Une nouvelle mobilisation contre le futur centre de rétention administrative (CRA) de Nantes s’est déroulée samedi 10 octobre 2026. Les opposants s’étaient donné rendez-vous dans la matinée au Champ-de-Manœuvre, près du chantier, avant de poursuivre leur journée vers La Paquelais et la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Leur contestation porte à la fois sur le projet de centre et sur les mesures environnementales prévues pour sa construction.
Un rassemblement au nord de Nantes, puis un déplacement vers la ZAD
La coordination COLÈRE, les Soulèvements de la Terre, la Ligue des droits de l’Homme et plusieurs organisations agricoles avaient appelé à se retrouver dès 10 h 30 à proximité de l’arrêt de bus Saint-Joseph-de-Porterie. La mobilisation devait ensuite se poursuivre à 14 h à La Paquelais, dans la commune de Vigneux-de-Bretagne, avec une marche et une action de semis.
Un reportage publié le 11 octobre par le Journal du dimanche évoque environ un millier de manifestants, chiffre qui n’a pas été confirmé de manière indépendante dans les documents officiels consultés. Le journal rapporte également l’intervention des forces de l’ordre et l’usage de gaz lacrymogènes autour du premier rassemblement. Ces éléments constituent le récit de ce reportage et ne permettent pas, à eux seuls, d’établir un bilan exhaustif des incidents.
Pourquoi les parcelles de la ZAD sont-elles concernées ?
Le futur CRA doit être construit sur un terrain de l’État, chemin de la Mainguais, à proximité de la maison d’arrêt de Nantes-Carquefou. Les travaux modifient un espace boisé et humide. Pour répondre à certaines obligations environnementales, l’État prévoit aussi des mesures de restauration écologique sur des parcelles proches de l’ancienne ZAD de Notre-Dame-des-Landes.
Les opposants dénoncent l’idée de compenser les atteintes liées au chantier nantais sur des terres déjà cultivées ou entretenues. Des agriculteurs craignent des contraintes supplémentaires sur leurs activités. La préfecture affirme, de son côté, que les usages agricoles pourront être maintenus. Le contenu précis des prescriptions et leur application restent donc centraux dans le débat.
Des autorisations délivrées, plusieurs démarches contentieuses engagées
L’administration a délivré un permis de construire le 18 août 2026, puis une autorisation environnementale le 1er septembre. Ces décisions ont donné lieu à différentes contestations devant la justice administrative. Toutefois, déposer un recours ne suspend pas automatiquement les travaux : seule une décision de justice peut produire cet effet dans les conditions prévues par la loi.
IMN avait déjà expliqué les cinq nouvelles requêtes déposées début octobre contre plusieurs décisions encadrant le projet. Un autre article présentait la précédente action en référé visant le déboisement du site.
Quelles suites après le 10 octobre ?
Les opposants souhaitent maintenir la pression à la fois sur le chantier et sur les dispositifs de compensation écologique. Les décisions à venir des juridictions, l’avancement des travaux et les modalités d’intervention sur les parcelles agricoles devront être suivis séparément, sans confondre annonces militantes, positions préfectorales et décisions judiciaires.
Pour comprendre les questions environnementales, IMN a également consacré un article aux mesures compensatoires prévues près de Notre-Dame-des-Landes.
Le programme initial de la journée reste consultable auprès des organisateurs de la mobilisation. Les documents de la procédure environnementale sont publiés sur le site de la préfecture de Loire-Atlantique.
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