Pays de la Loire : le chômage atteint 6,8 % et l’économie régionale marque le pas

Photo d'illustration de graphiques économiques et financiers
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Jeudi 1 oct 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


L’économie des Pays de la Loire continue de ralentir. Au deuxième trimestre 2026, le taux de chômage régional atteint 6,8 % de la population active. Il progresse de 0,2 point sur trois mois et de 0,7 point sur un an, selon les dernières données de l’Insee.

Le niveau reste inférieur à la moyenne nationale, mais la tendance est nette : le chômage augmente pour le sixième trimestre consécutif et retrouve son plus haut niveau depuis le premier trimestre 2021.

Une hausse du chômage dans tous les départements

La Loire-Atlantique affiche un taux de chômage de 6,6 %, contre 5,9 % un an plus tôt. En Vendée, il atteint 6,2 %, après 5,5 % au deuxième trimestre 2025. Le Maine-et-Loire monte à 7,3 %, la Mayenne à 5,8 % et la Sarthe à 8,1 %.

Malgré cette dégradation, les Pays de la Loire restent, avec la Bretagne, parmi les régions métropolitaines où le taux de chômage est le plus faible. La moyenne de la France métropolitaine atteint 8,1 %.

Une activité que l’Insee décrit comme atone

L’emploi salarié régional est quasiment stable sur le trimestre, mais recule de 0,3 % sur un an, soit environ 5 080 emplois de moins. L’intérim et l’agriculture figurent parmi les secteurs qui pèsent sur cette évolution.

Dans le tertiaire marchand hors intérim, l’emploi reste stable sur trois mois mais baisse également sur un an. L’hébergement-restauration progresse cependant, ce qui rappelle que la situation diffère fortement selon les métiers.

Ce que cela signifie pour la Loire-Atlantique

En Loire-Atlantique, l’emploi salarié recule légèrement au deuxième trimestre et le chômage progresse. Pour les entreprises nantaises, ces données peuvent traduire des recrutements plus prudents et des investissements différés dans certains secteurs.

Le sujet prolonge les interrogations déjà exprimées par les acteurs économiques locaux. En début d’année, nous revenions notamment sur l’appel de la CCI à continuer d’investir malgré un contexte économique tendu.

Pourquoi la tendance compte davantage que le niveau brut

Un taux de 6,8 % reste bas à l’échelle française. Toutefois, sa hausse continue depuis six trimestres constitue le principal signal à surveiller. Les prochaines publications permettront de voir si le ralentissement se stabilise ou s’amplifie.

Photo d’illustration : Markus Spiske / Unsplash.

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