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Le casque pourrait-il bientôt devenir obligatoire pour les cyclistes et utilisateurs de trottinettes électriques en Loire-Atlantique ? Le préfet étudie actuellement cette possibilité afin de réduire la gravité des blessures lors des accidents. Le scénario évoqué prévoit une amende de 135 euros en cas de non-respect. À Nantes, où l’usage du vélo progresse fortement, la mesure fait déjà débat.
Le préfet de Loire-Atlantique réfléchit à une obligation
Pour l’instant, rien n’est encore décidé. Le préfet de Loire-Atlantique envisage toutefois d’élargir l’obligation du port du casque aux cyclistes et aux utilisateurs de trottinettes électriques.
Les services chargés de la sécurité routière alimentent actuellement cette réflexion avec les données disponibles sur l’accidentologie dans le département.
L’objectif affiché consiste avant tout à limiter la gravité des blessures. Cyclistes et utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés restent particulièrement vulnérables lors d’une chute ou d’une collision.
Selon le scénario actuellement évoqué, le non-port du casque pourrait être sanctionné par une amende de 135 euros. Cependant, aucun arrêté généralisant cette obligation à toute la Loire-Atlantique n’a encore été publié.
À Nantes, le casque reste aujourd’hui facultatif pour les adultes
La réglementation actuelle reste donc applicable à Nantes et dans la majeure partie du département.
À vélo, le casque est obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans, qu’ils conduisent ou soient passagers. À partir de 12 ans, il reste fortement recommandé mais n’est pas imposé au niveau national.
Pour les utilisateurs de trottinettes électriques et autres EDPM, le casque est également fortement recommandé en agglomération. Des collectivités peuvent toutefois décider de renforcer localement ces règles.
La situation pourrait donc évoluer rapidement en Loire-Atlantique si le préfet décide finalement de prendre un arrêté départemental.
Le vélo occupe une place croissante dans les déplacements nantais
Cette réflexion intervient alors que les mobilités douces prennent une place toujours plus importante dans la métropole nantaise.
Selon Nantes Métropole, la part du vélo dans les déplacements est passée de 3 % en 2015 à 7 % en 2025. Elle atteint même 9 % à l’intérieur du périphérique nantais et 11 % pour les déplacements domicile-travail.
Le mouvement devrait encore s’accélérer. À partir de l’automne 2026, une nouvelle flotte de 2 400 vélos à assistance électrique doit progressivement être déployée dans les 24 communes de Nantes Métropole.
Avec davantage de cyclistes dans les rues, la question de leur sécurité devient donc un enjeu de plus en plus important pour les pouvoirs publics.
Le casque permet-il vraiment de réduire les blessures ?
Pour justifier cette réflexion, les autorités s’appuient notamment sur plusieurs travaux scientifiques consacrés aux traumatismes à vélo.
La Sécurité routière rappelle que le casque, lorsqu’il est adapté et correctement attaché, réduit fortement le risque de blessures graves à la tête. Les études qu’elle reprend évoquent une diminution d’environ 69 % du risque de blessures graves à la tête chez les cyclistes.
Le casque ne permet évidemment pas d’éviter l’accident. Cependant, il absorbe une partie de l’énergie lors de certains impacts et peut ainsi réduire la gravité des lésions.
Une obligation qui divise les cyclistes
Dans les rues de Nantes, l’idée est loin de faire l’unanimité.
Pour certains usagers, rendre le casque obligatoire apparaît comme une mesure de sécurité logique. La tête reste particulièrement exposée lors d’une chute et plusieurs cyclistes considèrent déjà cet équipement comme indispensable.
D’autres craignent au contraire une contrainte supplémentaire susceptible de décourager certains déplacements à vélo. Des associations de cyclistes défendent ainsi le principe d’un port volontaire.
Elles rappellent également que le casque ne doit pas devenir l’unique réponse aux accidents. Selon elles, la sécurité passe aussi par des pistes cyclables adaptées, des intersections mieux aménagées, une réduction des conflits avec les véhicules motorisés et une meilleure sensibilisation de tous les usagers.
Châteaubriant a déjà franchi le pas pour les trottinettes électriques
Une commune de Loire-Atlantique applique déjà une réglementation plus stricte.
Depuis le 18 août 2026, Châteaubriant impose le port du casque et d’un équipement de haute visibilité aux utilisateurs d’engins de déplacement personnel motorisés.
La mesure concerne notamment les trottinettes électriques, hoverboards, gyropodes, monoroues et skateboards électriques. Elle s’applique à toute heure sur les voies ouvertes à la circulation publique, y compris les bandes et pistes cyclables.
La Ville a également annoncé des contrôles de la police municipale et de la gendarmerie.
À Châteaubriant, casque et équipement réfléchissant deviennent obligatoires en trottinette électrique
Les Nantais pourraient-ils bientôt devoir s’équiper ?
Pour le moment, la réponse reste donc non. À Nantes, un cycliste adulte ou un utilisateur de trottinette électrique peut encore circuler en agglomération sans casque, sauf situation particulière prévue par la réglementation.
Mais la réflexion menée par la préfecture pourrait changer la donne à l’échelle de toute la Loire-Atlantique.
Le département rejoindrait alors plusieurs territoires français ayant récemment renforcé leurs règles concernant les EDPM. Le sujet dépasse d’ailleurs les frontières départementales, puisque la généralisation du casque fait également débat au niveau national.
Reste désormais à savoir si la réflexion menée en Loire-Atlantique débouchera sur un arrêté et, surtout, si celui-ci concernera à la fois les trottinettes électriques et l’ensemble des cyclistes.
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