Montoir-de-Bretagne : Air Liquide investit 50 millions et augmente de 50 % sa production d’azote

Vue aérienne d'archive du site industriel Air Liquide, à La Barillais, Montoir-de-Bretagne (orthophotographie IGN)
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À Montoir-de-Bretagne, dans l’estuaire de la Loire, Air Liquide a inauguré le 8 octobre 2026 une nouvelle unité de production et de liquéfaction d’azote. L’investissement de 50 millions d’euros augmente de 50 % les capacités du site, soit 300 tonnes supplémentaires d’azote liquide chaque jour. L’installation renforce l’approvisionnement des industriels du Grand Ouest, notamment dans l’agroalimentaire.

Ce qui a été inauguré le 8 octobre

Air Liquide exploite depuis plus de vingt-cinq ans à Montoir-de-Bretagne une unité qui sépare les gaz contenus dans l’air ambiant. Le nouveau bâtiment s’ajoute à cette installation historique, plutôt que de la remplacer. Les premières productions de la nouvelle unité ont démarré avant l’inauguration officielle du 8 octobre.

Selon les données rendues publiques par le groupe et reprises par la presse économique régionale, le nouveau dispositif représente 50 millions d’euros d’investissement. Il apporte 300 tonnes par jour de capacité supplémentaire, portant la production potentielle d’azote liquide à environ 900 tonnes par jour. Une nouvelle cuve cryogénique de 1,7 million de litres complète les équipements.

Le dirigeant d’Air Liquide France Industrie, Nicolas Droin, a détaillé cette extension lors de l’inauguration. Ses informations ont été relayées par SaintNazaireNews et l’Informateur judiciaire. La préfecture de Loire-Atlantique a également signalé la présence de la sous-préfète à l’inauguration.

Comment produit-on de l’azote liquide à partir de l’air ?

La matière première est l’air. Après filtration, il est comprimé et refroidi pour séparer progressivement l’azote, l’oxygène et d’autres composants. Les gaz sont ensuite stockés sous une forme adaptée aux besoins de leurs utilisateurs. L’azote est liquéfié à très basse température, proche de −196 °C à pression atmosphérique.

Le stockage cryogénique permet de transporter une grande quantité d’azote dans un volume réduit. Le liquide est ensuite vaporisé ou utilisé directement selon le procédé industriel. Les équipements de sécurité, l’isolation et la gestion des températures sont essentiels à ces opérations.

Pourquoi le Grand Ouest a besoin de davantage d’azote

L’azote sert notamment à la surgélation des aliments et au conditionnement sous atmosphère protectrice. Ces procédés contribuent à conserver les qualités de certains produits et à ralentir leur altération. D’autres entreprises l’emploient pour réaliser des opérations de refroidissement, d’inertage ou des procédés industriels spécialisés.

La localisation du site, à proximité du port, de la raffinerie de Donges et des grands axes de l’estuaire, facilite l’accès aux entreprises régionales. Une part de la production est distribuée par canalisations à des industriels voisins ; une autre est livrée en camion-citerne. En raison des contraintes de transport et de conservation, la proximité des utilisateurs est un facteur important.

Emplois, camions et conséquences locales

Pour suivre la montée en capacité, les effectifs opérationnels des sites de Montoir et Donges sont passés, selon le reportage publié lors de l’inauguration, d’environ dix à vingt personnes. Il ne faut pas confondre ces effectifs locaux avec les quelque 600 personnes employées par Air Liquide dans ses activités de gaz liquides à l’échelle du Grand Ouest.

Le nombre quotidien de semi-remorques au départ du site pourrait passer d’environ 30 à 50 lorsque l’unité fonctionnera à son rythme prévu. Cette augmentation potentielle du transport routier doit être prise en compte dans l’exploitation de la zone industrielle. Elle n’implique pas que les cinquante mouvements soient déjà réalisés chaque jour.

Le chantier a mobilisé jusqu’à environ 70 personnes à certaines étapes, alors que les installations existantes continuaient de fonctionner. Les activités du site sont supervisées localement et depuis un centre de pilotage distant.

Une question importante : l’énergie nécessaire à la liquéfaction

Refroidir l’air jusqu’aux températures cryogéniques requiert de l’énergie. L’amélioration du rendement et l’organisation des flux de gaz et de chaleur jouent donc un rôle important dans l’impact environnemental de cette activité. L’inauguration d’une unité supplémentaire ne doit pas être interprétée, à elle seule, comme une preuve de baisse globale des émissions.

Le site de Montoir est un élément du système industriel régional, où coexistent raffinage, logistique portuaire, fabrication et agroalimentaire. Son développement illustre la demande d’approvisionnements industriels stables, au-delà du seul volume de production annoncé.

Les chiffres à retenir

  • Localisation : site Air Liquide de Montoir-de-Bretagne, Loire-Atlantique.
  • Inauguration : jeudi 8 octobre 2026.
  • Investissement : 50 millions d’euros.
  • Capacité additionnelle : environ 300 tonnes d’azote liquide par jour, soit +50 %.
  • Capacité totale visée : environ 900 tonnes d’azote liquide par jour.
  • Stockage supplémentaire : réservoir de 1,7 million de litres.
  • Utilisateurs : notamment agroalimentaire et industries du Grand Ouest.

Photo à la une : vue aérienne documentaire du site Air Liquide à Montoir-de-Bretagne, © IGN – BD ORTHO. Cette vue représente l’établissement, et non l’inauguration du 8 octobre 2026.

Sources : Air Liquide, communication sur les nouvelles capacités de Montoir ; SaintNazaireNews, reportage du 8 octobre 2026 ; Géorisques, fiche du site industriel.

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