L’éphéméride IMN
Chargement…
Depuis le 7 septembre, les opérations ont profondément modifié le terrain retenu pour le futur CRA, au Champ-de-Manœuvre, à proximité de la maison d’arrêt Nantes-Carquefou.
L’Association des riverains et amis de la Beaujoire (Aralb), le Syndicat des avocats de France (SAF), l’Union syndicale Solidaires et Les Écologistes de Loire-Atlantique ont porté la contestation devant la juridiction administrative.
Les opposants estiment que l’État a engagé trop rapidement des opérations qu’ils jugent difficiles, voire impossibles, à inverser une fois les arbres abattus.
Le déboisement au cœur de la contestation
Le contentieux intervient une semaine après le début des coupes sur la parcelle située rue de la Mainguais.
Dès le 8 septembre, l’Aralb dénonçait la rapidité des opérations et demandait déjà leur suspension. L’association mettait notamment en avant les conséquences sur les arbres, les zones humides et les habitats naturels présents sur le secteur.
Depuis, le terrain a été largement déboisé, selon les opposants. Ceux-ci considèrent que l’avancement des travaux réduit chaque jour davantage la portée d’un éventuel recours ultérieur.
Nantes : l’abattage d’arbres du futur CRA relance la contestation au Champ-de-Manœuvre
Permis de construire en août, autorisation environnementale en septembre
Le calendrier administratif s’est accéléré à la fin de l’été.
Le permis de construire du futur centre a été délivré le 18 août 2026. Puis, le 1er septembre, le préfet de Loire-Atlantique a accordé l’autorisation environnementale nécessaire au projet.
Cette autorisation porte notamment sur la loi sur l’eau et comprend une dérogation relative à certaines espèces et habitats protégés.
Quelques jours plus tard, les premiers abattages ont commencé. C’est cette succession très rapide de décisions puis de travaux que contestent aujourd’hui les quatre organisations.
Un recours administratif n’entraîne toutefois pas automatiquement l’arrêt d’une décision. Lorsqu’une partie souhaite interrompre provisoirement son exécution, elle doit obtenir une mesure de suspension du juge. C’est désormais sur cette demande que le tribunal administratif doit se prononcer.
Un projet de 140 places toujours très contesté
Le projet prévoit un centre de rétention administrative de 140 places, accompagné d’une annexe de justice, sur une parcelle d’environ 20 000 m².
L’État justifie cette implantation par l’absence de CRA en Pays de la Loire et par le manque de capacités de rétention dans l’Ouest de la France.
Mais le projet fait l’objet d’une opposition continue depuis son annonce. Les critiques portent à la fois sur le principe même d’un centre de rétention, son implantation au nord-est de Nantes et ses conséquences environnementales.
La consultation publique menée du 23 avril au 23 juillet 2026 avait recueilli 1 179 contributions. La commission chargée de la procédure avait ensuite souligné plusieurs impacts, notamment sur une zone humide, les boisements et différents habitats d’espèces protégées.
CRA de Nantes : le permis de construire délivré rue de la Mainguais
Une décision attendue dès mardi
Le tribunal administratif doit rendre sa décision ce mardi 15 septembre 2026.
L’enjeu immédiat est désormais de savoir si les opérations restantes pourront se poursuivre ou si la justice ordonnera leur suspension provisoire.
Quelle que soit l’issue de cette procédure, le contentieux autour du CRA de Nantes devrait se poursuivre. Les opposants ont déjà engagé plusieurs démarches contre le projet et annoncent vouloir continuer à contester son implantation.
Dernière étape : indique ton email puis clique sur « Envoyer » pour transmettre ton avis à la rédaction.
S’abonner à Infos Média Nantes
Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.




