La Baule-Escoublac s’apprête à ouvrir le premier cimetière animalier public de Loire-Atlantique. Le conseil municipal a adopté fin septembre le règlement et la grille tarifaire du futur équipement, dernière étape importante avant son ouverture.
Le projet est aménagé dans la continuité du cimetière Parc d’Escoublac, face à l’aérodrome. Il doit proposer aux propriétaires d’animaux un lieu physique de sépulture et de recueillement.
Un projet préparé depuis plusieurs années
La création du cimetière animalier a nécessité une modification du Plan local d’urbanisme. Environ un hectare, auparavant classé dans une zone liée à l’aérodrome, a été reclassé pour permettre l’aménagement de cet équipement public.
La Ville a choisi un projet essentiellement paysager. Les documents d’urbanisme prévoyaient des installations légères et démontables plutôt que de grands bâtiments, afin de conserver le caractère naturel du secteur.
Une première tranche avec tombeaux et cavurnes
Le projet doit être réalisé progressivement. Les documents municipaux évoquent, pour une première tranche, 12 tombeaux et 20 cavurnes.
Une cavurne est un petit caveau destiné à recevoir une urne funéraire. Dans le cas d’un cimetière animalier, elle peut accueillir les cendres d’un animal après crémation, selon les règles fixées par la collectivité.
Le règlement adopté par les élus doit préciser les conditions d’accès, les durées de concession, les dimensions autorisées et les modalités d’entretien. La grille tarifaire fixe de son côté le coût des différentes prestations.
Pourquoi créer un cimetière pour animaux ?
La question se pose pour de nombreux foyers au décès d’un animal de compagnie. La réglementation encadre les possibilités selon la taille de l’animal et interdit certaines pratiques.
La crémation individuelle ou collective constitue aujourd’hui une solution fréquente. Un cimetière animalier ajoute une autre possibilité : disposer d’un emplacement identifié où venir se recueillir.
La collectivité présente ainsi le projet comme une réponse au lien affectif qui unit de nombreuses personnes à leur animal.
Un investissement qui a aussi fait débat
Le projet n’a pas fait l’unanimité. Des élus d’opposition ont notamment interrogé son coût et sa priorité dans le programme d’investissement communal.
Une tribune municipale publiée avant l’ouverture évoquait un coût de 37 200 € pour la première tranche comprenant 12 tombeaux et 20 cavurnes. Ce chiffre concerne le coût d’aménagement évoqué dans le débat politique, et non le prix payé par les futurs usagers.
Il convient donc de distinguer les dépenses supportées par la commune de la grille tarifaire des concessions, adoptée séparément par le conseil municipal.
Une première en Loire-Atlantique
D’autres cimetières animaliers existent déjà en France, publics ou privés. La Roche-sur-Yon a notamment ouvert un équipement public en Vendée en 2025.
À La Baule, l’inauguration doit désormais marquer l’entrée en service du premier équipement public de ce type en Loire-Atlantique. Les modalités pratiques d’inscription et d’utilisation devront être consultées auprès de la Ville au moment de l’ouverture.
Photo : secteur du cimetière Parc d’Escoublac à La Baule.
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