À Saint-Mars-la-Brière, près du Mans, l’avenir d’un site industriel de résines appartenant à Mapei suscite des inquiétudes. D’après les informations publiées le 6 novembre 2026 par Ouest-France, les salariés ont été informés dès le 7 octobre d’un risque de fermeture dans le cadre d’une restructuration. À ce stade, la menace ne doit pas être confondue avec une fermeture définitivement réalisée.
Ce qui a été annoncé aux salariés
Le groupe Mapei, propriétaire de l’ancienne activité Résipoly, envisage une réorganisation de son outil industriel. Selon le témoignage recueilli par Ouest-France, les commandes auraient diminué. Le site sarthois, spécialisé dans la fabrication de résines notamment destinées aux sols sportifs, pourrait être concerné par une fermeture.
Les éléments publics recoupés ne permettent pas d’affirmer qu’une décision définitive est entrée en application, ni d’annoncer une date de cessation d’activité. Ils ne permettent pas non plus de présenter un nombre précis d’emplois supprimés. Ces questions sont essentielles pour les salariés, leurs représentants et les collectivités concernées.
Quelle est l’activité du site de Saint-Mars-la-Brière ?
L’établissement est situé dans la zone artisanale de Saint-Mars-la-Brière, allée des Hauts-Champs. Il fait partie du réseau de fabrication français de Mapei. Les résines industrielles servent à réaliser des revêtements de sols, des solutions d’étanchéité, des protections de surfaces et des équipements sportifs.
La présence du site dans le groupe est documentée par un avis technique publié par le Cerema en 2026. Celui-ci cite Saint-Mars-la-Brière parmi les usines fabriquant les produits entrant dans la composition d’un procédé d’étanchéité de la marque. L’activité ne se réduit donc pas à une seule famille de produits présentés au grand public.
De Résipoly à Mapei : les grandes étapes
Fondée en 1958, Résipoly était historiquement spécialisée dans les résines synthétiques. Mapei France a racheté Résipoly Chrysor et sa filiale Eurosyntec à la fin de l’année 2021. L’entreprise disposait alors de trois sites industriels, à Villeneuve-le-Roi, Vénissieux et Saint-Mars-la-Brière.
Une nouvelle étape est intervenue le 1er juillet 2024 : Résipoly Chrysor a été absorbée juridiquement par Mapei France, tout en conservant sa marque commerciale. Les accords collectifs publiés après la fusion mentionnent expressément les salariés transférés et le maintien de leur ancienneté. Cette chronologie permet de comprendre le cadre dans lequel s’inscrit aujourd’hui le projet de restructuration.
Que sait-on des conséquences sur l’emploi ?
La fermeture d’un site peut recouvrir plusieurs réalités : arrêt des machines, transfert de production, reclassements éventuels, suppressions de postes ou poursuite d’activités sur un autre établissement. Aucune de ces conséquences ne doit être considérée comme acquise sans confirmation.
Les salariés attendent notamment des réponses sur les justifications économiques, les possibilités de maintien de la production locale, les perspectives de reclassement et le calendrier de concertation. Une procédure d’information-consultation des représentants du personnel, si elle est engagée, est distincte d’une décision définitivement mise en œuvre.
Le nombre de salariés propres au site ne doit pas être confondu avec les effectifs du groupe Mapei France. Les documents publics du groupe évoquent plusieurs centaines de collaborateurs répartis entre différents établissements français, mais ce total ne constitue pas le nombre d’emplois concernés en Sarthe.
Un enjeu industriel local, au-delà du site
La situation concerne directement le bassin d’emploi de Saint-Mars-la-Brière et de l’est du Mans. Elle pose aussi la question du maintien de savoir-faire industriels spécialisés, des commandes de la construction et de la capacité des sites à s’adapter aux marchés. L’issue dépendra des propositions de l’entreprise, des discussions sociales et des choix industriels à venir.
Les documents du groupe Mapei détaillent son implantation et ses contacts en France. Pour le cadre industriel historique, un avis technique officiel du Cerema confirme le site de production sarthois. L’évolution exacte du projet devra être confirmée par les parties concernées avant d’en tirer un bilan social définitif.
Photographie officielle d’archive présentant les opérations de manutention et de contrôle de résines Résipoly, marque du groupe Mapei. Le lieu précis de la photographie n’est pas documenté ; elle ne représente pas les salariés rassemblés à Saint-Mars-la-Brière en novembre 2026.
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