Nantes : deux familles géorgiennes face à des expulsions avant la trêve hivernale

Publication de la FSU-SNUipp de Loire-Atlantique sur l'expulsion d'une famille nantaise avec enfants, le 19 octobre 2026
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À quelques jours du début de la trêve hivernale, deux familles géorgiennes installées à Nantes se retrouvent confrontées à la perte de leur logement. Selon un reportage de France 3 Pays de la Loire diffusé le 26 octobre 2026, une première famille vit désormais dans sa voiture, tandis qu’une seconde redoute une intervention prévue mardi 27 octobre, sans solution de relogement connue à cette date.

Une famille dans sa voiture, une autre inquiète pour le 27 octobre

Les deux foyers ont quitté la Géorgie pour des motifs présentés comme politiques et médicaux. Leurs demandes d’asile ont été rejetées, rapporte France 3. Leur situation d’hébergement est aujourd’hui précaire, alors que les températures automnales baissent et que l’accès à un logement adapté devient un enjeu immédiat.

La première famille a déjà perdu l’usage de son logement et se retrouve dans un véhicule. La seconde attend une nouvelle étape de la procédure le mardi 27 octobre. Il faut donc distinguer une situation d’expulsion déjà réalisée et une intervention annoncée mais pas encore constatée.

Les informations publiques disponibles ne permettent pas de préciser la situation juridique individuelle de chaque adulte ni le statut exact des enfants. Leur identité et leur lieu de stationnement ne sont pas nécessaires pour comprendre les conséquences sociales de cette situation.

Dans son témoignage publié le 21 octobre, la FSU-SNUipp de Loire-Atlantique décrit l’expulsion de la première famille le 19 octobre. Ce document complète le reportage de France 3 sur la situation des deux foyers.

La trêve hivernale commence le 1er novembre

La trêve hivernale 2026-2027 s’ouvre le dimanche 1er novembre 2026 et prend fin le 31 mars 2027 inclus. Durant cette période, l’exécution des expulsions locatives est suspendue dans les situations couvertes par la loi. Les démarches judiciaires, elles, peuvent continuer.

Il existe plusieurs exceptions à la trêve. Elle ne couvre pas toutes les formes d’occupation et de mise à l’abri, ni toutes les situations où une procédure d’évacuation est engagée. Il serait donc incorrect d’affirmer qu’elle protège automatiquement chacune des familles géorgiennes sans connaître la nature juridique de leur logement et de la procédure.

Le détail du dispositif, des exceptions et des délais figure dans la fiche officielle de Service-Public.fr, actualisée en octobre 2026.

L’urgence : obtenir une mise à l’abri adaptée

Pour une famille sans hébergement, le premier enjeu est la mise à l’abri, particulièrement lorsqu’il y a des enfants ou des problèmes de santé. Le 115, numéro gratuit d’urgence sociale accessible 24 heures sur 24, permet de signaler une situation de rue et de solliciter une orientation. Les disponibilités dépendent cependant des capacités d’accueil et des priorités évaluées par les services compétents.

Les travailleurs sociaux peuvent aider à documenter la situation familiale, à rechercher des solutions d’hébergement et à orienter vers les structures de soins ou les démarches administratives pertinentes. Une décision défavorable en matière d’asile ne dispense pas les autorités et les acteurs sociaux d’examiner les besoins humanitaires immédiats dans le cadre légal applicable.

Une situation qui interroge l’accueil en Loire-Atlantique

Ces deux situations posent des questions plus larges : accès à l’hébergement d’urgence, continuité des soins, scolarisation des mineurs et articulation entre décisions administratives et protection des personnes vulnérables. L’issue de la procédure annoncée pour le 27 octobre, ainsi que l’obtention éventuelle d’un hébergement, devront faire l’objet d’une actualisation à partir d’éléments confirmés.

Les personnes confrontées à une rupture d’hébergement peuvent appeler le 115 et demander un accompagnement auprès d’un travailleur social. Le recours à une association juridique spécialisée peut également aider à comprendre les décisions notifiées, sans présumer de l’issue de chaque dossier.

Visuel documentaire : publication de la FSU-SNUipp 44 sur l’expulsion du 19 octobre 2026. Il ne s’agit pas d’une photographie des familles.

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