Saint-Nazaire : le porte-avions France Libre entrera en construction en 2031 aux Chantiers de l’Atlantique

Vue aérienne des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Jeudi 1 oct 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


Le futur porte-avions français France Libre doit entrer dans sa phase de construction concrète à Saint-Nazaire en 2031. La Marine nationale précise désormais le calendrier industriel : première tôle cette année-là, mise sur cale en 2032, mise à flot en 2033 puis départ des Chantiers de l’Atlantique vers Toulon en 2035.

Le navire doit remplacer le Charles-de-Gaulle à l’horizon 2038. Pour la Loire-Atlantique, le programme représente surtout un chantier industriel hors norme, mobilisant directement les équipes nazairiennes pendant plusieurs années.

La coque sera assemblée dans une forme de 900 mètres

Les Chantiers de l’Atlantique sont chargés de l’architecture navale, de la conception, de la fabrication, du montage et des essais de la plateforme. La coque doit être assemblée au fond d’une forme de 900 mètres de long.

Le chantier nazairien prendra aussi en charge de grands systèmes du bâtiment : propulsion électrique, espaces de vie, traitement des déchets, dispositifs de manœuvre, lutte contre l’incendie, air comprimé ou encore production d’eau douce.

2031, 2032, 2033 : trois étapes avant le départ vers Toulon

La Marine nationale fixe désormais plusieurs jalons précis. La découpe de la première tôle est programmée en 2031. La mise sur cale doit suivre en 2032, puis la mise à flot en 2033.

Le France Libre restera ensuite à Saint-Nazaire pour poursuivre son intégration. Son départ vers Toulon est prévu en 2035, où l’armement et la préparation opérationnelle se poursuivront avant une mise en service visée en 2038.

Pourquoi Saint-Nazaire est central dans ce programme

Le site des Chantiers de l’Atlantique couvre environ 100 hectares. Il dispose de 22 000 m² d’ateliers et de capacités de levage pouvant atteindre 1 400 tonnes. Environ 75 000 tonnes d’acier y sont transformées chaque année.

La Marine rappelle également que le site emploie environ 4 000 salariés et fait travailler plus de 5 000 sous-traitants. Le programme France Libre s’appuie donc sur un écosystème industriel déjà structuré autour de la construction de très grands navires.

Le futur porte-avions dépassera largement le Charles-de-Gaulle

Le France Libre doit mesurer environ 310 mètres et déplacer près de 78 000 tonnes. Sa propulsion sera nucléaire. Il est conçu pour embarquer une quarantaine d’aéronefs, mêlant avions de combat, drones, avions de guet aérien et hélicoptères.

Ces dimensions expliquent l’importance des infrastructures mobilisées à Saint-Nazaire. Le projet ne consiste pas seulement à construire une coque : il faut intégrer un ensemble extrêmement dense de systèmes énergétiques, numériques, aéronautiques et militaires.

Un chantier également humain

La montée en puissance de l’équipage commencera avant même la livraison du bâtiment. La Marine prévoit qu’entre 400 et 450 marins seront présents à Saint-Nazaire d’ici 2035 pour suivre le chantier, se former et préparer la prise en main du navire.

Le futur équipage doit compter 1 199 marins. Cette présence aura donc aussi des conséquences locales en matière de logement, de restauration et de services pendant plusieurs années.

Consulter la présentation du calendrier industriel publiée par la Marine nationale.

Sources : Marine nationale / Cols Bleus, Chantiers de l’Atlantique. Illustration : vue aérienne des Chantiers de l’Atlantique, Jibi44 / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

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