Virus West Nile : huit cas humains dans les Pays de la Loire, dont cinq en Loire-Atlantique

LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Mardi 20 oct 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


La circulation du virus du Nil occidental (West Nile) reste active dans les Pays de la Loire. Au 5 octobre 2026, Santé publique France recense huit cas humains autochtones dans la région : cinq en Loire-Atlantique, deux en Maine-et-Loire et un en Vendée. Plusieurs cas équins sont également signalés dans ces trois départements, ainsi que plusieurs cas aviaires en Loire-Atlantique et en Maine-et-Loire.

Le précédent bilan régional faisait état de sept cas humains. Le nouveau point confirme donc un cas supplémentaire en Maine-et-Loire, tandis que le nombre de cas humains reste inchangé en Loire-Atlantique et en Vendée.

La surveillance animale montre aussi une extension géographique. Des cas équins sont désormais détectés en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Vendée. Plusieurs cas aviaires ont par ailleurs été identifiés en Loire-Atlantique et en Maine-et-Loire. Pour Santé publique France, la présence simultanée de cas humains, équins et aviaires met en évidence une circulation active du virus dans ces départements.

Huit cas humains dans les Pays de la Loire

Le bilan régional arrêté au 5 octobre 2026 fait état de huit cas humains autochtones : cinq en Loire-Atlantique, deux en Maine-et-Loire et un en Vendée.

La Loire-Atlantique reste ainsi le département le plus concerné de la région chez l’humain. En revanche, l’évolution récente porte surtout sur le Maine-et-Loire, où le bilan passe d’un à deux cas.

Ces trois départements font partie des territoires français ayant identifié pour la première fois des cas humains autochtones de West Nile en 2026.

161 cas autochtones recensés en France au 5 octobre

À l’échelle nationale, Santé publique France recense 161 cas autochtones d’infection à virus West Nile au 5 octobre 2026, soit 16 de plus que la semaine précédente.

Parmi eux, 133 cas étaient symptomatiques et 28 asymptomatiques, ces derniers ayant notamment été identifiés lors du dépistage systématique de certains dons de sang. Santé publique France rapporte 60 formes neuro-invasives parmi l’ensemble des cas signalés. Cinq décès figurent parmi ces formes, sans que les données disponibles permettent de déterminer si le virus West Nile en est directement la cause.

Pourquoi surveille-t-on aussi les chevaux et les oiseaux ?

Le virus West Nile circule naturellement entre les oiseaux et les moustiques, principalement ceux du genre Culex. Les humains et les chevaux peuvent être infectés après une piqûre, mais ils sont considérés comme des hôtes accidentels.

La surveillance repose donc sur quatre volets complémentaires : humain, équin, aviaire et entomologique. Cette approche permet de repérer rapidement les zones de circulation et d’adapter les mesures de prévention.

Dans les Pays de la Loire, les dernières données confirment des cas équins en Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Vendée. Plusieurs cas aviaires ont également été recensés en Loire-Atlantique et en Maine-et-Loire.

Quels symptômes doivent alerter ?

Près de 80 % des personnes infectées restent asymptomatiques ou présentent peu de symptômes. Lorsqu’elle se manifeste, l’infection peut provoquer de la fièvre, des maux de tête, des douleurs musculaires ou parfois une éruption cutanée.

Les formes graves restent rares, mais elles peuvent provoquer une méningite, une méningo-encéphalite, une paralysie flasque ou un syndrome de Guillain-Barré. En cas de fièvre brutale accompagnée de signes neurologiques ou de troubles du comportement, il est recommandé de consulter rapidement un professionnel de santé.

Les recommandations de prévention restent inchangées

Le moustique Culex est surtout actif en soirée et pendant la nuit. Santé publique France recommande de porter des vêtements couvrants, d’utiliser si nécessaire des répulsifs adaptés, d’installer des moustiquaires et de limiter les eaux stagnantes autour du domicile.

Les mesures sanitaires reposent également sur la sécurisation des produits issus du corps humain, notamment les dons de sang. À ce stade, aucune nouvelle recommandation spécifique n’a été annoncée pour la Loire-Atlantique.

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