Deux mois après la création d’une Task Force exceptionnelle à la suite de l’affaire Lyhanna, le parquet de Nantes dévoile un premier bilan. Parmi près d’un millier de procédures de violences sexuelles sur mineurs réexaminées, une dizaine de dossiers particulièrement sensibles ont été identifiés. Le procureur de la République, Antoine Leroy, assure toutefois qu’aucun ne présente les mêmes défaillances que celles mises en évidence dans l’affaire de la jeune fille du Gers.
Un audit lancé après l’affaire Lyhanna
L’affaire Lyhanna a conduit le parquet de Nantes à engager un examen approfondi de l’ensemble des procédures relatives aux violences sexuelles commises sur des mineurs. Une cellule dédiée, composée de magistrats et de personnels spécialisés, a été créée afin d’analyser près de 1 000 dossiers traités ou en cours.
L’objectif était clair : vérifier qu’aucune procédure sensible n’était restée sans suivi adapté et identifier d’éventuelles situations nécessitant une intervention rapide.
Une dizaine de dossiers jugés préoccupants
Au terme de ce travail, la Task Force a extrait une dizaine de procédures considérées comme particulièrement graves. Selon le procureur Antoine Leroy, ces dossiers méritaient une attention renforcée et ont immédiatement fait l’objet d’un suivi spécifique.
Le parquet estime que cette réévaluation a permis d’éviter que certaines affaires ne restent insuffisamment traitées, tout en améliorant la surveillance des procédures les plus sensibles.
« Pas de nouvelle affaire Lyhanna »
Le procureur insiste toutefois sur un point : aucun des dossiers identifiés ne présente les mêmes caractéristiques que l’affaire Lyhanna. Selon lui, aucune situation comparable n’a été découverte au cours de cet examen exceptionnel.
Cette précision vise à rassurer les victimes et leurs familles, alors que cette affaire avait profondément marqué l’opinion publique et conduit à une remise en question de certaines pratiques judiciaires.
Des procédures appelées à évoluer
Au-delà de ce premier bilan, le parquet de Nantes souhaite tirer les enseignements de cet audit. L’objectif est de renforcer le repérage des dossiers les plus sensibles, d’améliorer leur suivi et de réduire le risque qu’une procédure importante puisse passer entre les mailles du filet.
Ce travail s’inscrit dans une démarche plus large visant à renforcer la protection des mineurs victimes de violences sexuelles et à améliorer le fonctionnement de la chaîne judiciaire.
Dernière étape : indique ton email puis clique sur « Envoyer » pour transmettre ton avis à la rédaction.
S’abonner à Infos Média Nantes
Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.




