La délinquance enregistrée recule pour la troisième année consécutive dans Nantes Métropole, selon son nouveau baromètre. Les faits auraient diminué de 1,5 % en 2025. Pourtant, les violences et les infractions liées aux stupéfiants progressent dans plusieurs catégories. Et le sentiment d’insécurité ne suit pas nécessairement la même trajectoire. Chiffres officiels, comparaison avec les autres métropoles, données propres à Nantes et grande enquête nationale : voici ce que l’on peut réellement conclure.
Nantes est-elle une ville particulièrement dangereuse ? La question revient régulièrement dans le débat public. Elle mérite une réponse plus précise qu’un classement spectaculaire ou qu’une déclaration politique. Les statistiques de police constituent un premier indicateur. Il faut aussi examiner ce que vivent les habitants, les faits qui ne donnent jamais lieu à une plainte et les différences entre territoires.
Présenté le jeudi 29 octobre 2026, le nouveau baromètre de la tranquillité publique de Nantes Métropole repose sur les données du ministère de l’Intérieur relatives à 2025. Il concerne les 24 communes de l’agglomération. Télénantes chiffre à 1,5 % la baisse globale des faits enregistrés en 2025. Cet indicateur d’ensemble masque cependant des évolutions parfois opposées.
Ce que mesure le baromètre : 24 communes, des faits enregistrés et cinq années de recul
La métropole a confié le travail à l’Agence d’urbanisme de la région nantaise, l’Auran. Cet observatoire s’inscrit dans le Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance, le CISPD, qui associe collectivités et acteurs de la sécurité. Son objectif est de suivre les différentes atteintes au fil du temps et de comparer la situation locale à celle de territoires métropolitains.
Les chiffres présentés en octobre 2026 se rapportent à l’année civile 2025. Ils ne décrivent donc pas les incidents survenus depuis janvier 2026. Ils portent principalement sur les faits connus des services de police et de gendarmerie, pas sur tous les actes commis.
Deux autres précautions s’imposent. D’abord, Nantes Métropole ne désigne pas seulement la ville de Nantes : les résultats agrègent les communes du territoire. Ensuite, un taux pour 1 000 habitants n’est pas interchangeable avec un taux pour 1 000 logements. Les cambriolages utilisent précisément ce second dénominateur.
Les comparaisons sont plus instructives lorsqu’elles mettent en regard de grandes métropoles, qui concentrent emplois, transports et flux de visiteurs. Elles ne constituent pas pour autant un palmarès définitif de la sécurité ni une mesure individuelle du risque pour chaque habitant.
Six indicateurs pour situer la métropole nantaise parmi les autres grandes agglomérations
Le tableau reprend les taux communiqués par Nantes Métropole pour 2025. Les chiffres du groupe de référence correspondent à la moyenne des métropoles retenues pour comparaison, et non à la moyenne de toutes les communes françaises.
| Indicateur en 2025 | Nantes Métropole | Métropoles comparées |
|---|---|---|
| Vols sans violence contre les personnes | 11,9 | 17,4 |
| Vols dans les véhicules | 6,2 | 6,6 |
| Violences physiques intrafamiliales | 3,1 | 3,7 |
| Violences physiques hors famille | 3,4 | 4,0 |
| Infractions liées à l’usage de stupéfiants | 4,8 | 7,1 |
| Infractions liées au trafic de stupéfiants | 1,2 | 1,8 |
Source : baromètre Auran/Nantes Métropole présenté le 29 octobre 2026. Taux pour 1 000 habitants. Ces catégories n’ont pas toutes la même unité statistique : selon l’infraction, les données concernent des faits, des victimes ou des personnes mises en cause.
Sur les six indicateurs publiés avec une moyenne de comparaison, le taux métropolitain est inférieur à celui du groupe de référence. Pour les vols sans violence, l’écart atteint 5,5 faits pour 1 000 habitants. Il est beaucoup plus limité pour les vols commis à l’intérieur des véhicules : seulement 0,4 fait pour 1 000 habitants.
Cette photographie est utile pour contester l’idée selon laquelle Nantes serait systématiquement en tête de tous les indicateurs de délinquance. Elle ne permet pas de conclure que toutes les atteintes seraient faibles, ni que la situation serait satisfaisante dans chaque quartier.
Les atteintes aux biens reculent, mais les cambriolages restent un sujet majeur
Les vols dans les véhicules ont diminué de près de moitié dans l’agglomération depuis 2020, indique la collectivité. Les vols sans violence connaissent eux aussi une tendance descendante. Ces catégories regroupent notamment des atteintes fréquentes dans les déplacements quotidiens ou sur les lieux fréquentés.
Le recul concerne également les cambriolages de logements. Leur taux atteint 7,3 faits enregistrés pour 1 000 logements en 2025 à l’échelle métropolitaine. Il ne s’agit pas de 7,3 cambriolages pour 1 000 habitants. Cette distinction change la lecture du chiffre, puisqu’un logement peut accueillir plusieurs personnes.
Autre point essentiel : l’évolution dans le temps ne suffit pas à établir une position favorable par rapport à toutes les autres collectivités. Les données nationales, qui englobent aussi des territoires peu urbanisés, ne constituent pas le même groupe de comparaison que les grandes métropoles. Une catégorie peut donc reculer à Nantes sans être devenue marginale.
Pour les résidents, la baisse statistique n’annule ni les dommages causés par un cambriolage ni le besoin d’accompagnement. Elle appelle surtout une analyse de la prévention, des dépôts de plainte et de la répartition géographique des faits.
Violences contre les personnes : des taux comparativement bas, mais une hausse à surveiller
Les violences physiques intrafamiliales représentent 3,1 faits enregistrés pour 1 000 habitants dans la métropole en 2025, contre 3,7 dans le groupe de comparaison. Les violences hors du cadre familial atteignent 3,4, contre 4,0 ailleurs. Dans les deux catégories, les taux ont augmenté depuis 2020.
Ce mouvement ne peut être résumé à une simple détérioration ou à une simple amélioration des comportements. Le nombre de victimes qui osent signaler les faits, les possibilités d’accueil et l’activité des institutions influencent les statistiques. Denis Talledec, adjoint à la maire de Nantes chargé de la sécurité et élu métropolitain, évoque notamment une libération de la parole pour certaines violences.
Toutefois, l’augmentation des signalements ne prouve pas, à elle seule, que la fréquence réelle des violences serait stable. Les données disponibles ne permettent pas de répartir exactement la hausse entre une évolution des faits subis, une meilleure déclaration et d’autres facteurs.
Les violences sexuelles nécessitent une vigilance particulière. Leur ampleur demeure difficile à apprécier à partir des seules statistiques policières, compte tenu de la forte proportion de victimes qui ne portent pas plainte. Les enquêtes directes auprès de la population apportent ici un éclairage indispensable.
Attention à ne pas confondre Nantes et Nantes Métropole
Les statistiques communales peuvent présenter un tableau plus tendu que les moyennes métropolitaines. Les données publiques du ministère de l’Intérieur, reprises pour la seule commune de Nantes par l’Observatoire Sécurité, permettent de mieux saisir cet effet d’échelle.
En 2025, pour la ville de Nantes seulement, elles recensent notamment 5 736 victimes entendues pour des vols sans violence, soit 17,5 pour 1 000 habitants. Le taux présenté pour Nantes Métropole est, lui, de 11,9. Les périmètres territoriaux diffèrent et les publications doivent être comparées avec leurs précisions méthodologiques.
La même source communale comptabilise 1 457 victimes de violences physiques hors du cadre familial, soit 4,4 pour 1 000 habitants. Elle recense aussi 1 001 victimes de violences intrafamiliales et 753 victimes de violences sexuelles enregistrées sur l’année. Ces nombres expriment des faits connus des institutions. Ils ne décrivent pas toutes les victimations.
Pour les logements, 1 227 cambriolages sont recensés dans la commune, soit 6,3 pour 1 000 logements. Quant aux vols dans les véhicules, le total communal atteint 2 392, correspondant à 7,3 pour 1 000 habitants. Ici encore, les évolutions depuis plusieurs années sont plus informatives qu’un seul classement annuel.
Pourquoi ces écarts ? Le centre d’une grande ville accueille aussi des personnes venues travailler, étudier, sortir ou visiter. Les taux sont généralement rapportés à la population qui y réside, ce qui oblige à examiner les flux et la structure urbaine. Ce sont des éléments de contexte, et non des causes démontrées pour chaque délit.
Ni la moyenne des 24 communes ni le chiffre de la ville entière ne disent ce que vivent les habitants de chaque rue. Une analyse à l’échelle des quartiers, associée à des enquêtes de terrain, reste nécessaire pour identifier les problèmes localisés.
Stupéfiants : pourquoi davantage d’infractions recensées ne signifie pas automatiquement davantage de consommation
Pour l’usage de stupéfiants, le baromètre relève 4,8 infractions pour 1 000 habitants en 2025 dans Nantes Métropole. Le chiffre progresse de 1,3 pour 1 000 en un an, tout en restant inférieur à la moyenne des métropoles comparées, fixée à 7,1. Le taux relatif au trafic est de 1,2, contre 1,8 dans le groupe de référence.
Ces statistiques présentent une caractéristique : une partie des infractions apparaît à l’occasion d’un contrôle. L’intensification des opérations policières, le ciblage de secteurs ou le développement des amendes forfaitaires peuvent augmenter les faits détectés. On ne peut donc pas transformer mécaniquement l’évolution des personnes mises en cause en courbe de la consommation réelle.
Pour autant, le narcotrafic et les nuisances qui lui sont associées restent des enjeux concrets de sécurité et de santé. Les décisions publiques doivent articuler enquêtes judiciaires, protection des riverains, prévention et accès aux soins. À Nantes, cette question a notamment conduit à une coordination renforcée annoncée en octobre entre l’État, la Ville et la justice. Le débat porte aussi sur le développement d’une halte soins addictions.
Comment évolue la délinquance en France en 2025 ?
Le baromètre nantais gagne à être replacé dans un contexte national. Dans son bilan statistique de la délinquance 2025, publié le 9 juillet 2026, le service statistique du ministère de l’Intérieur, le SSMSI, décrit lui aussi des tendances divergentes selon les infractions.
- Violences physiques enregistrées : +5 % en France en 2025, dont +6 % pour les violences intrafamiliales et +5 % hors du cadre familial.
- Violences sexuelles enregistrées : +8 %, avec +9 % pour les viols et tentatives de viol.
- Cambriolages de logements : -3 % sur un an.
- Vols de véhicules et vols dans les véhicules : -9 % dans chacune de ces deux catégories.
- Infractions de stupéfiants : +7 % pour l’usage et +9 % pour le trafic, selon les faits et personnes mis en cause enregistrés.
- Escroqueries et fraudes aux moyens de paiement : +7 %. Le numérique intervient dans 53 % des faits enregistrés dans cette catégorie en 2025, contre 31 % en 2016.
Le ministère recense par ailleurs 975 victimes d’homicide en 2025 à l’échelle nationale, soit un niveau globalement stable. Aucun de ces totaux français ne doit être attribué à la métropole nantaise.
La comparaison met en évidence un phénomène partagé : les infractions visant les biens peuvent diminuer tandis que des atteintes aux personnes, les trafics ou les fraudes progressent. Il n’existe donc pas de hausse ou de baisse uniforme de « l’insécurité ».
En Loire-Atlantique, les tendances départementales ont également fait l’objet d’un bilan spécifique des services de l’État. Pour en comprendre les évolutions propres, notre précédent article revient sur les chiffres 2025 des vols et des violences enregistrés dans le département.
Le chiffre que les statistiques de police ne montrent pas : la part des victimes qui ne portent pas plainte
Le 29 octobre 2026, le SSMSI a publié une autre étude majeure : le rapport de l’enquête « Vécu et ressenti en matière de sécurité » (VRS), édition 2025. Cette enquête nationale interroge environ 200 000 adultes. Elle porte notamment sur les faits subis en 2024 et sur le ressenti de sécurité recueilli en 2025. Il ne s’agit pas d’un sondage représentatif des seuls Nantais.
La méthode complète les fichiers de police : au lieu de se limiter aux plaintes et aux contrôles, les enquêteurs demandent directement aux personnes ce qu’elles ont vécu. L’écart entre les faits subis et les faits signalés varie fortement suivant la nature de l’infraction.
Selon cette étude et sa méthode actualisée, les taux de dépôt de plainte sont estimés à :
- 78 % pour les vols de voiture effectivement commis ;
- 67 % pour les vols de résidence principale avec effraction ;
- 41 % pour les vols sans violence hors logement et véhicule ;
- 21 % pour les violences physiques ;
- 4 % pour les violences sexuelles, selon le champ de l’enquête.
Ces proportions sont nationales et concernent des catégories précisément définies. Elles ne permettent pas d’estimer directement combien d’infractions auraient été commises à Nantes sans être enregistrées. Mais elles montrent pourquoi un taux de plainte faible ne signifie pas nécessairement un niveau de violence faible.
Parmi les motifs de non-dépôt de plainte cités par les personnes interrogées figurent l’impression qu’une plainte ne servirait à rien, la perception d’une gravité insuffisante et la crainte de ne pas être prise au sérieux. La lutte contre le non-recours à la plainte fait donc partie intégrante d’une politique de sécurité.
Le sentiment d’insécurité progresse au niveau national, même lorsque certains délits reculent
Autre résultat de l’enquête VRS : tous les indicateurs de sentiment d’insécurité mesurés progressent entre 2024 et 2025. Pour le sentiment d’insécurité dans le quartier ou le village, l’augmentation atteint 5 % sur un an. Il s’agit d’une évolution relative, et non d’une hausse de cinq points de pourcentage.
Les femmes déclarent plus souvent que les hommes éprouver de l’insécurité dans les espaces publics, les transports ou à leur domicile. Elles indiquent aussi plus fréquemment renoncer à sortir seules pour cette raison. Les 18-24 ans apparaissent également davantage exposés à certaines inquiétudes et atteintes. Ces observations nationales rendent indispensable une approche de la tranquillité publique attentive aux différentes expériences.
L’étude évoque aussi les troubles quotidiens. En 2025, 45 % des personnes interrogées déclarent avoir été témoins d’infractions au code de la route dans leur quartier ou village, 29 % de dégradations, 26 % de vols ou cambriolages et 24 % de phénomènes liés à une consommation excessive d’alcool. Ces pourcentages sont des déclarations de témoins à l’échelle nationale, pas des taux de criminalité et pas des résultats propres à Nantes.
Quant à l’action des forces de sécurité, 56 % des personnes interrogées se disent satisfaites de leur action au niveau national et 53 % de leur action de proximité. Là encore, ces résultats ne constituent pas un baromètre d’opinion nantais.
Un quartier peut devenir statistiquement moins exposé à certains vols tout en restant vécu comme anxiogène. L’occupation de l’espace public, les tensions répétées, les incivilités, l’éclairage, les horaires de circulation ou des événements marquants peuvent influencer ce ressenti. Il serait cependant abusif d’attribuer leur influence exacte à Nantes sans enquête locale spécifique.
Pourquoi les classements des « villes les plus dangereuses » sont trompeurs
Un classement repose souvent sur un total d’infractions rapporté au nombre d’habitants. Or additionner cambriolages, violences, fraudes et infractions révélées par les contrôles revient à réunir des phénomènes très différents. Un vol de téléphone, une violence conjugale et une opération contre un trafic n’ont ni les mêmes victimes ni les mêmes conditions d’enregistrement.
Les grandes villes accueillent par ailleurs des visiteurs et des usagers non résidents. Cette fréquentation n’apparaît pas nécessairement dans le dénominateur démographique. Autre biais : plus les contrôles sont nombreux sur certaines infractions, plus les faits détectés peuvent augmenter.
Enfin, le lieu de dépôt de plainte, celui de commission des faits et le territoire retenu pour publier les données ne doivent pas être confondus. Les unités de comptage changent aussi selon les infractions : infractions, victimes, véhicules, personnes mises en cause ou logements.
Un indicateur correctement interprété répond à une question précise : « Le taux de vols sans violence dans cette agglomération est-il supérieur à celui d’agglomérations comparables ? » Il ne répond pas, à lui seul, à la question globale : « Suis-je en sécurité partout et à toute heure ? »
Quelles réponses publiques à Nantes ? Police, prévention et accompagnement des victimes
Le suivi des chiffres doit permettre d’adapter les politiques publiques. Les missions se répartissent entre les services de l’État, les communes, la métropole, les autorités judiciaires et les acteurs sociaux et sanitaires. Le baromètre ne permet pas, à lui seul, de mesurer l’effet causal d’une mesure particulière.
La Ville de Nantes indique compter 235 agents de police municipale en 2026, contre 115 en 2020. Leurs missions couvrent la présence de proximité, la prévention, les arrêtés municipaux, la circulation et certaines incivilités. Les enquêtes judiciaires et les interventions relevant de la police nationale demeurent de la compétence des services de l’État, sous le contrôle de l’autorité judiciaire.
Ces moyens peuvent contribuer à la tranquillité quotidienne, mais leur évolution ne prouve pas automatiquement qu’ils expliquent la baisse des vols. Pour évaluer les politiques publiques, il faut suivre des séries comparables, mesurer les résultats sur le terrain et recueillir la parole des victimes et des habitants.
Le sujet des addictions illustre également l’importance de réponses complémentaires. Les difficultés observées dans l’espace public ne relèvent pas exclusivement de la répression. Nous avons détaillé les enjeux sanitaires et sociaux liés à la consommation de crack à Nantes.
Que faire à Nantes en cas d’agression, de vol, de cambriolage ou de nuisances ?
En cas de danger immédiat, appelez le 17 ou le 112. Si vous ne pouvez pas parler ou entendre, le service d’urgence 114 permet une alerte adaptée, notamment par SMS.
Pour un problème de tranquillité publique, la Maison de la tranquillité publique reçoit les habitants au 11, boulevard de Stalingrad à Nantes, du lundi au vendredi de 8 h 30 à 17 h 30. Le numéro 02 40 41 99 99 permet de contacter Allô tranquillité publique. Pour un signalement en cours nécessitant une intervention rapide, la Ville indique une plage de fonctionnement du lundi au samedi de 6 h 30 à 2 h. Ce numéro ne remplace pas les urgences policières.
Pour déposer plainte, il est possible de se rendre dans un commissariat ou une brigade de gendarmerie. Certaines atteintes aux biens, notamment un vol ou un cambriolage lorsque l’auteur est inconnu, peuvent relever de la plainte en ligne.
Pour l’aide aux victimes, le 116 006 propose une orientation et un accompagnement gratuits. Les femmes victimes de violences peuvent également contacter le 3919, service national d’écoute et d’orientation. En cas de départ prolongé du domicile, l’Opération tranquillité vacances permet de signaler gratuitement son absence aux forces de l’ordre.
Pour les démarches et les horaires, les informations de référence figurent sur la page officielle consacrée à la police municipale et à la Maison de la tranquillité publique et sur Service-Public.fr.
Ce que l’on peut conclure, et les données qui manquent encore
Le nouveau baromètre apporte un enseignement solide : dans plusieurs grandes catégories comparables, Nantes Métropole affiche des taux inférieurs à la moyenne des autres métropoles étudiées. Les atteintes aux biens enregistrées poursuivent globalement leur repli. Il est donc inexact de présenter l’agglomération comme systématiquement plus touchée que toutes les autres grandes villes.
Mais cette conclusion ne doit pas masquer trois réalités. Les violences enregistrées et les infractions relatives aux stupéfiants progressent dans certaines catégories. La commune de Nantes présente des taux distincts de ceux de l’ensemble métropolitain. Enfin, de nombreuses victimes ne portent pas plainte, alors que le sentiment d’insécurité constitue lui-même un enjeu public.
Une lecture honnête réclame donc plusieurs outils complémentaires : données policières détaillées, enquêtes de victimation, ressenti des habitants, analyses par quartier et évaluations transparentes des actions conduites. La sécurité ne se résume ni à un chiffre global ni à l’impression produite par un événement isolé.
Pour retrouver le bilan plus synthétique des résultats 2025, consultez également notre premier décryptage du baromètre de Nantes Métropole publié le 29 octobre.
Sources principales : Nantes Métropole et Auran, baromètre 2025 présenté le 29 octobre 2026 ; SSMSI, bilan national de la délinquance 2025, juillet 2026 ; SSMSI, enquête VRS menée en 2025 et publiée le 29 octobre 2026 ; données communales 2025 issues de la statistique publique de sécurité intérieure, reprises par l’Observatoire Sécurité. Les périodes, périmètres et unités de comptage diffèrent suivant les études.
Photo d’illustration d’archive : véhicule réel de la police municipale de Nantes photographié rue du Moulin en juin 2020. © Kevin.B, Wikimedia Commons – licence CC BY-SA 4.0, image recadrée pour la publication. Cette photographie ne représente pas la conférence de présentation du 29 octobre 2026.
Votre avis compte
Comment avez-vous trouvé cet article ?
S’abonner à Infos Média Nantes
Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.



