Plusieurs lits de psychiatrie sont actuellement fermés au CHU de Nantes, une situation que le syndicat Force Ouvrière attribue au manque de psychiatres. Sept lits sont concernés dans l’unité adulte Sevel, six dans l’unité de pédopsychiatrie Espace, tandis qu’une partie des capacités de la nouvelle unité Philae n’est pas ouverte.
Ces fermetures interviennent dans un contexte de forte tension sur la santé mentale et de difficultés de recrutement médical.
Sept lits fermés dans l’unité adulte Sevel
L’unité Sevel est une unité d’hospitalisation à temps plein du secteur 1 de psychiatrie adulte du CHU. Le site officiel du CHU lui attribue une capacité de 23 personnes.
Selon FO, sept lits sont fermés au moins jusqu’en janvier 2027. Leur réouverture dépendrait du recrutement de psychiatres. Cela signifie qu’une partie des capacités théoriques ne peut actuellement pas accueillir de nouveaux patients.
La pédopsychiatrie également concernée
Le syndicat signale aussi six lits fermés à l’unité Espace, qui accueille des mineurs. À Philae, nouvelle unité de pédopsychiatrie, seule une partie des capacités serait actuellement ouverte.
La pédopsychiatrie concerne les troubles psychiques et psychiatriques de l’enfant et de l’adolescent. Elle ne se résume pas aux situations de crise : elle prend aussi en charge des troubles anxieux, dépressifs, psychotiques, alimentaires ou des situations complexes nécessitant une hospitalisation.
Pourquoi fermer un lit quand il manque un médecin ?
Un lit hospitalier ne correspond pas simplement à une chambre disponible. Pour l’ouvrir, l’établissement doit disposer d’une équipe complète : médecins, infirmiers, aides-soignants, psychologues et autres professionnels selon l’unité.
Si l’encadrement médical n’est pas suffisant, maintenir toutes les places ouvertes peut mettre en difficulté la sécurité des soins et les équipes. La fermeture temporaire réduit donc la capacité d’accueil, mais elle peut aussi être décidée pour éviter une prise en charge dégradée.
Quelles conséquences pour les patients ?
Moins de lits peut conduire à des délais plus longs avant une hospitalisation ou à une recherche de place dans une autre unité. Dans certaines situations, les urgences doivent aussi garder plus longtemps des patients en attente d’une solution adaptée.
Pour les mineurs, le manque de places spécialisées soulève une difficulté supplémentaire : éviter autant que possible une orientation vers des services conçus pour les adultes.
Un problème qui dépasse une seule unité
Les difficultés de la psychiatrie nantaise ne sont pas nouvelles. Elles concernent à la fois les effectifs médicaux, les capacités d’hospitalisation et l’offre ambulatoire. Le CHU maintient néanmoins plusieurs unités, centres médico-psychologiques, équipes mobiles et dispositifs de réhabilitation répartis par secteurs géographiques.
La situation devra être suivie dans les prochains mois pour savoir si les recrutements permettent de rouvrir les capacités annoncées.
Sources : CHU de Nantes et alerte Force Ouvrière du 1er octobre 2026. Photo : entrée du site Saint-Jacques du CHU de Nantes.
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