Arrivé à Nantes pour accompagner l’installation de ses deux fils jumeaux venus y poursuivre leurs études, Mohamed Ikbal Bekri, architecte basé à Rabat, pensait surtout accomplir une mission de père. Dix-sept jours plus tard, il est reparti avec un regard très personnel sur la ville, ses habitants et son atmosphère.
Son long témoignage, publié dans la communauté Facebook Entre Nantais d’Infos Média Nantes, a suscité de nombreuses réactions. Avec son autorisation, nous en reprenons ici les principaux passages.
« Il m’a fallu 48 h pour me sentir chez moi »
Avant ce séjour, Nantes évoquait surtout pour lui le FC Nantes et les Canaris. Mais cette fois, la ville prend une dimension bien différente : ses deux fils viennent de s’y installer pour leurs études.
« Il m’a fallu 48 h pour me sentir chez moi, disons 24 h si on enlève la première journée et le jetlag dû au décalage d’une heure entre Rabat et Nantes. »
Mohamed raconte avoir préparé ce séjour avec méthode. Avant même son arrivée, il avait parcouru la ville virtuellement, étudié les quartiers et les distances, notamment pour trouver le bon environnement pour ses enfants.
Une fois sur place, il traverse l’hypercentre, l’île de Nantes, Saint-Herblain, Carquefou ou encore Port-Jean. Il promet déjà de découvrir Nantes Sud lors d’un prochain passage.
Un accueil qui l’a marqué
Au fil de ses déplacements, le père de famille dit avoir été frappé par l’accueil reçu. Il évoque des personnes « souriantes, agréables et serviables » et raconte même un thé marocain à la menthe partagé au bord de l’Erdre, sous un coucher de soleil.
Il compare aussi Nantes à Rabat. Dans son récit, il relève plusieurs similitudes : la verdure, le climat océanique, les cours d’eau, les transports, l’architecture ancienne et contemporaine, mais aussi les nombreux chantiers d’une ville qu’il perçoit « en pleine mutation ».
« Je me suis senti en confiance dès mes premiers jours. »
Au-delà de la découverte urbaine, son témoignage raconte surtout une étape familiale. Celle d’un père venu installer ses enfants, rassurer leur mère et repartir en les laissant prendre leur envol.
De Jules Verne au Petit LU, une rencontre inattendue avec Nantes
Mohamed glisse aussi plusieurs références à la culture nantaise. Il raconte une enfance bercée par l’univers de Jules Verne et plaisante sur le Petit LU, qu’il pensait autrefois suisse.
Son séjour lui aura finalement permis de relier ces références à une ville bien réelle, qu’il décrit comme « paisible, à échelle humaine » et où il dit avoir rapidement trouvé ses repères.
Son message se termine par une demande simple adressée aux Nantais : accueillir ses deux fils avec bienveillance pendant cette nouvelle étape de leur vie. Les jumeaux, qui s’apprêtent à fêter leur majorité, commencent désormais leur propre histoire avec Nantes.
Une publication qui a touché la communauté Entre Nantais
Le récit a immédiatement trouvé un écho auprès des membres du groupe. Plusieurs Nantais ont salué son humour, sa manière d’écrire et ce regard extérieur sur la ville. Certains lecteurs ont même raconté des expériences très proches, liées à l’installation de leurs propres enfants à Nantes.
Le témoignage complet peut être consulté directement sur la publication originale dans Entre Nantais. Avec son accord, nous citons également l’auteur : Mohamed Ikbal Bekri sur Facebook.
« Mais je reste convaincu d’une chose : quand les intentions sont bonnes, on ne peut que croiser les bonnes âmes. »
Une phrase qui résume assez bien l’esprit de son passage à Nantes, entre découverte, humour, émotion et confiance.
Photo : image publiée par Mohamed Ikbal Bekri dans la communauté Entre Nantais, reproduite avec son autorisation.
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