Virus du Nil occidental : trois cas en Loire-Atlantique, comment se protéger des moustiques ?

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Le virus du Nil occidental circule désormais dans les Pays de la Loire. L’Agence régionale de santé a confirmé trois premiers cas humains autochtones en Loire-Atlantique. Transmis principalement par le moustique commun du genre Culex, le virus reste le plus souvent sans symptôme, mais peut provoquer de rares complications neurologiques. Quels gestes adopter pour limiter les risques ?

L’ARS Pays de la Loire a annoncé vendredi 11 septembre 2026 avoir été informée de plusieurs signalements d’infections autochtones au virus West Nile, également appelé virus du Nil occidental.

À ce jour, trois cas humains confirmés ont été identifiés en Loire-Atlantique. Il s’agit des premières détections de cas humains autochtones dans la région. Elles témoignent d’une circulation locale du virus et conduisent les autorités sanitaires à renforcer leur vigilance.

Des cas ont également été signalés chez des chevaux en Vendée et en Loire-Atlantique.

Un virus transmis principalement par le moustique commun

Contrairement à la dengue ou au chikungunya, souvent associés au moustique tigre, le virus West Nile est transmis principalement par des moustiques du genre Culex, très répandus en France métropolitaine.

Le cycle du virus se déroule principalement entre les oiseaux et les moustiques. Un moustique peut s’infecter en piquant un oiseau porteur du virus, puis le transmettre ensuite à un humain ou à un cheval.

En revanche, l’humain et le cheval sont considérés comme des « impasses épidémiologiques ». Une personne ou un cheval infecté ne présente pas une quantité de virus suffisante dans le sang pour contaminer à nouveau un moustique.

Il n’existe donc pas de transmission directe habituelle d’une personne à une autre par les moustiques, ni du cheval vers l’être humain.

Quels sont les symptômes du virus du Nil occidental ?

Dans environ 80 % des cas, l’infection ne provoque aucun symptôme.

Lorsqu’elle se manifeste, elle peut entraîner un syndrome ressemblant à une grippe avec notamment de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires et parfois une éruption cutanée.

Les formes graves restent rares. Environ 1 % des infections peuvent entraîner des atteintes neurologiques, notamment une méningite ou une encéphalite.

L’ARS recommande de consulter rapidement un professionnel de santé en cas d’apparition brutale d’une fièvre, en particulier lorsqu’elle s’accompagne de signes neurologiques ou de troubles du comportement.

Comment se protéger des moustiques en Loire-Atlantique ?

Le moustique Culex pique principalement en soirée et pendant la nuit. Plusieurs gestes simples permettent donc de réduire l’exposition.

  • porter des vêtements amples et couvrants, surtout en fin de journée et la nuit ;
  • installer ou utiliser des moustiquaires aux fenêtres et aux portes ;
  • appliquer si nécessaire un répulsif sur les zones de peau découvertes, en respectant les recommandations d’utilisation ;
  • vider régulièrement les récipients contenant de l’eau autour du logement ;
  • couvrir les réserves d’eau et limiter les zones d’eau stagnante où les moustiques peuvent se développer.

Dans le contexte actuel, l’ARS précise qu’un traitement généralisé par insecticides contre les moustiques adultes n’est pas recommandé. La stratégie repose d’abord sur la prévention des piqûres, la réduction des gîtes larvaires et la surveillance sanitaire.

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Le moustique tigre est lui aussi surveillé dans les Pays de la Loire, mais il ne faut pas le confondre avec le principal vecteur du virus West Nile. IMN avait détaillé au printemps les gestes recommandés par l’ARS pour limiter les moustiques autour des habitations.

Moustique tigre en Pays de la Loire : les gestes à adopter

Une surveillance renforcée des cas humains et des dons de sang

Après la détection de ces premiers cas, l’ARS a renforcé l’information des professionnels de santé libéraux et des établissements. L’objectif est de favoriser le repérage, le diagnostic et le signalement rapides des infections suspectes.

La Loire-Atlantique est également intégrée au dispositif de surveillance du risque West Nile pour les dons de sang. Le virus peut en effet, beaucoup plus rarement, être transmis par certains produits d’origine humaine, notamment lors d’une transfusion ou d’une greffe.

La surveillance animale est elle aussi renforcée. Les autorités demandent notamment une vigilance particulière lorsqu’un cheval présente de la fièvre associée à des signes neurologiques.

Une circulation qui s’étend en France

Le virus du Nil occidental était historiquement surtout détecté dans le sud de la France. Toutefois, sa zone de circulation s’est étendue ces dernières années.

En 2025, 62 cas humains autochtones avaient été recensés dans six régions de France hexagonale. Les premières détections en Pays de la Loire en 2026 confirment cette extension géographique.

La période de transmission correspond à l’activité des moustiques. En France métropolitaine, elle s’étend généralement de juin à la fin de l’automne.

Consulter les recommandations de l’ARS Pays de la Loire

En savoir plus sur le virus West Nile avec Santé publique France

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