À Nantes, cinq recherches universitaires qui agissent déjà sur la santé, l’espace et l’énergie

Cyclotron ARRONAX utilisé par Nantes Université à Saint-Herblain
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Jeudi 1 oct 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


Un accélérateur de particules à Saint-Herblain, des scientifiques qui préparent l’exploration de Mars, des recherches sur l’éolien en mer et la motricité : Nantes Université porte des projets dont les effets dépassent largement les campus.

Nantes Métropole a récemment remis en lumière cinq travaux particulièrement représentatifs. Ils permettent surtout de comprendre concrètement à quoi sert la recherche locale.

Arronax produit des radionucléides utiles en médecine

Installé à Saint-Herblain depuis 2008, le cyclotron Arronax atteint une énergie de 70 mégaélectronvolts. Cet accélérateur de particules sert notamment à produire des radionucléides utilisés en imagerie médicale et dans le développement de radiopharmaceutiques.

Ces travaux concernent notamment la cancérologie et la cardiologie. Le GIP Arronax s’appuie sur des collaborations entre Nantes Université, le CNRS et le CHU de Nantes.

Des observations de Mars sont préparées depuis Nantes

Au Laboratoire de planétologie et géosciences, des chercheurs participent à la mission Perseverance. Leur travail consiste notamment à préparer certaines observations du rover et à étudier les roches martiennes pour mieux comprendre l’histoire de la planète rouge et la présence ancienne d’eau.

L’éolien en mer se teste aussi dans la métropole

À Centrale Nantes, des équipes travaillent sur les performances, la durée de vie et l’impact environnemental des futures éoliennes. Le bassin de génie océanique du LHEEA permet également d’étudier le comportement d’objets flottants face aux vagues.

Des outils robotiques pour mieux comprendre la motricité

Le projet Mosart étudie le contrôle nerveux du mouvement à l’aide d’outils non invasifs. Des électrodes placées sur la peau permettent d’analyser la coordination du système nerveux et des muscles, avec l’objectif à terme de transformer une intention de mouvement en commande de dispositifs robotiques.

Cette recherche peut notamment ouvrir des pistes pour des personnes paralysées. Elle reste toutefois un travail scientifique progressif, avec des phases de tests avant toute application clinique.

La philosophie enseignée dès l’enfance

La recherche nantaise s’étend aussi aux sciences humaines. La professeure Edwige Chirouter développe depuis de nombreuses années des ateliers de philosophie pour les enfants et les adolescents. Nantes Université forme également des professionnels à cette pratique en partenariat avec une chaire UNESCO.

Ces travaux complètent d’autres projets suivis par IMN, notamment le partenariat entre le CHU, Nantes Université et l’Inserm pour accélérer la recherche en santé.

Crédit photo : Popocatomar / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0.

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