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La canicule ne touche pas seulement les habitants. En Pays de la Loire, la faune sauvage subit elle aussi les effets directs des températures extrêmes.
Depuis le 22 juin, la région est concernée par une vigilance rouge canicule. Météo-France place notamment les cinq départements ligériens sous surveillance renforcée : Loire-Atlantique, Maine-et-Loire, Mayenne, Sarthe et Vendée.
Cette situation pèse sur les organismes. Elle fragilise aussi les milieux naturels, déjà soumis au manque d’eau, à la chaleur des sols et à la baisse des ressources alimentaires.
Des animaux exposés aux brûlures et à la déshydratation
Lors des épisodes de chaleur intense, les sols urbains deviennent dangereux. Le bitume peut atteindre des températures très élevées. Les petits animaux qui s’y déplacent risquent alors des brûlures.
Les oiseaux sont également très vulnérables. Les espèces qui nichent sous les toits, comme les martinets ou les hirondelles, peuvent se retrouver piégées dans des espaces surchauffés. Les jeunes tombent parfois du nid en cherchant de l’air.
La déshydratation constitue un autre risque majeur. Quand les mares, flaques ou petits points d’eau s’assèchent, les animaux doivent parcourir de plus longues distances. Cette recherche d’eau peut les épuiser.
Les milieux aquatiques souffrent aussi. Plus l’eau se réchauffe, plus l’oxygène dissous diminue. Cette baisse peut fragiliser les poissons et d’autres espèces vivant dans les cours d’eau ou les plans d’eau.
Des gestes simples pour aider sans perturber
Face à cette situation, plusieurs gestes peuvent limiter les risques. Le plus utile consiste à mettre de l’eau à disposition, dans des récipients peu profonds.
Il est conseillé d’ajouter une pierre, une branche ou un support stable dans le récipient. Cela permet aux petits animaux et aux insectes de sortir plus facilement et réduit le risque de noyade.
- Installer de l’eau fraîche à l’ombre, au jardin ou sur un balcon.
- Utiliser des coupelles peu profondes et les nettoyer régulièrement.
- Sécuriser les bassins, piscines et réserves d’eau.
- Éviter les interventions directes sans avis spécialisé.
- Préserver des zones ombragées, des haies, des tas de bois ou de feuilles.
Ces aménagements créent de petits refuges. Ils offrent de l’ombre, de l’humidité et des abris temporaires pour les oiseaux, les hérissons, les insectes et d’autres espèces.
Que faire face à un animal en détresse ?
Un animal affaibli par la chaleur ne doit pas être manipulé trop vite. La première étape consiste à observer la situation. Certains jeunes oiseaux au sol ne sont pas forcément abandonnés.
En cas d’oiseau déshydraté, la LPO recommande de l’installer au calme, dans un carton percé et tapissé de papier absorbant ou de journal. L’animal doit rester dans une pièce tempérée pendant plusieurs heures.
L’hydratation doit se faire avec prudence, goutte à goutte, sur la pointe du bec. Il ne faut jamais forcer un oiseau à boire. Une mauvaise manipulation peut aggraver son état.
Pour un oisillon, la prise en charge doit être rapide. La LPO recommande de contacter un centre de sauvegarde ou une structure spécialisée avant toute décision.
Attention aux mauvais réflexes avec les hérissons
Les hérissons peuvent aussi souffrir fortement de la chaleur. Le bon réflexe consiste à leur laisser de l’eau dans une petite gamelle peu profonde.
En revanche, il ne faut pas leur donner de pain ni de lait. Ces aliments sont inadaptés et peuvent provoquer de graves troubles digestifs.
Pour les aider durablement, les abris naturels restent préférables. Un tas de bois, quelques branches, des feuilles mortes ou une zone non tondue peuvent offrir fraîcheur et protection.
Préserver les habitats pendant l’été
La canicule rappelle aussi l’importance des jardins plus naturels. Une tonte différenciée, un fauchage tardif ou la plantation de haies améliorent les conditions de vie de nombreuses espèces.
Ces gestes favorisent l’ombre, maintiennent un peu d’humidité et limitent l’appauvrissement des ressources alimentaires. Ils réduisent aussi la pression sur des animaux déjà fragilisés par la chaleur.
En cas de doute, le bon réflexe reste de demander conseil à un centre de soins pour la faune sauvage ou à la LPO. L’aide humaine peut être précieuse, à condition d’être adaptée.
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