Le Service express régional métropolitain Nantes–Saint-Nazaire a franchi une nouvelle étape le 2 octobre 2026. Le conseil de Nantes Métropole a approuvé deux études ferroviaires destinées à préparer une augmentation durable des fréquences autour de Nantes. Le projet, souvent résumé comme un futur « RER métropolitain », reste toutefois plus large : il doit associer trains, cars express, covoiturage, vélo et pôles d’échanges.
Deux études ferroviaires désormais approuvées
La première porte sur la modernisation des postes de signalisation de Nantes-Blottereau, Couëron, Sainte-Luce-sur-Loire et Vertou. Cette opération, chiffrée à 45,56 millions d’euros, doit augmenter la capacité du réseau, notamment sur l’axe Nantes–Angers–Sablé. Nantes Métropole prévoit d’y contribuer à hauteur de 2,9 millions d’euros.
La seconde étude concerne la ligne Nantes–Sainte-Pazanne–Pornic / Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Elle doit préparer un service plus cadencé, avec un objectif d’un train toutes les 30 minutes entre Nantes et Sainte-Pazanne, puis un train par heure vers Pornic et un autre vers Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
Des travaux envisagés entre 2031 et 2033 sur l’axe du Pays de Retz
Quatre années d’études sont prévues pour la modernisation de cet axe, pour un montant de 7,5 millions d’euros. Nantes Métropole annonce une participation de 750 000 euros.
À ce stade, les travaux sont envisagés entre mi-2031 et fin 2033. Ce calendrier reste donc un horizon de projet et non une date d’ouverture définitive du futur SERM dans son ensemble.
Le SERM doit encore obtenir son statut officiel
Le projet Nantes–Saint-Nazaire a été labellisé par l’État en juin 2024. Une étude de préfiguration conduite par l’Auran s’est achevée en septembre 2026. Elle doit maintenant être consolidée avec la Société des grands projets et la SNCF.
Cette étape doit préciser l’offre de transports, la gouvernance, le financement et les besoins d’aménagement. L’objectif est ensuite d’obtenir le statut officiel de Service express régional métropolitain auprès du ministère des Transports.
Des trains toutes les 30 minutes aux heures de pointe
À l’échelle du bassin Nantes–Saint-Nazaire, la cible affichée reste un train toutes les 30 minutes en heures de pointe sur les principales branches, puis un train par heure en heures creuses, à l’horizon 2030-2035.
Le ferroviaire ne constitue toutefois qu’une partie du dispositif. Des cars express pouvant atteindre une fréquence de vingt minutes aux heures de pointe, des lignes de covoiturage et des liaisons cyclables doivent compléter le réseau.
Pourquoi le projet dépasse le seul axe Nantes–Saint-Nazaire
Le SERM doit organiser les déplacements à l’échelle d’un vaste bassin de vie. Il concerne donc aussi les liaisons vers le Pays de Retz, le pays d’Ancenis, les territoires au nord de Nantes et les connexions avec les réseaux urbains.
Pour les habitants, l’enjeu est de pouvoir combiner plus facilement plusieurs modes de transport : train ou car express pour le trajet principal, puis tramway, bus, vélo ou covoiturage pour les derniers kilomètres.
IMN détaille les deux études approuvées le 2 octobre et leurs conséquences pour le futur SERM Nantes–Saint-Nazaire.
Consulter la présentation officielle du SERM publiée par Nantes Métropole.
Source : Nantes Métropole, conseil métropolitain du 2 octobre 2026. Article mis à jour le 3 octobre 2026.
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