont disponibles dans l’étude publiée par l’Insee le 5 novembre 2026. Pour un panorama couvrant les cinq départements, retrouvez également notre dossier régional sur la pauvreté en Pays de la Loire.

Photo d’archive : ensemble de logements sociaux Pradenn à Nantes, illustration documentaire du logement dans la métropole. Cette photographie ne représente pas un ménage cité dans l’étude Insee.

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