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Face aux fortes chaleurs, la mairie de Nantes et la préfecture de Loire-Atlantique ont annoncé une mise à l’abri provisoire d’une centaine de personnes sans-abri, dont 25 enfants. Cette décision fait suite à l’occupation du bâtiment Dulcie September, mercredi 17 juin, par le Collectif des oubliés du 115 et Droit au logement 44.
Une occupation à Bouffay pour alerter sur les sans-abri à Nantes
Le sujet des sans-abri à Nantes revient au premier plan avec la vague de chaleur. Mercredi 17 juin après-midi, le Collectif des oubliés du 115 et l’association Droit au logement 44 ont occupé le bâtiment Dulcie September, dans le quartier Bouffay.
Ce lieu correspond à l’ancienne école des beaux-arts de Nantes. La Ville l’a rouvert au public dans le cadre d’une occupation transitoire, avec des projets culturels, citoyens et solidaires prévus jusqu’en 2027.
Durant plusieurs heures, environ 100 personnes sans logement y ont été mises à l’abri. Parmi elles figuraient 25 enfants, selon les éléments transmis par les mobilisations associatives.
L’action visait à dénoncer le manque de places d’hébergement d’urgence. Elle a aussi placé la question de la protection des personnes à la rue au cœur de l’épisode de fortes chaleurs.
Une mise à l’abri provisoire annoncée dans la soirée
À la suite de cette mobilisation, la mairie de Nantes et la préfecture de Loire-Atlantique ont annoncé une prise en charge provisoire des personnes présentes. Cette solution devait être engagée dès mercredi soir.
La mesure répond à une urgence immédiate. En période de chaleur, les personnes sans-abri cumulent plusieurs risques : déshydratation, fatigue, exposition prolongée au soleil et difficulté d’accès à des lieux frais.
La mise à l’abri ne règle toutefois pas la question de fond. Les associations demandent des solutions durables, notamment pour les familles avec enfants et les personnes qui sollicitent régulièrement le 115 sans obtenir de place.
En pratique, le relogement provisoire permet de sortir temporairement les personnes de la rue. Cependant, il ne garantit pas automatiquement une réponse stable au-delà de la période ouverte par les autorités.
Le 115 au centre de la crise de l’hébergement d’urgence
Le 115 reste le numéro d’urgence sociale pour les personnes sans solution d’hébergement. Il oriente les personnes vers les dispositifs disponibles, en fonction des places et des situations de vulnérabilité.
Le Code de l’action sociale et des familles prévoit que toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale doit pouvoir accéder à un hébergement d’urgence.
En Loire-Atlantique, l’État rappelle que l’hébergement d’urgence doit offrir des conditions d’accueil dignes. Il doit aussi permettre une première évaluation sociale, médicale ou psychique, puis une orientation vers une structure adaptée.
Pour les associations, l’occupation de Dulcie September illustre l’écart entre ce principe et la réalité vécue par certaines personnes sans-abri à Nantes. Elles dénoncent un système saturé et des réponses jugées trop ponctuelles.
Fortes chaleurs : des mesures de vigilance à Nantes
La Ville de Nantes et Nantes Métropole ont activé plusieurs informations pratiques pour les périodes de fortes chaleurs. Elles recensent notamment des lieux où se rafraîchir, des fontaines à boire, des espaces ombragés, des parcs et des équipements accessibles.
Nantes Métropole indique aussi se tenir à disposition des personnes les plus fragiles. Le service AlloNantes peut orienter les habitants vers les bons contacts et les dispositifs utiles.
Météo-France signalait, ce jeudi 18 juin, la mise en place d’un épisode caniculaire durable sur une partie du pays. En Loire-Atlantique, la vigilance météo doit donc rester suivie de près, car la situation peut évoluer rapidement.
Dans ce contexte, les personnes à la rue restent parmi les publics les plus exposés. Les maraudes, les accueils de jour, les points d’eau et les lieux de fraîcheur jouent un rôle essentiel.
Une réponse d’urgence, mais une demande de solutions durables
La prise en charge annoncée par la mairie et la préfecture apporte une réponse immédiate à la situation créée mercredi. Elle montre aussi le poids des mobilisations associatives dans la mise à l’abri des personnes sans logement.
Le Collectif des oubliés du 115 et Droit au logement 44 alertent depuis plusieurs mois sur les difficultés d’accès à l’hébergement. Ils demandent l’ouverture de places suffisantes et une continuité de prise en charge.
Le dossier reste sensible, car il se situe à la frontière entre urgence sociale, protection sanitaire et droit à l’hébergement. Il engage à la fois l’État, compétent sur l’hébergement d’urgence, et les collectivités locales, mobilisées sur la solidarité et l’accès aux services.
Après l’évacuation ou la sortie du bâtiment Dulcie September, l’enjeu porte désormais sur la durée réelle de la mise à l’abri et sur l’accompagnement proposé aux familles, aux enfants et aux personnes isolées concernées.
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