Nantes : tentative de blocus à Clemenceau, aucun incident à Livet

Conteneurs à déchets regroupés sur le trottoir près des lycées nantais lors des blocages signalés le 2 novembre 2026
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Lundi 26 oct 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


Au lycée Clemenceau, à Nantes, des élèves ont tenté d’organiser un blocus ce lundi 2 novembre 2026. Selon les retours reçus des établissements concernés, cette tentative n’a pas abouti et la situation est revenue à la normale dès le début de matinée. Au lycée Livet, aucun incident n’a été signalé : le problème mentionné dans les premières informations n’était pas lié à un blocus. Ces précisions corrigent le signalement initial reçu par Infos Média Nantes au moment de la rentrée après la Toussaint.

Mise à jour du 2 novembre 2026 – précisions des établissements : le lycée Clemenceau a connu une tentative de blocus non aboutie, suivie d’un retour à la normale en début de matinée. Au lycée Livet, aucun incident ni blocus n’a été signalé. L’article a été rectifié en conséquence.

Une tentative de blocus à Clemenceau, aucun incident à Livet

À 7 h 23, un premier témoignage reçu par la rédaction faisait état de blocages aux lycées Livet et Clemenceau. Il s’accompagnait de photographies montrant notamment plusieurs conteneurs regroupés le long d’une grille et, sur une autre image, des véhicules près de gyrophares bleus. Ces images ont motivé un premier signalement, mais ne suffisaient pas à établir la situation exacte dans chaque lycée.

À Clemenceau, la tentative de blocus menée par des élèves n’a pas abouti. D’après le retour de l’établissement, tout est rentré dans l’ordre dès le début de matinée. Il serait donc inexact de parler d’un lycée resté bloqué ou d’une fermeture prolongée.

À Livet, aucun incident n’a été signalé. Le problème évoqué au départ n’était pas lié à un blocus. L’établissement ne doit donc pas être présenté comme bloqué ce lundi 2 novembre.

Les précisions reçues des établissements permettent de distinguer clairement les deux situations. Elles ne font état ni d’un blocus effectif et durable à Clemenceau, ni d’une action de blocage à Livet. Les photographies du matin ne peuvent pas, à elles seules, être interprétées comme la preuve de blocages dans les deux établissements.

Une rentrée après six semaines de mobilisation lycéenne

Le lundi 2 novembre marque la reprise des cours après les vacances de la Toussaint. Les organisations lycéennes et étudiantes n’ont pas toutes suspendu leur mouvement. Dès le dimanche 1er novembre, Pierre Sourzat, président de l’organisation Les Lycéens !, a confirmé un appel à bloquer des établissements dès lundi. L’Union syndicale lycéenne (USL), l’Union étudiante et l’Unef ont également annoncé de nouvelles actions, notamment les mardi 3 et jeudi 5 novembre.

Cette mobilisation nationale, engagée à la mi-septembre, porte sur plusieurs difficultés du système éducatif. Les jeunes mobilisés dénoncent notamment le manque de remplacements des enseignants absents, des classes trop chargées, l’état de certains bâtiments et les inquiétudes relatives à l’accès à l’enseignement supérieur. Parcoursup et les moyens accordés à l’Éducation nationale figurent parmi les sujets les plus discutés.

Les revendications varient selon les organisations et les établissements. Les motifs précis de la tentative de blocus à Clemenceau n’ont pas été détaillés dans les retours reçus par la rédaction. À Livet, les difficultés évoquées dans le premier signalement ne relevaient pas d’un blocus.

À Nantes, une mobilisation déjà marquée par des blocages et des dégradations

Les établissements de Loire-Atlantique connaissent des perturbations depuis la fin de septembre. Le 1er octobre, plusieurs lycées de l’agglomération nantaise ont été concernés par des rassemblements, des blocages et, sur certains sites, des incidents. Le lycée Clemenceau avait notamment connu un blocage puis une intervention des forces de l’ordre au cours de cette journée.

L’événement le plus lourd de conséquences reste l’incendie du lycée Nelson-Mandela, sur l’île de Nantes, le 1er octobre. Des dégâts majeurs ont empêché la reprise normale des cours. Cet épisode doit être distingué des rassemblements pacifiques et des mobilisations constatés dans d’autres établissements.

Les difficultés constatées cet automne ont aussi conduit le rectorat à ouvrir un échange avec des représentants des élèves. Le 8 octobre, le recteur Raphaël Muller et le directeur académique Gilles Neuviale ont rencontré 23 lycéens, membres du conseil académique de la vie lycéenne et de conseils de vie lycéenne nantais. Les élèves ont évoqué leurs conditions d’étude, leurs attentes et leur quotidien scolaire. Les échanges ont été présentés par l’académie de Nantes.

La rédaction avait déjà détaillé les faits locaux dans son article du 1er octobre consacré aux blocages et à Nelson-Mandela.

Parcoursup, effectifs, enseignants : ce qu’a annoncé le gouvernement

Le 26 octobre, le gouvernement a présenté des engagements pour répondre à la mobilisation. La principale annonce concerne le remplacement de Parcoursup à l’horizon de la rentrée 2028, précédé d’aménagements annoncés pour 2027. L’exécutif a aussi promis 15 000 places supplémentaires dans le supérieur, notamment en BTS et en BUT.

Au lycée, les classes de seconde générale et technologique doivent être limitées à 28 élèves dès 2027 dans la moitié des lycées les moins favorisés, puis dans l’ensemble de ces lycées à partir de 2028. Le gouvernement prévoit également de revenir sur les suppressions de postes envisagées dans le second degré et de créer 500 postes supplémentaires d’enseignants dans le projet de budget pour 2027.

Un plan de recrutement de contractuels vise aussi à mieux assurer les remplacements. Pour les étudiants, l’exécutif annonce notamment une indexation des bourses sur le coût de la vie à partir de la rentrée 2027. Ces mesures sont des engagements annoncés, dont plusieurs nécessitent encore leur mise en œuvre. Les organisations de jeunesse reconnaissent certaines avancées mais les jugent insuffisantes pour mettre fin au mouvement.

Les détails figurent dans le communiqué officiel publié le 26 octobre par le ministère de l’Éducation nationale.

Le lycée Clemenceau accueille aussi des étudiants de Nelson-Mandela

La situation de ce 2 novembre comporte une particularité importante à Nantes. Après l’incendie du 1er octobre, la Région Pays de la Loire vise une reprise partielle au lycée Nelson-Mandela le 16 novembre. D’ici là, une partie des cours reste organisée à distance, avec des regroupements proposés dans les locaux de l’Hôtel de Région.

La Région a mis à disposition 116 créneaux de deux heures pour ces regroupements. Les classes préparatoires de Nelson-Mandela doivent être accueillies à partir du lundi 2 novembre dans les lycées Guist’hau et Clemenceau. Les étudiants préparant un diplôme de comptabilité et de gestion doivent, de leur côté, retrouver des cours en présentiel au lycée Jules-Verne à partir du 9 novembre.

La tentative de blocus à Clemenceau pouvait aussi susciter des questions pour les étudiants temporairement accueillis dans cet établissement. Toutefois, d’après les précisions reçues, la situation est revenue à la normale dès le début de matinée. Aucun changement dans l’organisation de leur accueil n’a été porté à la connaissance de la rédaction. Les intéressés peuvent consulter les communications de leur formation.

Sur ce sujet, notre suivi de la réouverture du lycée Nelson-Mandela explique les solutions mises en place et les incertitudes persistantes.

De nouveaux appels mardi 3 et jeudi 5 novembre

Les organisations de jeunesse ont annoncé d’autres mobilisations cette semaine, particulièrement mardi 3 et jeudi 5 novembre. Ces appels nationaux ne précisent pas à eux seuls quels lycées nantais connaîtront de nouveaux blocages ni combien de participants seront présents. La situation dépendra des décisions prises localement.

Une journée de grève et de manifestations interprofessionnelles est également annoncée le jeudi 5 novembre. À Nantes, le rendez-vous fixé par plusieurs organisations syndicales est à 10 h au Miroir d’eau, devant le château des ducs de Bretagne. Les revendications concernent notamment les salaires, le pouvoir d’achat et les moyens des services publics, dont l’éducation.

La date et le lieu du rassemblement figurent dans l’appel de la CGT Éduc’action de l’académie de Nantes. D’éventuelles perturbations des déplacements ne peuvent pas être déduites de ce seul appel : elles dépendront du cortège et des dispositifs mis en place.

Informations pratiques pour les élèves et leurs familles

La situation du lundi 2 novembre a été clarifiée après les retours des établissements. À Clemenceau, la tentative de blocus a échoué et la situation a été rétablie en début de matinée. À Livet, aucun incident ni blocus n’a été signalé. Pour les cours et les conditions d’accueil, les communications des directions via l’ENT et les canaux habituels restent la référence.

  • Lycée Livet — 16, rue Dufour à Nantes ; téléphone : 02 51 81 23 23.
  • Lycée Clemenceau — 1, rue Georges-Clemenceau à Nantes ; téléphone : 02 51 81 86 10.
  • Transports — pour vérifier les conditions de circulation, consulter directement les alertes du réseau Naolib.
  • Nelson-Mandela — les élèves en cours à distance ou accueillis temporairement ailleurs doivent consulter le planning communiqué par leur formation.

Les adresses et numéros de téléphone sont ceux de l’Onisep. En résumé : tentative de blocus sans succès à Clemenceau, aucun incident à Livet. Cette actualisation rectifie le premier signalement, sans modifier le contexte national de la mobilisation lycéenne présenté dans cet article.

Photo transmise à Infos Média Nantes le 2 novembre 2026 : conteneurs regroupés au bord d’une rue. Cette image ne permet pas d’établir un blocus effectif des établissements mentionnés. Auteur non communiqué.

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