Taxi conventionné ou mission immobilière : choisissez le service adapté à votre situation.
Professionnels vérifiés · Vous choisissez librementChargement…
Deux mois après la mise en place d’une cellule dédiée aux violences sexuelles commises sur des mineurs, le parquet de Nantes précise l’ampleur du travail réalisé. Au total, 1 060 procédures ont été réexaminées. Une dizaine d’entre elles ont nécessité une prise en charge rapide, selon le procureur de la République Antoine Leroy.
Un contrôle portant finalement sur 1 060 procédures
La demande initiale de la Chancellerie concernait un peu plus de 800 affaires nantaises. Il s’agissait notamment de procédures transmises aux services d’enquête pour lesquelles aucune décision n’avait encore été prise.
Le périmètre finalement étudié à Nantes a été plus large. Au total, 1 060 dossiers concernant des infractions sexuelles commises sur des mineurs ont été passés en revue.
Parmi eux, une dizaine ont été considérés comme suffisamment préoccupants pour justifier une intervention immédiate. Antoine Leroy souligne toutefois qu’aucune situation examinée n’a révélé le cas d’un auteur ayant récidivé malgré plusieurs alertes préalables.
Une mobilisation déclenchée après l’affaire Lyhanna
Cette revue exceptionnelle trouve son origine dans l’affaire Lyhanna. La collégienne de 11 ans avait disparu le 29 mai 2026 dans le Gers. Son corps avait été retrouvé le 4 juin.
Jérôme Barella, déjà mis en cause dans plusieurs procédures concernant des mineurs, a été mis en examen le 15 juillet pour viol et meurtre sur une mineure de moins de 15 ans. À ce stade de la procédure, il reste présumé innocent des faits qui lui sont reprochés.
Les investigations menées après le drame ont mis en évidence des défaillances dans le traitement de certaines procédures antérieures. Le ministère de la Justice a alors demandé aux parquets de réexaminer les dossiers de violences sexuelles impliquant des mineurs.
Plus de 85 000 plaintes recensées en France
L’exercice a rapidement pris une dimension nationale. Au 15 juillet, 85 047 plaintes concernant des crimes ou délits sexuels sur mineurs avaient été recensées en France. Parmi elles, 69 626 avaient déjà été réexaminées en cinq semaines.
Cette opération devait permettre d’identifier rapidement les situations les plus sensibles, notamment lorsque les victimes sont encore mineures ou lorsqu’un risque immédiat apparaît.
À Nantes, la dizaine de dossiers reprise en urgence représente une faible proportion du volume étudié. Cependant, leur découverte confirme l’intérêt d’une vérification systématique des procédures en attente.
« Tous les problèmes ne sont pas résolus »
Le bilan dressé par Antoine Leroy reste néanmoins prudent. La mobilisation exceptionnelle a permis de reprendre certaines affaires, mais elle ne constitue pas une solution définitive aux difficultés rencontrées par la justice.
L’enjeu consiste désormais à mieux détecter les procédures sensibles au fil de leur traitement, sans attendre une nouvelle opération massive de vérification. Le ministère de la Justice souhaite ainsi pérenniser le suivi des dossiers et améliorer les outils permettant aux parquets d’identifier plus rapidement les situations prioritaires.
Pour le parquet de Nantes, le travail engagé après l’affaire Lyhanna marque donc une étape. La question centrale reste désormais celle du suivi dans la durée des procédures concernant les mineurs victimes de violences sexuelles.
Dernière étape : indique ton email puis clique sur « Envoyer » pour transmettre ton avis à la rédaction.
S’abonner à Infos Média Nantes
Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.



