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À l’approche d’une évacuation annoncée pour le 10 août 2026, l’association Roata appelle la Ville de Nantes à suspendre toute expulsion des bidonvilles de Doulon-Gohards tant qu’aucune solution de relogement n’aura été proposée aux familles concernées. Elle demande également l’ouverture d’une concertation avec les habitants.
Une lettre adressée à la Ville de Nantes
Dans un courrier daté du 5 août, l’association Roata, qui accompagne des familles vivant dans les bidonvilles de Doulon-Gohards, interpelle la maire de Nantes et les élus de Nantes Métropole.
Elle demande que les expulsions prévues soient suspendues tant qu’aucune solution d’hébergement ou de relogement durable n’aura été proposée aux habitants. Selon l’association, plusieurs dizaines de familles font l’objet de passages réguliers des forces de l’ordre les invitant à quitter les lieux.
Une demande de dialogue
Roata affirme que les habitants souhaitent, depuis plus de deux ans, participer à la recherche de solutions de relogement. L’association estime qu’une concertation permettrait de trouver des réponses plus durables que des évacuations successives.
Elle évoque également la situation de plusieurs familles qui auraient quitté un précédent bidonville avant d’être orientées vers d’autres terrains de l’agglomération. Selon elle, ces situations traduisent une gestion ponctuelle qui ne règle pas durablement la question du logement.
Le cadre juridique des évacuations
En France, l’évacuation d’un campement illicite peut être décidée par la justice ou par l’autorité administrative dans certains cas prévus par la loi. Les collectivités et l’État doivent toutefois tenir compte de plusieurs principes, notamment la protection des personnes vulnérables et l’accompagnement social lorsque cela est possible.
Une instruction interministérielle publiée en 2018 recommande d’ailleurs d’anticiper les évacuations en associant les services sociaux, les collectivités et les associations afin de limiter leurs conséquences pour les familles concernées. (Legifrance)
Un sujet récurrent dans la métropole nantaise
La question des bidonvilles revient régulièrement dans l’agglomération nantaise. Les collectivités mettent en avant les enjeux de sécurité, de salubrité et d’aménagement, tandis que les associations insistent sur la nécessité de proposer des solutions d’hébergement pérennes avant toute évacuation.
À ce stade, la Ville de Nantes n’a pas communiqué publiquement de réponse à la lettre de l’association. L’évolution de la situation dépendra des décisions prises dans les prochains jours avant la date annoncée de l’évacuation.
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