Nantes : huit nouvelles voies vont porter des noms de femmes engagées

Plaque du boulevard Gisèle-Halimi à Nantes, exemple de féminisation des noms de voies
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Jeudi 1 oct 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


La Ville de Nantes poursuit la féminisation de ses noms de rues et d’espaces publics. Neuf nouvelles voies doivent être dénommées dans les quartiers Nantes Erdre et Île de Nantes. Huit d’entre elles porteront le nom de femmes présentées comme des figures d’engagement et de combat.

Les propositions doivent être examinées lors du conseil municipal du vendredi 9 octobre 2026. Elles prolongent une démarche engagée par la Ville depuis 2016 pour rendre davantage visibles les femmes dans la toponymie nantaise.

Neuf nouvelles voies, dont huit noms de femmes

La création de nouvelles rues accompagne l’évolution de plusieurs secteurs urbains. Plutôt que d’attribuer uniquement des noms géographiques ou masculins, la municipalité utilise ces créations pour rééquilibrer progressivement la représentation des femmes dans l’espace public.

Le dossier présenté au conseil municipal concerne neuf voies situées à Nantes Erdre et sur l’Île de Nantes. Huit doivent rendre hommage à des femmes dont les parcours sont liés à l’engagement social, politique, culturel ou citoyen.

Une rue Madeleine-Loukianoff aux Batignolles

Parmi les personnalités mises en avant figure Madeleine Loukianoff (1895-1978). Une nouvelle rue du secteur des Batignolles, dans le quartier Nantes Erdre, doit porter son nom.

Née à Nantes, elle fut notamment infirmière puis surintendante des cités ouvrières des Batignolles. À partir des années 1920, elle participe à l’organisation de services sociaux pour les familles ouvrières, autour de la santé, de l’enfance et de la vie quotidienne.

Elle joue également un rôle important dans la création de la cité des Castors de l’Erdre. Ce projet coopératif permit à plusieurs dizaines de familles d’ouvriers de construire collectivement leurs maisons au début des années 1950.

Pourquoi féminiser les noms de rues ?

La toponymie raconte une partie de l’histoire d’une ville. Or, pendant longtemps, les personnalités féminines ont occupé une place minoritaire parmi les noms de rues, places et équipements.

Nantes a engagé en 2016 une démarche spécifique, nourrie notamment par une contribution citoyenne. L’objectif n’est pas de renommer systématiquement les rues existantes, mais de profiter des nouvelles créations et de certains changements pour faire apparaître davantage de femmes dans le paysage urbain.

La Ville indiquait en début d’année que les noms féminins représentaient encore une part minoritaire de la toponymie nantaise. Une précédente série de dénominations avait déjà été soumise au conseil municipal en janvier 2026, avec notamment des noms liés à la culture, aux sciences et aux luttes sociales.

Des choix qui doivent encore être votés

Les nouvelles dénominations ne deviennent pas automatiquement officielles à leur annonce. Elles doivent être approuvées par le conseil municipal, compétent pour nommer les voies et équipements communaux.

Le vote du 9 octobre constituera donc la dernière étape politique avant l’installation progressive des plaques et l’intégration des nouveaux noms dans les adresses et outils cartographiques.

Photo : plaque du boulevard Gisèle-Halimi à Nantes, Patrick Garçon / Nantes Métropole.

Ton avis sur cet article

S’abonner à Infos Média Nantes

Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.

INFOS MÉDIA NANTES