Parc de la Confluence à Pirmil : les travaux avancent, premières promenades au printemps 2027

LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Lundi 2 nov 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


À Nantes Sud, le chantier du futur parc de la Confluence entre dans une phase concrète. Situé à la rencontre de la Loire et de la Sèvre, près du pont de Pirmil, ce site longtemps discret fait l’objet d’une première série de travaux. Des allées seront remises en état, de nouveaux accès aménagés et les milieux naturels les plus fragiles protégés. Les premières promenades sont annoncées au printemps 2027, sur une superficie de 6 700 m². Le parc complet atteindra, à terme, 3,5 hectares.

Le projet s’inscrit dans la transformation de Pirmil–Les Isles. Il ne s’agit pas seulement de créer un jardin supplémentaire : l’objectif est de redonner une place au fleuve, à la biodiversité et aux déplacements à pied dans un secteur jusqu’ici largement marqué par les infrastructures routières.

Un chantier engagé à l’automne 2026 autour des deux entrées

La première étape des travaux concerne les accès situés de part et d’autre de la rue du Dos-d’Âne. Deux parvis permettront de repérer plus facilement les entrées du parc. Les équipes rétablissent également des allées existantes pour préparer des parcours de promenade lisibles et sécurisés.

Dans le même temps, certaines portions de la pointe de la Confluence resteront à l’écart des visiteurs. Les berges et plusieurs arbres y sont fragilisés. Des clôtures protégeront ces secteurs sensibles ; leur présence permettra également de canaliser les passages sans multiplier les aménagements artificiels en bord d’eau.

La première séquence se déroule de mi-septembre à fin novembre 2026. Pendant le chantier, le parc est fermé au public et certains cheminements sont déviés. L’accès des riverains au 2 place de la Rochelle demeure assuré. Les promeneurs doivent suivre les indications sur place et ne pas entrer dans les zones de travaux.

Que pourra-t-on découvrir au printemps 2027 ?

Le lancement de la première phase ne signifie pas l’ouverture immédiate de l’intégralité des 3,5 hectares. À partir du printemps 2027, environ 6 700 m² doivent devenir accessibles. Les aménagements comprennent de nouveaux cheminements, des espaces de prairie et deux lieux pour faire une pause : l’un au cœur du site et l’autre au bord de l’eau.

Une plateforme et des bancs compléteront les espaces de détente. Les bancs prévus dans le projet réemploieront notamment des troncs d’arbres issus de stocks municipaux. Des panneaux de médiation raconteront l’histoire du quartier, le fonctionnement de ces paysages et les prochaines étapes du chantier.

Le calendrier a été précisé à l’automne : les cheminements de la première phase doivent être accessibles durant l’hiver, une fois sécurisés, tandis que l’espace central restera protégé pour permettre aux semis de se développer. L’ouverture de l’ensemble des aménagements de cette première phase reste fixée au printemps 2027.

Pourquoi certaines berges ne seront-elles pas accessibles ?

La réponse tient au caractère fluvial du lieu. À la confluence de deux cours d’eau, les niveaux peuvent varier et les sols rester humides. L’ancien usage industriel de certains secteurs a aussi laissé des traces. Plusieurs arbres sont vieillissants, des racines se trouvent déchaussées et les berges ont besoin d’être consolidées par une approche respectueuse du milieu naturel.

La renaturation prévoit des prairies, des boisements et des zones humides. Environ 0,9 hectare du parc complet doit être consacré à ces milieux. Certains seront volontairement préservés de la fréquentation. Ce choix permet de concilier espaces publics et habitats favorables à la faune et à la flore.

Les paysagistes misent également sur une pente de berge plus naturelle, plutôt que sur une succession d’ouvrages rigides. L’enjeu est de mieux accompagner les variations de la Loire et de la Sèvre, ainsi que les épisodes de fortes pluies. Ce travail participe à l’adaptation de la métropole aux effets du changement climatique.

Un parc plus grand que prévu dans le projet initial

La surface projetée est passée de 2,5 à 3,5 hectares. Cette évolution accompagne une révision du programme immobilier de Pirmil Saint-Jacques. La collectivité prévoit désormais environ 600 logements, dont une moitié en locatif social ou en accession abordable, sur des terrains déjà artificialisés. S’y ajoutent des bureaux, des commerces et des activités de proximité.

Les parcours piétons et cyclables doivent gagner en continuité entre le pôle d’échanges de Pirmil, les quartiers voisins et les bords de Loire. Une liaison cyclable bidirectionnelle supplémentaire est prévue vers Rezé. Ainsi, la création du parc s’articule avec la transformation plus large des mobilités et des services du quartier.

Quel calendrier pour le parc complet et le quartier ?

La première ouverture de 2027 constitue une étape, pas l’achèvement du projet. Une nouvelle phase d’aménagement est envisagée à l’horizon 2029-2030, après les études et procédures nécessaires. Les opérations immobilières du secteur suivent leur propre calendrier, avec des chantiers attendus plutôt vers 2031-2032.

À court terme, les habitants peuvent donc retenir trois repères : la sécurisation des entrées à l’automne 2026, les premiers cheminements remis en service pendant l’hiver et l’ouverture d’espaces de promenade au printemps 2027. Les aménagements ultérieurs étendront progressivement les usages du parc.

Accès, déplacements et contacts utiles

Le site se trouve à Nantes Sud, près du pont de Pirmil, à la rencontre de la Loire et de la Sèvre. Durant les travaux, il est recommandé de vérifier la signalisation temporaire, particulièrement autour de la rue du Dos-d’Âne et de la place de la Rochelle. Les aménagements d’accès sont encore susceptibles d’évoluer en fonction du chantier.

Pour une question sur les cheminements, les riverains peuvent contacter la direction de quartier Nantes Sud au 02 40 41 61 40 ou Nantes Métropole Aménagement au 02 40 41 01 30. Le déroulement de la première phase est également détaillé dans la présentation du projet d’aménagement.

Cette évolution du quartier s’inscrit dans un travail plus large sur la nature en ville. À Nantes, le réseau de promenades de l’Étoile verte doit également renforcer les continuités paysagères autour de la Loire, de l’Erdre et de la Chézine.

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