Après une panne mécanique survenue au large de Noirmoutier, en Vendée, le pétrolier grec Aretea a repris sa navigation mardi 3 novembre 2026. Le navire de 250 mètres, parti du port de Donges en Loire-Atlantique le 31 octobre au soir, avait dû interrompre sa route dans la nuit du samedi au dimanche. La préfecture maritime a suivi la situation pendant l’immobilisation.
Une avarie du moteur principal après le départ de Donges
Le navire-citerne Aretea, construit en 2015 et battant pavillon grec, a quitté le terminal pétrolier de Donges samedi 31 octobre vers 21 h 45. Son commandant a signalé vers 1 h 30 dimanche 1er novembre un problème touchant le moteur principal. L’équipage n’était plus en mesure de manœuvrer normalement.
Le pétrolier s’est immobilisé à l’ancre au large de l’île de Noirmoutier. Les autorités maritimes ont alors entretenu des contacts réguliers avec l’équipage afin de surveiller la situation. D’après les informations diffusées lundi, le commandant n’a pas demandé de remorquage d’urgence et l’armateur a sollicité des spécialistes techniques.
Une intervention technique suivie d’un redémarrage
Deux experts étaient à bord lundi 2 novembre pour examiner la panne et procéder aux tests nécessaires, selon France 3 Pays de la Loire. La possibilité de redémarrer ne devait être envisagée que mardi matin, sous réserve de contrôles satisfaisants.
Mardi 3 novembre à 10 h 09 UTC, des données AIS reprises par le service de suivi maritime Rynda situaient l’Aretea en navigation à environ 9,1 nœuds, avec Setúbal au Portugal indiqué comme destination par le navire. Ce relevé confirme la reprise de sa progression. Il ne permet cependant pas, à lui seul, de détailler les réparations réalisées ni d’établir un compte rendu technique définitif.
Le suivi public du navire est consultable à partir de son numéro IMO 9711456 sur la fiche de suivi AIS de l’Aretea.
Pourquoi les autorités surveillent ce type d’incident
Un pétrolier de 250 mètres privé de propulsion peut présenter un risque pour la navigation, notamment si le mouillage ou les conditions météo se détériorent. Le suivi de la préfecture maritime vise à anticiper une dérive éventuelle et à coordonner les moyens d’assistance si l’équipage ne peut plus garantir la sécurité du navire.
Il est aussi essentiel de distinguer une panne de propulsion d’une pollution. Les informations publiques consultées ne font pas état d’un rejet d’hydrocarbures attribué à l’Aretea au cours de cet incident. Aucune pollution ne peut donc être affirmée sur cette seule base.
Ce qu’il faut retenir
- Navire : Aretea, pétrolier de 250 mètres, pavillon grec, IMO 9711456.
- Départ : Donges, Loire-Atlantique, samedi 31 octobre au soir.
- Panne : nuit du 31 octobre au 1er novembre, au large de Noirmoutier.
- Intervention : experts techniques présents lundi 2 novembre.
- Reprise observée : mardi 3 novembre, grâce à un relevé AIS indiquant le navire en marche.
- Environnement : aucune pollution établie dans les informations vérifiées.
Les conditions de la panne ont été rapportées par RCA et France 3 Pays de la Loire. Les données de navigation sont susceptibles d’évoluer après le 3 novembre.
Photographie d’archive du navire Aretea, prise au large de Ceuta en février 2026, et non pendant son immobilisation vendéenne. © Xemenendura, licence CC BY-SA 4.0 ; image recadrée au format 1600 × 629, licence conservée.
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