TER Saumur–Les Sables-d’Olonne : pourquoi le financement de la rénovation reste fragile

Train Aléop TER des Pays de la Loire en gare


La liaison ferroviaire entre Saumur, Bressuire, La Roche-sur-Yon et Les Sables-d’Olonne reste confrontée à un enjeu majeur : financer la régénération de ses sections les plus fragiles. Fin septembre, un nouveau désaccord entre les Pays de la Loire et la Nouvelle-Aquitaine a ravivé les inquiétudes autour de cet axe interrégional.

Une ligne qui traverse deux régions

L’itinéraire relie Saumur à La Roche-sur-Yon via Montreuil-Bellay, Thouars, Bressuire, Cerizay, Pouzauges et Chantonnay. Des trains directs rejoignent également Les Sables-d’Olonne à certaines périodes.

SNCF Voyageurs présente la liaison directe saisonnière Saumur–Les Sables-d’Olonne et ses principales dessertes.

Pourquoi le financement est-il compliqué ?

La plus grande partie de la ligne est située en Pays de la Loire, mais le tronçon entre Bressuire et Thouars se trouve en Nouvelle-Aquitaine. Cette géographie oblige les collectivités à coordonner leurs investissements sur un axe dont les voyageurs ne s’arrêtent pas aux frontières administratives.

Une réponse gouvernementale publiée par l’Assemblée nationale rappelle que les protocoles ferroviaires prévoyaient une prise en charge régionale des besoins de régénération, hors section La Roche-sur-Yon–Les Sables-d’Olonne.

Un désaccord signalé fin septembre

Selon des informations publiées fin septembre, le président de Nouvelle-Aquitaine, Alain Rousset, a indiqué que sa Région ne souhaitait plus participer au financement de la modernisation de l’axe dans les conditions envisagées. Cette position est contestée par des défenseurs de la ligne et relance les discussions avec les Pays de la Loire.

À ce stade, ce désaccord ne signifie pas que la ligne est fermée. Il fragilise en revanche la programmation financière des travaux nécessaires à son maintien à long terme.

Des travaux déjà identifiés dans les documents publics

Le volet mobilités du CPER Pays de la Loire identifie notamment une opération de régénération Thouars–La Roche-sur-Yon. Il prévoit également des crédits spécifiques sur la section La Roche-sur-Yon–Les Sables-d’Olonne.

L’enjeu des prochains mois sera donc de savoir comment ces financements seront consolidés et comment les deux régions répartiront la charge sur les sections interrégionales.

Sources : SNCF TER, Assemblée nationale, documents du CPER Pays de la Loire et informations publiées fin septembre 2026.

Ton avis sur cet article

S’abonner à Infos Média Nantes

Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.

INFOS MÉDIA NANTES