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À Nantes, les buralistes face au trafic de cigarettes : « nos ventes s’effondrent »

À Nantes, les buralistes face au trafic de cigarettes : « nos ventes s’effondrent »

Des cigarettes vendues à l’unité ou des paquets proposés entre 7 et 10 euros dans la rue : à Nantes, les buralistes dénoncent la progression du marché parallèle. Cette semaine, la profession se mobilise partout en France et réclame un gel de la fiscalité du tabac.

À Nantes, le phénomène est visible à quelques mètres de certains bureaux de tabac. Des vendeurs à la sauvette proposent des cigarettes bien moins chères que dans le réseau légal.

Dans la rue, le paquet peut ainsi se négocier entre 7 et 10 euros. Certaines cigarettes sont même proposées à l’unité. Dans les bureaux de tabac, plusieurs paquets atteignent désormais 13 euros ou davantage.

Pour les commerçants, cet écart alimente une concurrence qu’ils jugent impossible à supporter.

Une semaine de mobilisation pour les buralistes

La Confédération des buralistes organise une mobilisation nationale du 7 au 11 septembre 2026.

Elle réclame avant tout un gel de la fiscalité du tabac. Elle demande également la suppression de son indexation automatique sur l’inflation.

La profession estime que les hausses successives favorisent les achats transfrontaliers et le marché clandestin. En parallèle, elles réduiraient les volumes vendus dans le réseau officiel.

Les rassemblements se déroulent dans plusieurs villes françaises. Lundi 7 septembre, les buralistes de l’Ouest avaient notamment rendez-vous à Redon, entre Nantes et Rennes.

Selon les chiffres relayés par la profession, environ 300 personnes ont participé au rassemblement. Parmi elles figuraient une cinquantaine de buralistes de Loire-Atlantique.

À Nantes, des cigarettes vendues à quelques mètres des bureaux de tabac

Dans les rues nantaises, les professionnels décrivent une situation devenue quotidienne dans certains secteurs.

Lors d’un reportage réalisé cette semaine, aucun vendeur n’était présent au point de vente clandestin habituellement observé. La police se trouvait alors à proximité.

Cependant, des vendeurs étaient toujours présents une centaine de mètres plus loin. Deux bureaux de tabac se trouvent eux-mêmes à quelques pas de ce secteur.

Cette proximité nourrit l’exaspération des commerçants. Selon eux, leurs clients peuvent désormais acheter des cigarettes clandestines presque devant leurs établissements.

Les ventes officielles de cigarettes continuent de reculer

La baisse des ventes ne concerne pas seulement Nantes. Les dernières données nationales de la Douane montrent également un recul.

En août 2026, les livraisons de cigarettes aux buralistes ont diminué de 3,7 % par rapport à août 2025.

Depuis le début de l’année, la tendance reste également orientée à la baisse. La Confédération des buralistes attribue une partie de ce recul au marché parallèle et aux achats réalisés à l’étranger.

Toutefois, la diminution des ventes officielles ne permet pas, à elle seule, de mesurer précisément la contrebande. Elle peut aussi refléter une baisse de la consommation de tabac.

Jusqu’à quatre cartouches depuis un autre pays de l’Union européenne ?

Les achats réalisés à l’étranger constituent un autre sujet de préoccupation pour les buralistes.

La réglementation française utilise actuellement un seuil indicatif de 800 cigarettes, soit quatre cartouches, pour les achats rapportés depuis un autre pays de l’Union européenne.

Cependant, ce seuil ne constitue pas un droit automatique à importer quatre cartouches dans toutes les situations.

Les cigarettes doivent correspondre à une consommation personnelle. La Douane peut également retenir d’autres critères pour démontrer une finalité commerciale, même lorsque la quantité transportée reste inférieure à ce seuil.

Consulter les règles de la Douane sur le transport de tabac depuis l’Union européenne

Un trafic déjà bien installé dans la région nantaise

Le marché clandestin ne repose pas uniquement sur quelques vendeurs à la sauvette.

Une enquête menée ces dernières années a notamment permis de démanteler un important réseau dans la région nantaise. Plus de cinq tonnes de cigarettes avaient été saisies dans un entrepôt.

L’affaire concernait un trafic actif en Loire-Atlantique et dans plusieurs départements voisins. Elle illustre l’existence de filières capables d’alimenter le marché local en grandes quantités.

Plus récemment, en juin 2026, une quarantaine de cartouches de tabac de contrebande ont également été retrouvées au domicile nantais d’un homme interpellé dans une autre enquête.

À Nantes, fermer pour manifester reste difficile

Malgré la mobilisation nationale, peu de commerces nantais ont fermé leurs portes cette semaine.

Pour certains buralistes, participer à une grève représente elle-même une perte financière difficile à absorber. Plusieurs assurent déjà enregistrer une forte diminution de leurs ventes de tabac.

L’un des commerçants interrogés estime ainsi que le marché parallèle lui fait perdre jusqu’à la moitié de son activité liée au tabac. Ce chiffre correspond toutefois à son expérience personnelle et ne peut pas être généralisé à l’ensemble des bureaux de tabac nantais.

CBD, jeux, colis : les bureaux de tabac cherchent d’autres revenus

Face au recul des cigarettes, de nombreux établissements misent désormais sur la diversification.

Certains développent la vente de CBD, de produits de collection ou encore de cartes Pokémon. D’autres proposent des services postaux, bancaires, des colis ou des produits de proximité.

Cette transformation du métier est déjà bien engagée. Elle devient cependant de plus en plus importante pour les commerçants qui souhaitent réduire leur dépendance aux ventes de tabac.

La mobilisation doit se poursuivre jusqu’à vendredi

Après Redon, les rassemblements ont continué à Givors, Saverne et Salon-de-Provence.

La mobilisation doit s’achever vendredi 11 septembre à Vernon, dans l’Eure, avec un rassemblement national.

La Confédération veut obtenir un engagement avant les prochains débats budgétaires. Pour les buralistes, la priorité reste désormais le gel de la fiscalité avant toute nouvelle discussion sur le prix du tabac.

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À la une10.09.26

Les News

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Nantes : l’abattage d’arbres du futur CRA relance la contestation au Champ-de-Manœuvre

Nantes : l’abattage d’arbres du futur CRA relance la contestation au Champ-de-Manœuvre

Crédit photo : Aralb Beaujoire

De premiers arbres ont été abattus sur le terrain du futur centre de rétention administrative de Nantes, au Champ-de-Manœuvre. L’Association des riverains amis de la Beaujoire dénonce la rapidité des opérations. Elle demande désormais la suspension de tout nouvel abattage et annonce poursuivre ses actions juridiques.

Le dossier du futur centre de rétention administrative de Nantes entre dans une nouvelle phase particulièrement sensible.

Depuis le lundi 7 septembre, des opérations d’abattage ont lieu sur le terrain retenu rue de la Mainguais. Le site se trouve à proximité immédiate de la maison d’arrêt, entre Nantes et Carquefou.

L’Association des riverains amis de la Beaujoire (Aralb) affirme qu’une centaine d’arbres auraient déjà été concernés. Ce chiffre, avancé par l’association, n’a toutefois pas pu être confirmé précisément par une source administrative.

Les opposants dénoncent la rapidité des abattages

Dans un communiqué daté du 8 septembre, l’Aralb dénonce une situation qu’elle juge désormais irréversible.

L’association estime que les travaux interviennent trop rapidement après les dernières décisions administratives. Elle demande donc aux autorités de suspendre toute nouvelle opération d’abattage.

Les opposants souhaitent notamment disposer du temps nécessaire pour poursuivre leurs démarches juridiques.

Dans sa communication, l’Aralb critique également la destruction d’habitats naturels et appelle les responsables politiques locaux à prendre position.

Une autorisation environnementale délivrée le 1er septembre

Cette nouvelle étape intervient quelques jours seulement après une décision importante de la préfecture.

L’État avait déjà délivré le permis de construire le 18 août 2026. Puis, le 1er septembre, le préfet a accordé l’autorisation environnementale nécessaire au projet.

Cette autorisation concerne notamment la loi sur l’eau. Elle comprend également une dérogation permettant certaines atteintes aux espèces et habitats protégés.

À lire aussi sur Infos Média Nantes

Le projet avait franchi une première étape majeure cet été avec la délivrance de son permis de construire. Implantation, procédures environnementales et possibilités de recours : nous avions détaillé les prochaines étapes du dossier.

CRA de Nantes : le permis de construire délivré rue de la Mainguais

Le rapport environnemental avait pourtant soulevé plusieurs points de vigilance

Avant cette autorisation, une consultation publique s’était déroulée du 23 avril au 23 juillet 2026.

Elle avait recueilli 1 179 contributions. La commission chargée de la procédure avait ensuite rendu ses conclusions le 13 août.

Contrairement à une enquête publique classique, cette commission ne devait pas rendre un simple avis favorable ou défavorable. Elle devait plutôt analyser le projet et définir les garanties nécessaires à sa réalisation.

Son rapport reconnaît plusieurs impacts environnementaux importants. Il évoque notamment la destruction d’une zone humide et le déboisement d’une partie du Bois Dormant.

La commission relève également une fragmentation des habitats naturels. Plusieurs espèces protégées sont présentes ou utilisent le secteur, dont des oiseaux, des amphibiens, des reptiles, des insectes et des chauves-souris.

Des conditions précises avaient été demandées pour les arbres

La commission avait donc formulé plusieurs exigences concernant la phase de travaux.

Elle demandait notamment de protéger strictement les arbres conservés et leurs systèmes racinaires. De plus, elle recommandait un contrôle préalable par un écologue avant chaque abattage concerné.

Les opérations devaient aussi intervenir pendant les périodes présentant la plus faible sensibilité pour les espèces.

Par ailleurs, la commission demandait un suivi spécifique des oiseaux et des chiroptères. Ce contrôle devait intervenir avant, pendant et après les travaux.

Elle soulignait également plusieurs incertitudes. Celles-ci concernent notamment les conséquences thermiques du déboisement et l’efficacité à long terme des mesures compensatoires.

Un projet de CRA de 140 places à Nantes

Le projet prévoit la construction d’un centre de rétention administrative de 140 places accompagné d’une annexe de justice.

La parcelle concernée représente environ 20 000 m². À terme, plus de 260 personnes pourraient travailler sur le site, dont environ 200 policiers.

L’État justifie cette implantation par l’absence de CRA en Pays de la Loire. Il met également en avant le manque de capacités de rétention dans l’Ouest de la France.

Cependant, le choix du Champ-de-Manœuvre suscite une forte opposition depuis plusieurs mois. Le débat porte à la fois sur le principe du CRA et sur les conséquences environnementales de son implantation.

Le dossier du CRA suivi par IMN

Dimanche 6 septembre, dix personnes avaient également été interpellées sur le site. Elles sont soupçonnées d’avoir planté de gros clous dans des arbres destinés à être abattus.

Nantes : des clous plantés dans les arbres du futur CRA, dix personnes interpellées

L’Aralb annonce poursuivre la bataille juridique

Pour l’Aralb, les premiers abattages ne mettent donc pas fin à la contestation. Au contraire, l’association annonce vouloir renforcer ses démarches devant la justice.

Elle demande surtout qu’aucune nouvelle intervention irréversible n’ait lieu pendant cette période.

Le futur CRA reste ainsi au cœur d’un conflit local particulièrement tendu. Après les procédures administratives, la consultation publique et les premières actions militantes, le lancement des travaux ouvre désormais une nouvelle séquence.

Consulter les documents officiels de la procédure environnementale

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À la une10.09.26

Les News

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À Nantes, le repas à 1 euro du Crous passe son premier grand test de rentrée

À Nantes, le repas à 1 euro du Crous passe son premier grand test de rentrée

Crédit photo : Crous Nantes Pays de la Loire

Un repas complet pour un euro. Depuis mai 2026, cette offre n’est plus réservée aux étudiants boursiers ou précaires. À Nantes, la rentrée universitaire constitue désormais le premier grand test du dispositif généralisé à tous les étudiants.

Dans les restaurants universitaires nantais, les plateaux défilent dès la fin de matinée. Pour certains étudiants, l’avantage financier est difficile à ignorer. En centre-ville, un déjeuner pris à l’extérieur peut facilement approcher une dizaine d’euros.

À un euro, le Crous propose pourtant une entrée, un plat et un dessert. Surtout, les équipes assurent avoir conservé leurs méthodes de préparation et la qualité des repas.

Le repas à 1 euro est désormais ouvert à tous les étudiants

Depuis le 4 mai 2026, le tarif concerne l’ensemble des étudiants. Il ne dépend donc plus du statut de boursier ou d’une situation de précarité.

Les titulaires d’une carte étudiante peuvent en bénéficier. Les apprentis et alternants disposant d’une carte d’étudiant des métiers sont également concernés.

Les doctorants et les volontaires engagés en service civique profitent aussi du dispositif. Cependant, tous doivent disposer d’un compte Izly actif.

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Nous vous présentions dès le mois de mai les modalités de cette généralisation dans les restaurants universitaires nantais.

Repas à 1 euro pour tous les étudiants : la mesure arrive dans les restos U de Nantes

Mais que mange-t-on réellement pour un euro ?

Le prix pourrait laisser imaginer une offre minimale. Pourtant, les cuisines continuent de préparer une grande partie des plats sur place.

Lors d’un service observé à cette rentrée, les étudiants pouvaient notamment choisir un sauté de dinde au curry. Un chili sin carne figurait également parmi les propositions.

Les équipes expliquent aussi préparer elles-mêmes certains accompagnements. Ainsi, les épinards à la crème sont cuisinés et crémés sur place.

Le Crous met plus largement en avant des repas variés et équilibrés. Les équipes de cuisine travaillent également avec des produits bio, locaux ou labellisés selon les approvisionnements.

Une entrée, un plat et un dessert pour un euro

Dans les Restos U’, la formule comprend désormais une entrée, un plat et un dessert.

L’étudiant peut également ajouter un élément supplémentaire. Il peut choisir, par exemple, un fruit, un yaourt ou une boisson.

Le Crous limite cependant le dispositif à un repas par étudiant et par service. Un second repas peut être accessible après 14 heures dans certaines structures.

Cette organisation doit notamment limiter le gaspillage. Elle vise aussi à conserver suffisamment de choix pendant toute la durée du service.

Un repas à 1 euro qui coûte en réalité environ 8 euros

Le tarif payé par l’étudiant ne correspond évidemment pas au coût réel du plateau.

Selon l’estimation donnée par les responsables lors de cette rentrée, un repas coûte environ 8 à 8,50 euros au Crous.

L’établissement ne réalise donc pas d’économie en proposant le tarif à un euro. L’État finance la différence dans le cadre de la politique sociale de restauration étudiante.

Avant la généralisation, les étudiants non concernés par le tarif social payaient 3,30 euros. Là encore, le prix restait inférieur au coût réel du repas.

Plus de 1,7 million de repas servis à Nantes en un an

La restauration universitaire représente déjà une activité importante dans la métropole nantaise.

Pour l’année 2025-2026, le Crous comptabilise précisément 1 742 378 repas servis à Nantes.

À l’échelle des Pays de la Loire, ce nombre atteint 3 700 415 repas entre juillet 2025 et juin 2026.

Nantes concentre par ailleurs 30 des 53 lieux de restauration du Crous dans la région. La ville compte notamment sept Restos U’, 17 cafétérias et plusieurs autres formats de restauration.

Une fréquentation qui pourrait encore progresser

La généralisation du tarif pourrait maintenant attirer de nouveaux étudiants. Jusqu’ici, les responsables estiment que la restauration du Crous touche environ 20 à 30 % du public étudiant.

Avec le repas à un euro pour tous, ils anticipent une hausse sensible. La fréquentation pourrait progresser de 10 à 20 % par rapport aux années précédentes.

Le Crous de Nantes Pays de la Loire a donc renforcé ses moyens. Neuf agents supplémentaires ont notamment rejoint les équipes en 2026.

En parallèle, l’établissement a consacré 110 000 euros à des investissements urgents dans ses équipements de restauration.

À un euro, les étudiants saluent aussi la qualité

Pour les étudiants rencontrés à cette rentrée, le prix reste évidemment le premier argument. Toutefois, la composition des plateaux compte également.

Plusieurs soulignent que les quantités restent satisfaisantes. D’autres constatent surtout que la qualité n’a pas diminué depuis la généralisation du dispositif.

À Nantes, cette rentrée permettra désormais d’évaluer le succès réel de la mesure. Elle montrera surtout combien de nouveaux étudiants choisiront les restaurants universitaires grâce au tarif à un euro.

Retrouver les modalités du repas à 1 euro auprès du Crous Nantes Pays de la Loire

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« Une ville se découvre aussi dans les détails qui la font bouger. »

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À la une10.09.26

Les News

40
Canicule : jusqu’à 16 000 € d’aide pour adapter les élevages des Pays de la Loire

Canicule : jusqu’à 16 000 € d’aide pour adapter les élevages des Pays de la Loire

Crédit photo : Région Pays de la Loire / J. Sarago

Après un été marqué par de fortes chaleurs, la Région Pays de la Loire débloque 12 millions d’euros pour les élevages. L’objectif est clair : aider les exploitants à mieux protéger leurs animaux face aux prochains épisodes caniculaires.

Ventilation, brumisation, isolation ou encore ombrage : plusieurs équipements pourront bénéficier de cette aide régionale.

Le dispositif concerne toutes les principales filières d’élevage. Les bovins, ovins, caprins, porcins, volailles et lapins sont ainsi concernés.

12 millions d’euros pour adapter les élevages

La Région Pays de la Loire consacre 12 millions d’euros à cette nouvelle mesure. Elle souhaite ainsi aider les agriculteurs à adapter durablement leurs exploitations.

En effet, les fortes températures peuvent affecter directement les animaux. Elles augmentent notamment le risque de stress thermique et leurs besoins en eau.

La chaleur peut également réduire leur consommation alimentaire. Par conséquent, l’aménagement des bâtiments devient un enjeu important pour les éleveurs.

Cette problématique concerne toute la région. Elle touche notamment les exploitations de Loire-Atlantique.

Ventilation, isolation, ombrage : plusieurs équipements concernés

Les éleveurs pourront investir dans plusieurs solutions pour limiter les effets de la chaleur.

La Région cite notamment la ventilation, la brumisation, l’isolation, l’ombrage et le douchage.

D’autres aménagements peuvent également améliorer les conditions dans les bâtiments. L’objectif reste cependant le même : mieux protéger les animaux pendant les périodes de fortes températures.

Jusqu’à 16 000 euros d’aide par exploitation

La Région financera 40 % des investissements éligibles.

Ainsi, une exploitation pourra recevoir jusqu’à 16 000 euros d’aide.

Ce soutien doit permettre aux éleveurs de réaliser plus facilement des travaux parfois coûteux. Il doit aussi accélérer l’adaptation des exploitations au changement climatique.

Les demandes ouvriront le 2 novembre 2026

Les agriculteurs intéressés pourront déposer leur dossier à partir du 2 novembre 2026.

Ils auront ensuite jusqu’au 5 janvier 2027 pour transmettre leur demande.

Les exploitants disposent donc de plusieurs semaines pour préparer leur dossier et identifier les investissements nécessaires.

Préparer les élevages aux prochaines fortes chaleurs

Cette enveloppe répond aux difficultés rencontrées pendant l’été. Cependant, la Région souhaite surtout préparer les élevages aux prochaines années.

Les épisodes de chaleur intense peuvent en effet devenir un défi récurrent pour les exploitations agricoles. Les équipements doivent donc permettre de réduire leurs conséquences sur les animaux.

Avec cette aide, les Pays de la Loire veulent accompagner l’adaptation de l’agriculture régionale aux évolutions du climat.

Retrouver les informations de la Région Pays de la Loire

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À la une10.09.26

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Culture

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À Nantes, un documentaire retrace le combat de jeunes filles de la Halvêque contre les discriminations

À Nantes, un documentaire retrace le combat de jeunes filles de la Halvêque contre les discriminations

Jeudi 17 septembre 2026 à 18 h 30, la Maison de Quartier La Locomotive à Nantes accueille la première du documentaire « Les Femmes de Notre Histoire ». Le film retrace plus de trois années d’un projet né dans le quartier de la Halvêque, où de jeunes Nantaises ont choisi de transformer leur expérience des discriminations en une exposition photographique, puis en une aventure collective qui a dépassé les frontières.

Tout est parti d’un groupe de jeunes filles de la Halvêque, à Nantes. Confrontées à des situations de racisme et de discrimination, elles ont décidé de répondre autrement : en travaillant sur leur histoire, leur identité et des figures féminines inspirantes.

Accompagnées par l’Accoord et les Studios Bellarue 17, elles ont ainsi créé l’exposition photographique « Les Femmes de Notre Histoire ».

Une exposition née dans le quartier de la Halvêque

Le projet a été imaginé comme un outil de lutte contre le racisme et les discriminations. Les jeunes participantes se sont notamment réapproprié leur héritage culturel à travers des femmes ayant marqué l’histoire de leurs pays d’origine.

L’exposition a ensuite circulé dans plusieurs lieux de Nantes et de Loire-Atlantique. À chaque étape, les photographies ont servi de point de départ à des échanges autour de l’identité, des préjugés et des discriminations.

Depuis 2023, la pépinière Le TriptiC Léo Lagrange Animation accompagne également le groupe avec une nouvelle ambition : donner au projet une dimension nationale puis internationale.

À LIRE AUSSI SUR INFOS MÉDIA NANTES

Infos Média Nantes avait déjà présenté cette aventure collective née à la Halvêque et la transformation de l’exposition en documentaire. Retrouvez notre précédent article consacré au projet « Les Femmes de Notre Histoire ».

De Nantes jusqu’à Stuttgart

En 2025, de nouveaux jeunes ont rejoint l’aventure. Le groupe a notamment participé à des rencontres à Paris puis à Nantes avant de partir en Allemagne, à Stuttgart.

Sur place, les participants ont présenté l’exposition et échangé autour des discriminations dans le contexte allemand.

Cette évolution s’inscrit plus largement dans une démarche portée par Léo Lagrange autour de l’expression des jeunes, de la lutte contre les discriminations et du dialogue interculturel.

Les Studios Bellarue 17 ont suivi toute l’aventure

Présents depuis les débuts du projet, les Studios Bellarue 17 ont également documenté cette aventure au fil des années.

Le documentaire présenté le 17 septembre est donc construit au plus près des jeunes et de leur parcours. Il revient sur la naissance de l’exposition, son évolution, les rencontres organisées au fil du temps et son ouverture vers d’autres territoires.

La projection permettra ainsi de découvrir les coulisses d’un projet culturel qui s’est progressivement transformé en expérience collective d’expression et d’émancipation.

Projection, rencontre et exposition le 17 septembre

La première aura lieu jeudi 17 septembre à 18 h 30 à la Maison de Quartier La Locomotive, dans le quartier Erdre-Batignolles à Nantes.

La projection sera suivie d’un temps d’échange avec des jeunes ayant participé au projet. Le public pourra également découvrir ou redécouvrir l’exposition photographique « Les Femmes de Notre Histoire » sur place.

L’événement est annoncé comme gratuit et ouvert à tous.

Informations pratiques

Première du documentaire « Les Femmes de Notre Histoire »
📅 Jeudi 17 septembre 2026
🕡 À 18 h 30
📍 Maison de Quartier La Locomotive – 109 avenue de la Gare Saint-Joseph, 44300 Nantes
🎬 Projection du documentaire suivie d’un temps d’échange
📷 Exposition « Les Femmes de Notre Histoire » visible sur place
🎟️ Gratuit – tout public

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« Un agenda vivant donne envie de faire un pas de côté. »

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À la une08.09.26

Entreprises locales

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Près de Nantes, les Transports Brelet liquidés : 175 salariés vont perdre leur emploi

Près de Nantes, les Transports Brelet liquidés : 175 salariés vont perdre leur emploi

Le tribunal de commerce de Poitiers a prononcé lundi 7 septembre 2026 la liquidation judiciaire des Transports Brelet. Basée à Saint-Julien-de-Concelles, près de Nantes, l’entreprise emploie encore 175 salariés. Tous doivent désormais être licenciés, alors que les modalités et le calendrier restent encore flous pour les équipes.

Après plusieurs mois d’incertitude, l’issue redoutée est désormais connue. Les Transports Brelet, installés à Saint-Julien-de-Concelles, ont été placés en liquidation judiciaire lundi 7 septembre par le tribunal de commerce de Poitiers.

L’entreprise travaillait principalement pour la grande distribution et l’industrie. Outre son implantation de Loire-Atlantique, elle dispose également de sites à Rouvroy, dans le Pas-de-Calais, et à Marcoussis, dans l’Essonne.

175 salariés concernés par la liquidation

La décision entraîne désormais la disparition de l’entreprise dans sa configuration actuelle. Les 175 salariés encore présents doivent être licenciés.

Mais au lendemain du jugement, une importante incertitude subsiste pour les équipes. Les salariés ignorent encore précisément à quelle date leur contrat prendra fin et selon quelles modalités.

Cette attente intervient après plusieurs mois particulièrement difficiles. Dès le début de l’été, la perspective d’une liquidation était devenue très probable, faute de solution permettant de poursuivre durablement l’activité.

Une entreprise en redressement judiciaire depuis avril

Les difficultés avaient officiellement franchi un nouveau cap au printemps. Le 8 avril 2026, le tribunal de commerce de Poitiers avait ouvert une procédure de redressement judiciaire.

La date de cessation des paiements avait alors été fixée au 31 mars 2026. Une période d’observation avait été ouverte afin de rechercher une solution pour l’entreprise.

Les comptes montraient déjà une nette dégradation. En 2023, Brelet avait réalisé environ 37,4 millions d’euros de chiffre d’affaires, mais son résultat d’exploitation était devenu négatif, à -668 000 euros. Le résultat net affichait également une perte de 177 000 euros.

Un retournement marqué par rapport à 2022, année durant laquelle l’entreprise avait encore dégagé plus de 2 millions d’euros de bénéfice net.

Hausse des coûts, concurrence et baisse d’activité

Les difficultés de Brelet s’inscrivent également dans un contexte compliqué pour le transport routier de marchandises.

Au printemps, plusieurs facteurs étaient avancés pour expliquer la situation : hausse du prix du carburant et des véhicules, forte concurrence, pression tarifaire exercée par les clients et recul de certaines activités.

Brelet avait été rachetée en 2021 par le groupe rochelais Hautier. L’entreprise avait alors rejoint un groupe important du secteur du transport routier.

Mais à partir de 2023, la rentabilité de Brelet s’est progressivement détériorée, jusqu’à conduire à la cessation des paiements puis au redressement judiciaire.

Aucune solution de reprise suffisante

Durant la procédure, une recherche de repreneur avait été engagée. L’entreprise comptait encore près de 200 salariés lors de l’ouverture du redressement judiciaire.

La perspective d’une liquidation avait toutefois été annoncée dès le début du mois de juillet. Le tribunal avait finalement reporté sa décision définitive à la rentrée.

Le jugement rendu lundi 7 septembre clôt désormais cette période d’incertitude sur l’avenir même de la société.

Pour les salariés, une autre période commence néanmoins : celle des procédures de licenciement et de l’accompagnement vers un nouvel emploi.

Un coup dur pour l’emploi à Saint-Julien-de-Concelles

Avec son siège situé 8 rue des Fabriques, dans la zone industrielle Beausoleil à Saint-Julien-de-Concelles, Brelet constitue une entreprise bien implantée dans le vignoble nantais.

La liquidation représente donc également un choc économique local. Une partie importante des salariés et chauffeurs travaille depuis le site de Loire-Atlantique.

La priorité devrait désormais se déplacer vers les conditions de départ des salariés et leur reclassement. Au lendemain de la décision, les équipes restent cependant dans l’attente d’informations précises sur la suite de la procédure.

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« Se déplacer, c’est aussi relier les histoires d’un même territoire. »

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À la une08.09.26

LE RENDEZ-VOUS DU JOUR

Votre horoscope

Une parenthèse légère pour regarder la journée autrement, signe après signe.

L’horoscope IMN · 19/09/2026

Bélier, votre journée en perspective

Une lecture claire et moderne de vos tendances du jour.

♈︎ Bélier

En paix avec vous-même, vous serez plus disposé encore envers les autres pour harmoniser vos relations. Si vous pouvez prendre des vacances, ce serait idéal. Une coupure du quotidien est indispensable.

Amour

Une délicieuse ambiance expansive bouscule, pour votre bien-être, vos habitudes. Aujourd'hui, respirez l'air du renouveau, accompagnez ces énergies dynamiques, ouvrez-vous à des rencontres harmonieuses. Le chemin de l'amour s'ouvre devant vous, prenez votre temps, dans une confiance totale !

Travail

Le moment est venu de revoir vos plans à la hausse, de donner libre cours à votre créativité si singulière et d'emporter la mise généreusement et immédiatement accordée par des interlocuteurs émerveillés, sous le charme de vos belles propositions.

Finances

Vous êtes parti pour faire des étincelles aujourd'hui ! Vos envies n'ont aucune limite et les commerçants que vous croiserez feront tout pour les combler. Des événements inattendus vous permettront probablement d'obtenir des prix défiant toute concurrence, profitez-en.

Bien-être

Cette journée sera faite de calme et d'optimisme. Vous penserez plus volontiers à vous sans culpabiliser. Vous aurez entièrement raison de vous accorder une pause détente bien méritée. L'occasion de vous déconnecter totalement du quotidien vous fera le plus grand bien.

Votre optimisme encourage les bonnes volontés. Vous envoyez des SMS pour proposer un « After Work » à vos amis. Il était temps de renouer avec cette dynamique créative, qui est votre marque personnelle.

Horoscope de la semaine

Du 14 septembre au 20 septembre 2026

♈︎ Bélier

Une excellente influence dynamise vos projets, alimente votre volonté, vous insuffle force et courage pour vous lancer dans une entreprise. Les contacts avec l'étranger ou de hautes sphères sont favorables à votre évolution. En envisageant les choses de plus haut, de plus loin, vous avez une vue globale de la situation et vous vous agissez à bon escient.

Amour

Le ciel vous garantit une communication fluide et vous excellez dans l'art de nouer des liens, profitez d'une conjoncture toute dévouée à vos soins et prompte à satisfaire le moindre de vos désirs. Votre magnétisme, renforcé par les astres, devrait vous valoir quelques jolis succès auprès de vos admirateurs potentiels et vous ne vous privez pas de butiner allégrement.

Finances

Lente évolution de votre situation financière ! Cette semaine s'amorce un redémarrage positif de tout ce qui touche à votre avoir, n'en faites pas trop ni trop peu, laissez faire le processus ! Réglez vos factures, ne contractez pas de dettes, oubliez pour l'instant tout achat conséquent et vous assurerez bientôt un équilibre pécuniaire bien agréable. Appréciez ce que vous possédez déjà sans chercher à grossir votre portefeuille. Patience !

Bien-être

Tonus et fougue voici un beau programme pour cette semaine, vous n'y loupez pas. Vous abordez les choses avec un grand sourire, c'est comme si rien n'était contraint. Votre caractère énergique vous pousse à faire plusieurs tâches à la fois, vous adorez bouger et vous affairer, vous êtes très rarement fatigué. Une belle euphorie vous permet d'accepter la vie comme elle vient. Vous attirez le positif.

Travail

Vous avez la clef de vos succès futurs alors optimisez vos chances en mettant les bouchées doubles, en jouant sans complexe de votre irrésistible charme et en réussissant avec aisance. Vous avez mis en route de multiples projets qui devraient voir le jour et se concrétiser, le ciel vous inspire et vous invite à redoubler de créativité.

Le conseil de la semaine

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Nantes, Pornic, Vertou… la nouvelle série de France 2 « Les Évaporés » a été tournée en Pays de la Loire

Nantes, Pornic, Vertou… la nouvelle série de France 2 « Les Évaporés » a été tournée en Pays de la Loire

Crédit photo : Rebecca Vaughan Cosquéric / France Télévisions / Storia Television

Les Machines de l’île, le passage Pommeraye, Pornic, Vertou ou encore Ancenis : de nombreux décors familiers vont apparaître sur France 2. La nouvelle série policière « Les Évaporés », diffusée à partir de ce mercredi 9 septembre à 21 h 10, a été entièrement tournée en Pays de la Loire, avec Nantes et sa métropole au cœur de l’intrigue.

Pour les habitants de Nantes et de Loire-Atlantique, certains plans devraient être immédiatement reconnaissables. La nouvelle fiction de France 2, « Les Évaporés », s’est installée pendant plusieurs mois dans la région pour tourner ses six épisodes.

La série sera diffusée à partir du mercredi 9 septembre 2026 à 21 h 10 sur France 2. Les six épisodes sont également déjà disponibles en intégralité sur la plateforme france.tv.

Les Machines de l’île et le passage Pommeraye à l’écran

Nantes occupe une place particulièrement importante dans la série. Plusieurs sites emblématiques de la ville ont servi de décors au tournage.

Parmi eux figurent notamment les Nefs des Machines de l’île et le passage Pommeraye. Les équipes ont également tourné au cimetière du Parc paysager et au gymnase Joël-Paon.

Mais le tournage ne s’est pas limité au centre de Nantes. La production a également posé ses caméras à Saint-Herblain, Carquefou, Vertou, Vigneux-de-Bretagne, Ancenis et Pornic.

Sur le littoral, le vieux port de Pornic et son aérodrome apparaissent notamment dans la fiction. Des maisons de particuliers ainsi que les Studios de l’Île ont également accueilli certaines scènes.

Une série tournée pendant plusieurs mois dans la région

Le tournage s’est déroulé en deux périodes, entre novembre 2025 et février 2026, à Nantes et dans plusieurs communes des Pays de la Loire.

La fiction compte six épisodes de 52 minutes. Les trois premiers sont réalisés par Émilie Grandperret, tandis que David Morley signe les trois suivants.

Produite par Storia Television avec France Télévisions, la série a bénéficié du soutien de la Région Pays de la Loire en partenariat avec le CNC.

Le territoire ne sert donc pas simplement de décor ponctuel. Nantes et les paysages de Loire-Atlantique accompagnent directement les différentes enquêtes et participent à l’identité visuelle de la série.

Un polar autour de ceux qui décident de disparaître

« Les Évaporés » s’éloigne quelque peu du schéma traditionnel de la série policière.

L’histoire suit Esther Bazin, capitaine de police incarnée par Alexia Barlier. Sa vie bascule lorsque son mari Mathias disparaît brutalement sans explication.

Mais aucune disparition inquiétante classique ne peut immédiatement être caractérisée : son mari est majeur, sain d’esprit et pourrait avoir choisi volontairement de quitter sa vie.

Esther rencontre alors Douma et Frankie, deux civils membres du Groupe de Recherche des Disparitions Volontaires, le GRDV. Ensemble, ils commencent à s’intéresser à des disparitions qui semblent volontaires mais derrière lesquelles peuvent se cacher des situations beaucoup plus complexes.

Alexia Barlier à la tête d’une nouvelle équipe d’enquêteurs

Alexia Barlier interprète donc Esther Bazin. Elle est accompagnée de Foëd Amara dans le rôle de Douma et de Faustine Koziel dans celui de Frankie.

Le casting comprend également Vincent Garanger, Simon Zampieri, Charles Templon, Pierre Rochefort, Eric Pucheu et Bastien Ughetto. Philippe Lefebvre et Catherine Arditi participent également à la série.

Au-delà de l’enquête principale autour de la disparition du mari d’Esther, chaque épisode explore ainsi les raisons qui peuvent conduire une personne à rompre volontairement avec sa vie et son entourage.

Les Pays de la Loire, de plus en plus présents sur les écrans

La diffusion des « Évaporés » constitue également une nouvelle vitrine pour la filière audiovisuelle régionale.

La Région accompagne chaque année plusieurs dizaines de projets cinématographiques et audiovisuels, notamment à travers son fonds d’aide à la création et son Bureau d’Accueil des Tournages.

Ces dernières années, Nantes et les Pays de la Loire ont ainsi accueilli de nombreuses productions françaises. Pour « Les Évaporés », cette présence locale prend une dimension particulière : l’intégralité de la série a été tournée dans la région.

À partir de mercredi soir, les téléspectateurs nantais pourront donc suivre l’enquête tout en s’amusant à reconnaître les rues, bâtiments et paysages qui défilent à l’écran.

Où regarder « Les Évaporés » ?

Les Évaporés – saison 1
📺 À partir du mercredi 9 septembre 2026 à 21 h 10 sur France 2
🎬 6 épisodes de 52 minutes
📍 Série entièrement tournée en Pays de la Loire
🎥 Nantes, Saint-Herblain, Carquefou, Vertou, Pornic, Ancenis, Vigneux-de-Bretagne…
▶️ Voir Les Évaporés sur france.tv

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Nantes : des clous plantés dans les arbres du futur CRA, dix personnes interpellées

Nantes : des clous plantés dans les arbres du futur CRA, dix personnes interpellées

Dix personnes ont été interpellées dimanche 6 septembre 2026 sur le site du futur centre de rétention administrative de Nantes. Elles sont soupçonnées d’avoir planté de gros clous dans des arbres destinés à être abattus dans le cadre du chantier. Une nouvelle action contre ce projet particulièrement contesté dans la métropole nantaise.

Nouvel épisode autour du futur centre de rétention administrative (CRA) de Nantes. Dimanche 6 septembre, vers 19 h 45, les forces de l’ordre ont été alertées de dégradations commises sur le terrain situé rue de la Mainguais, dans le secteur du Champ-de-Manœuvre, à proximité de la maison d’arrêt de Nantes-Carquefou.

Sur place, plusieurs arbres destinés à être abattus auraient été équipés de gros clous de charpentier enfoncés dans les troncs.

Dix personnes placées en garde à vue

Les policiers ont interpellé dix personnes présentes sur le secteur. Elles ont ensuite été placées en garde à vue.

Selon les premiers éléments communiqués par les forces de l’ordre, les qualifications retenues portent notamment sur la mise en danger d’autrui à un risque immédiat de mort ou de blessures ainsi que sur la participation à un groupement violent.

Les enquêteurs soupçonnent une action destinée à empêcher ou perturber l’abattage des arbres nécessaire à l’aménagement du terrain.

La présence de pièces métalliques dans les troncs peut en effet représenter un danger lors de leur découpe. Le contact d’une tronçonneuse ou d’un autre équipement avec un élément métallique dissimulé peut provoquer un accident et mettre en danger les professionnels chargés de l’abattage.

Une action dans un contexte de forte opposition au CRA

L’affaire intervient alors que le projet vient de franchir plusieurs étapes administratives importantes.

Le permis de construire a été délivré le 18 août 2026. Le futur établissement doit être implanté dans le secteur du Champ-de-Manœuvre, sur un terrain boisé situé au nord-est de Nantes.

Le projet prévoit la création d’un CRA de 140 places. Ces établissements accueillent des personnes étrangères faisant l’objet d’une mesure d’éloignement et maintenues temporairement sur le territoire dans l’attente de l’exécution de cette décision.

À LIRE AUSSI SUR INFOS MÉDIA NANTES

Quelques jours avant ces interpellations, le projet avait franchi une étape décisive avec la délivrance du permis de construire. Implantation rue de la Mainguais, calendrier, procédures environnementales et possibilités de recours : retrouvez notre article consacré au futur centre de rétention administrative de Nantes.

Un projet déclaré d’intérêt général en février

Le projet est porté par le SGAMI Ouest, service du ministère de l’Intérieur. Il avait été qualifié de projet d’intérêt général par un arrêté préfectoral du 4 février 2026.

Une nouvelle consultation publique s’est ensuite déroulée du 23 avril au 23 juillet. Elle concernait notamment l’autorisation environnementale, la loi sur l’eau et les dérogations liées aux espèces et habitats protégés.

Le choix du terrain constitue d’ailleurs l’un des principaux points de contestation. Plusieurs associations, collectifs et élus locaux dénoncent les conséquences du projet sur les espaces boisés, les zones humides et la biodiversité du secteur.

Le chantier déjà visé par plusieurs actions

L’incident de dimanche n’est pas le premier visant le projet nantais.

Ces derniers mois, différentes actions militantes et dégradations ont été rapportées autour du terrain ou d’entreprises susceptibles d’intervenir sur le futur chantier.

La contestation concerne à la fois le principe même de la rétention administrative et les conséquences environnementales de la construction.

La Ville de Nantes fait également partie des opposants institutionnels au projet. La majorité municipale a exprimé à plusieurs reprises son désaccord avec la création du centre et son implantation dans ce secteur.

Les premiers arbres abattus dès le lendemain

Malgré l’action menée dimanche soir, le chantier a continué à avancer. Plusieurs premiers arbres ont été abattus lundi 7 septembre sur le terrain du futur CRA.

Une nouvelle interpellation a également été signalée sur place au cours de cette journée. Le motif précis de cette intervention n’avait toutefois pas été communiqué dans les premières informations disponibles.

Le début de ces opérations pourrait désormais renforcer la mobilisation des opposants, alors que plusieurs recours contre le projet sont également envisagés ou engagés sur le terrain administratif et environnemental.

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45
58 circuits à découvrir : le guide Vendée Vélo fait peau neuve

58 circuits à découvrir : le guide Vendée Vélo fait peau neuve

Du littoral au bocage, en passant par les marais et la plaine, le Département de la Vendée dévoile une nouvelle version de son guide Vendée Vélo. Au programme : 58 circuits sélectionnés pour permettre aux habitants comme aux visiteurs de découvrir le territoire à bicyclette, avec cartes, informations pratiques et itinéraires détaillés.

Une nouvelle source d’idées pour préparer ses prochaines balades. Le guide Vendée Vélo fait peau neuve avec une édition repensée autour de 58 circuits répartis dans le département.

Le document entend faciliter la préparation des sorties, que l’on recherche une promenade tranquille ou une randonnée plus longue. Chaque parcours a été sélectionné par le Département selon plusieurs critères, notamment la qualité de l’itinéraire, la sécurité et le confort des cyclistes.

58 itinéraires pour parcourir la Vendée à vélo

Le guide permet surtout de mesurer la diversité des paysages accessibles à vélo en Vendée.

Les circuits emmènent les cyclistes sur le littoral atlantique, mais aussi à travers le Marais poitevin, le bocage vendéen, les secteurs ruraux de l’intérieur du département ou encore les marais proches de la côte.

Le réseau départemental est particulièrement développé. Le site officiel Vendée Vélo recense aujourd’hui plus de 1 770 kilomètres d’itinéraires cyclables permettant de parcourir le territoire.

Une offre qui s’adresse aussi bien aux cyclistes réguliers qu’aux familles ou aux visiteurs souhaitant découvrir une partie de la Vendée autrement.

Des cartes et des informations pratiques pour préparer sa balade

Cette nouvelle édition ne se limite pas à dresser une liste de parcours. Pour chaque circuit, le guide propose des informations pratiques, une présentation détaillée de l’itinéraire et une cartographie simplifiée.

L’objectif est de permettre aux cyclistes de sélectionner plus facilement une sortie adaptée à leurs envies, puis de préparer leur parcours avant le départ.

Le site Vendée Vélo complète également ces informations avec des conseils consacrés à la sécurité, aux différents types de voies empruntées, à la signalisation et aux règles de bonne conduite sur les pistes cyclables.

Une idée d’escapade depuis la Loire-Atlantique

Cette nouvelle édition peut également intéresser les cyclistes de Loire-Atlantique à la recherche d’une sortie à la journée ou d’un week-end à vélo.

Depuis le sud du département nantais, plusieurs secteurs vendéens sont rapidement accessibles. Le guide permet ainsi d’identifier des parcours adaptés avant de partir explorer le littoral ou l’intérieur des terres.

Cette proximité entre la Loire-Atlantique et la Vendée permet notamment d’imaginer des escapades reliant pratique sportive, découverte des paysages et tourisme local.

Un guide gratuit à consulter en ligne ou à commander

Le nouveau guide est accessible directement en ligne sur vendeevelo.fr.

Une version papier peut également être commandée gratuitement. Elle est déjà disponible à l’accueil de l’Hôtel du Département, à La Roche-sur-Yon, et doit progressivement arriver dans les offices de tourisme vendéens.

Informations pratiques

Nouveau guide Vendée Vélo
🚲 58 circuits sélectionnés
🗺️ Cartes et informations pratiques pour chaque parcours
🌊 Littoral, marais, plaine et bocage vendéen
📖 Consultation en ligne ou commande de la version papier
📍 Disponible à l’Hôtel du Département et prochainement dans les offices de tourisme
🌐 Consulter le guide Vendée Vélo

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Culture

46
À Nantes, les jeunes chanteurs ont jusqu’au 30 septembre pour tenter le concours Voix Nouvelles 2027

À Nantes, les jeunes chanteurs ont jusqu’au 30 septembre pour tenter le concours Voix Nouvelles 2027

Crédit photo : Lauranne Oliva – Voix Nouvelles 2023 (c) Stefan Brion

Les inscriptions au concours Voix Nouvelles 2027 sont prolongées jusqu’au 30 septembre pour les candidats des Pays de la Loire. Angers Nantes Opéra accueillera ensuite les épreuves régionales de cette sixième édition, destinée aux chanteuses et chanteurs de moins de 32 ans souhaitant se faire connaître des professionnels de l’art lyrique.

Une nouvelle chance pour les jeunes voix du territoire. Alors que les inscriptions devaient initialement s’achever plus tôt dans l’année, Génération Opéra a décidé de prolonger les candidatures au concours Voix Nouvelles 2027 jusqu’au 30 septembre dans trois régions, dont les Pays de la Loire.

Pour les chanteuses et chanteurs de Nantes, de Loire-Atlantique et plus largement du territoire ligérien, cette prolongation ouvre quelques semaines supplémentaires pour tenter d’intégrer l’un des concours lyriques historiques en France.

Angers Nantes Opéra accueillera les candidats des Pays de la Loire

Angers Nantes Opéra est partenaire de cette sixième édition et accueillera les épreuves régionales des Pays de la Loire en décembre.

La programmation de l’opéra annonce notamment une finale régionale au Théâtre Graslin, à Nantes, le 16 décembre 2026. Le calendrier national publié par Génération Opéra mentionne de son côté les 16 et 17 décembre pour l’ensemble des épreuves éliminatoires et de la finale régionale en Pays de la Loire.

Les artistes retenus à l’issue des différentes étapes régionales pourront ensuite poursuivre l’aventure au niveau national.

Un concours ouvert aux chanteurs de moins de 32 ans

Voix Nouvelles s’adresse aux chanteuses et chanteurs âgés de moins de 32 ans au 30 juin 2026.

Les candidats doivent être originaires, étudiants ou résidents en France métropolitaine ou ultramarine, ou dans l’un des pays francophones participant au concours : Belgique, Suisse et Canada.

Le concours n’est pas réservé aux artistes issus des grandes écoles ou conservatoires. Génération Opéra précise vouloir également permettre à des chanteurs dont le parcours s’est construit en dehors des structures traditionnelles de formation de se présenter devant des professionnels du secteur.

Se faire entendre par les professionnels de l’opéra

L’objectif de Voix Nouvelles dépasse la simple attribution d’un prix. Le concours cherche à détecter de nouveaux talents et à favoriser leur insertion professionnelle.

Au fil des sélections, les participants peuvent ainsi se produire devant des directeurs d’opéra, chefs d’orchestre, chefs de chant, metteurs en scène ou encore agents artistiques.

Pour les jeunes artistes des Pays de la Loire, l’étape organisée par Angers Nantes Opéra représente donc une occasion de se confronter à un jury professionnel sans avoir à rejoindre immédiatement Paris ou une autre grande scène nationale.

Un concours qui a notamment révélé Natalie Dessay

Créé en 1988, Voix Nouvelles a accompagné les débuts de plusieurs artistes devenus depuis des figures reconnues de la scène lyrique.

Parmi les noms passés par le concours figurent notamment Natalie Dessay, révélée lors de la première édition, mais également Karine Deshayes, Hélène Carpentier ou plus récemment Lauranne Oliva, lauréate du premier prix en 2023.

Pour cette édition 2027, les trois principaux prix s’élèvent respectivement à 10 000 euros, 7 000 euros et 4 000 euros.

Au-delà des récompenses financières, les lauréats participent ensuite à une tournée organisée dans les opéras partenaires.

Trois airs à préparer pour les sélections

L’inscription s’effectue directement en ligne auprès de Génération Opéra. Les candidats doivent notamment préparer trois airs d’opéra.

Lors de l’épreuve éliminatoire, chaque artiste interprète un premier air libre d’une durée maximale de cinq minutes. Pour la finale régionale, deux autres airs doivent être préparés, dont au moins un en français.

Le dossier comprend également un CV, une photographie, les partitions des morceaux choisis et différents justificatifs. Un droit d’inscription de 50 euros est demandé.

Une finale nationale au Théâtre du Châtelet en 2027

Après les différentes sélections organisées en France et dans les territoires partenaires, les artistes retenus se retrouveront lors de la demi-finale nationale les 4 et 5 mai 2027 à l’Opéra de Massy.

La finale nationale aura ensuite lieu le 30 octobre 2027 au Théâtre du Châtelet à Paris.

Pour les candidats des Pays de la Loire, la première échéance reste toutefois beaucoup plus proche : ils ont désormais jusqu’au mercredi 30 septembre 2026 pour déposer leur candidature.

Informations pratiques

Concours Voix Nouvelles 2027 – Pays de la Loire
🎤 Candidatures ouvertes aux chanteuses et chanteurs de moins de 32 ans
📅 Date limite prolongée jusqu’au 30 septembre 2026
📍 Épreuves régionales accueillies par Angers Nantes Opéra
🎭 Finale régionale annoncée au Théâtre Graslin à Nantes en décembre 2026
💶 Frais d’inscription : 50 €
🌐 Informations, règlement et inscription au concours Voix Nouvelles

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Les experts IA Nantes

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À Nantes, l’IA commence à changer les règles du recrutement : quelles compétences vont vraiment compter ?

À Nantes, l’IA commence à changer les règles du recrutement : quelles compétences vont vraiment compter ?

En partenariat avec Codésia

Les entreprises de Loire-Atlantique continuent de recruter massivement, mais elles peinent déjà à trouver certains profils. Dans le même temps, l’intelligence artificielle progresse rapidement dans les organisations et prend en charge une partie des tâches jusqu’ici confiées aux salariés. À Nantes comme ailleurs, cette évolution pourrait moins conduire à « ne plus recruter » qu’à rechercher des compétences différentes.

Le paradoxe est particulièrement visible dans le bassin nantais. D’un côté, les besoins en main-d’œuvre restent importants. De l’autre, l’intelligence artificielle générative commence à automatiser une partie du travail administratif, rédactionnel, analytique ou informatique.

Pour les entreprises, la question devient donc progressivement moins : « l’IA va-t-elle remplacer nos salariés ? » que : « quelles compétences devons-nous désormais rechercher chez les personnes que nous recrutons ? »

Plus de 33 000 recrutements prévus dans le bassin nantais en 2026

Les chiffres locaux permettent d’abord de relativiser les scénarios annonçant une disparition rapide de l’emploi.

Selon l’enquête Besoins en Main-d’Œuvre 2026 de France Travail, les entreprises de Loire-Atlantique prévoient 57 440 projets de recrutement cette année.

La moitié de ces recrutements, soit 50,3 %, sont considérés comme difficiles.

Le seul bassin d’emploi de Nantes concentre 33 500 projets de recrutement. Là encore, la tension est forte : 53,1 % des embauches envisagées sont jugées difficiles.

Saint-Nazaire affiche également 6 320 projets, dont 52,8 % considérés comme difficiles. Le constat se retrouve donc sur une grande partie du bassin économique de Loire-Atlantique.

L’intelligence artificielle arrive ainsi dans un territoire qui ne manque pas de besoins en main-d’œuvre. Au contraire, de nombreuses entreprises cherchent déjà des salariés qu’elles peinent à trouver.

L’IA entre rapidement dans les entreprises françaises

Parallèlement, l’adoption de l’intelligence artificielle s’accélère fortement.

Selon l’Insee, 18 % des entreprises françaises de dix salariés ou plus déclaraient utiliser au moins une technologie d’intelligence artificielle en 2025.

Elles n’étaient que 6 % deux ans auparavant. En seulement deux ans, le taux d’utilisation a donc été multiplié par trois.

Cette progression ne signifie pas que chaque salarié utilise quotidiennement ChatGPT ou un outil équivalent. Elle montre toutefois que l’IA commence à s’intégrer de manière organisée dans les processus des entreprises.

Et le mouvement ne concerne plus uniquement les sociétés technologiques. Gestion administrative, ressources humaines, relation client, commerce, communication, analyse de données, finance ou logistique : de nombreux métiers comportent désormais des tâches susceptibles d’être assistées par ces outils.

En Loire-Atlantique, tous les secteurs sont concernés

C’est un point important pour un territoire comme la Loire-Atlantique.

Les projets de recrutement recensés en 2026 ne se concentrent pas dans un seul secteur. France Travail comptabilise notamment 22 010 projets dans les services aux particuliers, 14 960 dans les services aux entreprises, 6 930 dans le commerce et 6 280 dans l’industrie.

La construction prévoit également 3 350 recrutements, avec une difficulté à recruter particulièrement élevée : 71,6 % des projets.

L’impact de l’IA ne doit donc pas être observé uniquement à travers les développeurs ou les entreprises du numérique nantais.

Une PME industrielle de Saint-Nazaire, un cabinet installé à Nantes, un commerçant, une agence immobilière ou une entreprise de services peuvent tous utiliser l’IA pour automatiser une partie de leur organisation.

Le premier changement pourrait concerner les tâches les plus facilement « codifiables »

Toutes les fonctions ne sont cependant pas exposées de la même manière.

L’Organisation internationale du Travail estime qu’un emploi sur quatre dans le monde appartient désormais à une profession présentant un certain niveau d’exposition à l’IA générative. Dans les pays à revenu élevé, cette proportion atteint 34 %.

Mais l’OIT apporte une nuance essentielle : la transformation des emplois reste beaucoup plus probable que leur suppression totale.

Les fonctions de bureau figurent parmi les plus exposées. Cela s’explique simplement : une grande partie de leurs tâches repose sur du texte, des données, des procédures et des informations numériques facilement accessibles à une IA.

Rédiger un premier compte rendu, résumer un document, comparer des données, produire une trame d’e-mail, préparer une présentation ou générer une première version de code peut aujourd’hui être réalisé beaucoup plus rapidement qu’il y a encore quelques années.

Les profils juniors pourraient être les premiers concernés

Une étude américaine récente donne un premier signal sur cette évolution. Il faut toutefois rester prudent : ses résultats concernent les États-Unis et ne peuvent pas être directement transposés au marché de l’emploi nantais ou français.

Le Stanford Digital Economy Lab observe néanmoins un phénomène intéressant.

Chez les salariés américains âgés de 22 à 25 ans travaillant dans les professions les plus exposées à l’IA, l’emploi se situe environ 19 % en dessous du niveau qu’il aurait atteint s’il avait progressé au même rythme que dans les professions moins exposées.

Les chercheurs ne constatent pourtant pas de vague générale de licenciements. L’écart provient principalement d’un ralentissement des embauches des jeunes travailleurs.

Ils observent également une différence entre deux formes de savoir. Les connaissances formalisées dans des procédures, des documents ou des manuels semblent davantage exposées. À l’inverse, l’expérience acquise sur le terrain, le jugement et les savoirs tacites résistent mieux.

Un junior devra-t-il apporter davantage qu’une capacité d’exécution ?

Cette évolution pourrait progressivement modifier le rôle traditionnel des profils débutants.

Dans de nombreuses entreprises, les premières années d’une carrière étaient jusqu’ici consacrées à des tâches relativement standardisées : recherches simples, tableaux, présentations, premiers comptes rendus, analyses préparatoires ou opérations administratives.

Or ce sont précisément certaines de ces tâches que l’IA sait désormais accélérer.

Cela ne signifie pas que les entreprises n’auront plus besoin de jeunes diplômés. Mais elles pourraient progressivement attendre davantage d’eux.

Comprendre un métier, vérifier une information, identifier une erreur, poser les bonnes questions, interpréter un résultat et utiliser intelligemment les outils disponibles peuvent devenir aussi importants que la capacité à exécuter une procédure.

Le diplôme ne disparaît pas, mais la compétence réelle pourrait peser davantage

Le débat dépasse donc progressivement la simple opposition entre études scientifiques, études littéraires ou formations techniques.

Les mathématiques restent précieuses pour structurer le raisonnement et comprendre des systèmes complexes. Les sciences humaines développent l’analyse, la compréhension des comportements et la capacité à travailler sur des situations ambiguës. Les formations techniques apportent, elles, une maîtrise concrète d’un métier.

Mais dans tous les cas, la différence pourrait davantage se faire sur le niveau réel de compréhension.

Appliquer une procédure sans savoir pourquoi elle existe devient moins différenciant lorsqu’une machine peut également l’exécuter.

À l’inverse, comprendre pourquoi cette procédure existe, détecter une anomalie, connaître ses limites et décider du moment où elle ne doit pas être appliquée reste beaucoup plus difficile à automatiser.

Les recruteurs eux-mêmes commencent à utiliser l’IA

L’intelligence artificielle ne transforme d’ailleurs pas seulement les emplois à pourvoir. Elle commence également à modifier la manière de recruter.

La CCI Nantes St-Nazaire propose désormais aux entreprises des ateliers spécifiquement consacrés à l’utilisation de l’IA dans les ressources humaines.

Parmi les usages présentés figurent le sourcing des candidats, leur préqualification, la rédaction des offres, la communication avec les candidats ou encore la structuration des entretiens.

La CCI insiste également sur les garde-fous nécessaires : non-discrimination, biais algorithmiques, RGPD, confidentialité et traçabilité.

Autrement dit, l’entreprise peut gagner du temps grâce à l’IA, mais elle doit toujours être capable de comprendre et de contrôler ce qu’elle lui délègue.

Pour les entreprises nantaises, recruter autrement plutôt que simplement recruter moins

C’est probablement là que se trouve l’un des enjeux les plus importants pour les entreprises de Nantes et de Loire-Atlantique.

Avec plus de 57 000 projets de recrutement annoncés dans le département, les besoins humains restent considérables. L’IA ne résout pas automatiquement les pénuries de main-d’œuvre, pas plus qu’elle ne remplace indistinctement tous les métiers.

Elle peut, en revanche, redistribuer la valeur entre les différentes compétences présentes dans un poste.

Une entreprise pourrait avoir moins besoin d’une personne uniquement capable d’exécuter une succession de tâches standardisées, mais davantage besoin d’un salarié capable de comprendre le fonctionnement global de son activité et de piloter les outils qui l’assistent.

La capacité à apprendre rapidement pourrait également devenir centrale. Lorsqu’un outil ou une méthode change en quelques mois, maîtriser définitivement un logiciel compte moins que savoir s’adapter au suivant.

Comprendre un processus avant de vouloir l’automatiser

Cette évolution est également observée chez Codésia, entreprise nantaise spécialisée dans les automatisations sur mesure et leur intégration aux outils existants des entreprises.

Lorsqu’une entreprise souhaite automatiser un processus, la difficulté ne consiste pas seulement à connecter une intelligence artificielle à plusieurs logiciels.

Il faut d’abord déterminer précisément ce que l’entreprise souhaite obtenir, quelles règles doivent être respectées, quelles exceptions existent et quels contrôles humains doivent être conservés.

L’exécution d’une tâche peut être déléguée. La compréhension de son objectif et la responsabilité du résultat restent, elles, essentielles.

Cette logique pourrait également devenir un critère de recrutement : rechercher des collaborateurs qui savent non seulement utiliser un outil, mais surtout comprendre ce qu’ils lui demandent de faire et pourquoi ils le lui demandent.

Dans un bassin nantais où plus d’un recrutement sur deux est déjà considéré comme difficile, l’enjeu de l’IA ne sera donc peut-être pas de remplacer les compétences disponibles. Il pourrait être, au contraire, de mieux identifier celles dont les entreprises auront réellement besoin demain.

À propos de ce contenu

Cet article est proposé en partenariat avec Codésia, entreprise nantaise spécialisée dans la conception d’automatisations sur mesure intégrant l’intelligence artificielle. Codésia accompagne les entreprises dans l’analyse de leurs processus, la création de solutions adaptées et leur intégration aux outils déjà utilisés dans leur organisation.

🌐 Découvrir Codésia
✉️ contact@codesia.fr

En partenariat avec Codésia.

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Expositions · Sorties / Agenda

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À Nantes, « Boxing Queens » met en lumière les boxeuses tanzaniennes au Passage Sainte-Croix

À Nantes, « Boxing Queens » met en lumière les boxeuses tanzaniennes au Passage Sainte-Croix

Du 25 septembre au 31 octobre 2026, le Passage Sainte-Croix à Nantes accueille « Boxing Queens », une exposition de la photographe Delphine Blast consacrée à de jeunes boxeuses tanzaniennes. Entre entraînements, compétitions et portraits, la série raconte des femmes qui tentent de se faire une place dans un sport encore très largement masculin.

Des gants, des rings, mais surtout des trajectoires de vie. Dans le cadre de la Quinzaine photographique nantaise, le Passage Sainte-Croix accueille à partir du 25 septembre l’exposition « Boxing Queens » de Delphine Blast.

Réalisé en Tanzanie, ce travail documentaire suit de jeunes femmes engagées dans un parcours de professionnalisation. La photographe s’est immergée dans leur quotidien, entre les salles d’entraînement, les compétitions et des moments plus personnels.

Dans le quotidien de jeunes boxeuses tanzaniennes

La série a été réalisée en 2022 à Arusha et Dar es Salaam. Delphine Blast y photographie les athlètes pendant leurs entraînements, leurs combats, mais également loin du ring.

L’exposition ne s’intéresse donc pas uniquement à la performance sportive. Elle cherche aussi à comprendre les motivations de ces femmes, leurs ambitions et les difficultés auxquelles elles sont confrontées.

En Tanzanie, la pratique féminine de la boxe reste minoritaire. Pour certaines jeunes femmes issues de quartiers populaires, entrer dans une salle et monter sur un ring implique notamment de dépasser des préjugés et une forme de stigmatisation.

La boxe peut alors devenir bien davantage qu’une discipline sportive. Elle représente un moyen de gagner en autonomie, d’apprendre à se défendre et de prendre confiance en soi.

Des boxeuses transformées en « icônes »

Le projet photographique est construit en deux parties. Une première série adopte une approche documentaire et accompagne les boxeuses dans leur vie quotidienne.

La seconde prend la forme de portraits individuels plus construits. Photographiées dans leurs lieux d’entraînement, souvent modestes ou installés en extérieur, les athlètes posent face à l’objectif avec leurs équipements.

Delphine Blast intervient ensuite sur certaines photographies en intégrant des motifs en feuilles d’or. Ces éléments graphiques entourent les sportives et leur donnent une apparence presque iconographique. Elles deviennent ainsi des figures de puissance et de résilience.

« Réparer les corps, transformer les regards »

Cette exposition s’inscrit dans la saison culturelle 2026-2027 du Passage Sainte-Croix, construite autour du thème « Réparer ».

Avec « Boxing Queens », cette réflexion passe par les corps, les parcours individuels et l’émancipation. Le sport apparaît à la fois comme un espace d’effort et comme un moyen de reconstruction personnelle.

Delphine Blast développe depuis plus de dix ans une photographie située à la croisée du documentaire, du social et de l’artistique. Son travail s’intéresse notamment aux inégalités et aux trajectoires de personnes ou de groupes parfois marginalisés.

Pour « Boxing Queens », l’artiste a travaillé dans le cadre d’une résidence soutenue par l’Ambassade de France en Tanzanie et l’Alliance Française de Dar es Salaam.

Un vernissage en présence de Delphine Blast

Avant l’ouverture au public, un vernissage est organisé jeudi 24 septembre à 18 h 30 au Passage Sainte-Croix, en présence de la photographe.

L’exposition sera ensuite accessible du vendredi 25 septembre au samedi 31 octobre 2026. Une partie des photographies sera également présentée dans le jardin Sainte-Croix.

Le lendemain de l’ouverture, Delphine Blast proposera également un atelier photo intitulé « Portrait manifeste, créer son icône », samedi 26 septembre de 14 h à 18 h. Chaque participant pourra créer son propre portrait avant d’y ajouter feuille dorée, dessin, écriture ou motifs graphiques.

Enfin, l’exposition se clôturera samedi 31 octobre à 17 h avec une lecture publique de Combats de filles de Rita Bullwinkel. La traduction française sera lue par le comédien nantais Jean-Marie Lorvellec, en partenariat avec la Librairie Durance.

Informations pratiques

Exposition « Boxing Queens » – Delphine Blast
📅 Du 25 septembre au 31 octobre 2026
📍 Passage Sainte-Croix – 9 rue de la Bâclerie, Nantes
🕐 Du mardi au samedi, de 12 h à 18 h 30
🌿 Une partie de l’exposition est visible dans le jardin Sainte-Croix, tous les jours de 9 h à 19 h
🎟️ Participation libre
🌐 Découvrir l’exposition Boxing Queens

Vernissage : jeudi 24 septembre à 18 h 30, en présence de Delphine Blast.

Crédit photo : Delphine Blast / Boxing Queens – Passage Sainte-Croix

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À la une08.09.26

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