Les règles d’accès à la pêche à pied professionnelle en Loire-Atlantique pourraient évoluer. Une consultation publique est organisée du 24 octobre au 13 novembre 2026 inclus sur un projet d’arrêté relatif aux licences, aux autorisations et à certains engins utilisés pour récolter les coquillages. L’État invite les professionnels et les citoyens à examiner les textes avant leur éventuelle adoption.
Cette consultation ne constitue pas une entrée en vigueur immédiate des nouvelles dispositions. Le document soumis aux observations doit encore être examiné, puis éventuellement approuvé par arrêté préfectoral. Les pêcheurs de loisir ne sont pas directement visés par cette procédure, qui concerne l’activité professionnelle dans le département.
Pourquoi modifier les licences de pêche à pied ?
En Loire-Atlantique, la pêche à pied professionnelle dépend de l’état des gisements de coquillages et de leur capacité à se renouveler. Les pêcheurs interviennent sur l’estran lors des marées basses, principalement pour les coques dans la baie de La Baule, mais aussi pour d’autres espèces suivant les zones et les autorisations. Les stocks sont surveillés et les règles peuvent varier selon les secteurs.
Le Comité régional des pêches maritimes et des élevages marins des Pays de la Loire (COREPEM) encadre cette activité avec les autorités. Sa commission « pêche à pied », réunie le 21 août 2026, a discuté de nouvelles modalités. L’objectif affiché est de concilier l’activité économique des professionnels avec la préservation des ressources à long terme.
Quelles parties du règlement sont concernées ?
Selon la note de consultation publiée par les services de l’État le 23 octobre, les évolutions portent essentiellement sur les articles 2, 4 et 5, liés à l’attribution des licences et aux timbres autorisant certaines pratiques. Elles concernent également les articles 10, 11 et 16, qui encadrent les engins utilisés pour la récolte professionnelle.
La licence atteste qu’un professionnel est autorisé à exercer dans des conditions définies. Le timbre correspond à des droits ou conditions supplémentaires associés à certaines activités. Les engins et les modalités de leur utilisation influencent directement l’effort de pêche, c’est-à-dire l’intensité de la récolte sur un gisement donné.
Le détail des changements doit être lu dans le projet de délibération joint à la consultation. Il serait inexact de présenter toutes les règles comme déjà définitivement modifiées : les observations peuvent encore nourrir la décision administrative.
Pourquoi les restrictions peuvent-elles varier selon les secteurs ?
Le littoral départemental réunit des milieux différents : baie de La Baule, traicts du Croisic et de Pen Bé, estuaire de la Loire ou autres secteurs côtiers. La qualité sanitaire des coquillages, les résultats des analyses et l’état des stocks peuvent conduire à des ouvertures, des limitations ou des interdictions distinctes.
Une autorisation professionnelle ne permet donc pas de pêcher partout et à tout moment. Les pêcheurs doivent aussi respecter les fermetures sanitaires en vigueur. Pour les consommateurs, cette surveillance contribue à limiter les risques associés aux contaminants et aux toxines marines.
Comment participer à la consultation jusqu’au 13 novembre ?
Les documents officiels sont consultables en ligne sur la page de la préfecture de région consacrée aux licences de pêche à pied. On y trouve notamment le projet d’arrêté, le projet de délibération et la note de présentation.
Les observations peuvent être envoyées au plus tard le 13 novembre 2026 à consultations-publiques-srafm.dirm-namo@developpement-durable.gouv.fr, avec l’objet « Consultation publique – approbation délibération pêche à pied en Loire-Atlantique ». Les contributions postales sont acceptées à la Direction interrégionale de la mer Nord Atlantique – Manche Ouest, 81 boulevard d’Armorique, 35700 Rennes.
Une consultation papier est également possible sur rendez-vous au 02 90 02 69 50, aux horaires indiqués par la préfecture, de 9 h à 12 h et de 14 h à 16 h 30. Pour une contribution utile, mieux vaut citer l’article concerné, expliquer les effets concrets redoutés ou attendus et distinguer les questions de licence de celles relevant des mesures sanitaires.
Et pour les pêcheurs amateurs ?
La consultation ne modifie pas directement les règles de la pêche à pied de loisir. Celle-ci obéit à ses propres conditions : taille minimale des captures, quantités autorisées, outils, zones ouvertes et fermetures sanitaires. Les amateurs peuvent consulter les interdictions de pêche des coquillages en Loire-Atlantique avant chaque sortie.
Le dossier soumis au public est une étape réglementaire importante pour une profession attachée au littoral. Son intérêt dépasse l’administration des licences : il touche à l’équilibre entre travail, protection du milieu et consommation de produits de la mer.
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