Nantes : 45 écoles étudiées pour mieux résister aux fortes chaleurs

IMN PROXIMITÉ · TRANSPORT DE SOINS Votre transport de soins se prépare dès le rendez-vous fixé.

Créez votre compte IMN Proximité. Pour chaque rendez-vous, renseignez le départ, la destination et l’horaire ; les taxis conventionnés vérifiés proches du lieu de prise en charge vous répondent directement.

100 % gratuit · Sans abonnement · Liberté de choisir Logo-Infos-Media-Nantes-sur-fond-violet Nantes : 45 écoles étudiées pour mieux résister aux fortes chaleursUn service Infos Média Nantes
Aujourd’hui en un coup d’œil L’éphéméride IMN

À quelques jours de la rentrée scolaire, Nantes accélère l’adaptation de ses écoles face aux fortes chaleurs. La municipalité prévoit des réponses immédiates, mais aussi des transformations plus profondes des bâtiments. Une étude va notamment cibler 45 écoles parmi les plus exposées à la surchauffe.

La question était au cœur d’une visite organisée lundi 24 août au groupe scolaire de la Chauvinière, à Nantes Nord. Johanna Rolland et plusieurs élus municipaux y ont présenté les priorités de la Ville pour la rentrée.

Le choix du lieu n’était pas anodin. La Chauvinière fait actuellement l’objet d’une importante opération de rénovation et d’extension. Le chantier doit notamment améliorer les performances thermiques du groupe scolaire.

Nantes veut accélérer l’adaptation des écoles à la chaleur

Après plusieurs épisodes de fortes chaleurs au printemps et durant l’été 2026, la municipalité veut renforcer son action.

« Nous faisons le choix de changer de braquet sur l’adaptation de nos écoles. »

Johanna Rolland met notamment en avant les conséquences sanitaires pour les enfants. Les conditions de travail des personnels sont également concernées.

Entre 2017 et 2026, la Ville indique avoir mobilisé 287 millions d’euros dans son programme consacré aux écoles. Celui-ci comprend notamment des rénovations, des extensions et des transformations des cours.

Durant cette période, 20 762 m² de bitume ont été retirés des cours d’école. La Ville indique également avoir planté 533 arbres.

Une étude spécifique dans 45 écoles nantaises

La municipalité veut désormais identifier précisément les établissements les plus vulnérables. Une étude a donc été confiée au Cerema sur 45 écoles parmi les plus chaudes de Nantes.

Elle doit permettre d’établir des préconisations adaptées à chaque établissement. La Ville veut agir à court, moyen et long termes.

Des mesures immédiates doivent accompagner les écoles lors des prochains épisodes de chaleur. Des brumisateurs à main doivent notamment être distribués dans chaque classe durant l’année scolaire 2026-2027.

Un système d’arrosage oscillant est également prévu dans chaque cour. Par ailleurs, Nantes compte déjà 850 ventilateurs et rafraîchisseurs d’air dans ses établissements. Des films solaires équipent aussi 72 écoles.

D’autres dispositifs doivent être testés. La Ville cite notamment des parasols XXL, des protections solaires sur les fenêtres et certaines peintures d’ombrage.

Ventilation nocturne et transformation des bâtiments

La municipalité souhaite également expérimenter différentes solutions techniques. Le brassage de l’air et la surventilation nocturne font partie des pistes étudiées.

Mais pour Johanna Rolland, les équipements d’urgence ne pourront pas répondre seuls au problème.

« Le gros du travail, c’est la transformation du bâti. »

Le patrimoine scolaire nantais rassemble en effet des bâtiments construits à des périodes très différentes. Leur exposition à la chaleur et leurs capacités d’adaptation varient donc fortement.

Ces transformations pourraient représenter plusieurs dizaines de millions d’euros supplémentaires dans les prochaines années.

« Je veux que dès le mois de mai, l’avant-après soit visible dans nos écoles. »

La Chauvinière, exemple d’une école en transformation

Le groupe scolaire de la Chauvinière illustre cette politique. L’établissement, construit à la fin des années 1950, fait l’objet d’une rénovation et d’un agrandissement.

L’opération représente environ 19,2 millions d’euros. Elle prévoit notamment quatre nouvelles classes maternelles, une rénovation des locaux et une nouvelle restauration scolaire.

Le projet comporte aussi 200 m² de panneaux photovoltaïques. Les cours doivent être repensées pour offrir davantage de végétation et mieux répondre aux fortes chaleurs.

Les parents demandent des solutions durables

Cette accélération intervient après la mobilisation du collectif « 35 degrés à l’école ». Lancé durant l’été, il rassemble désormais des parents issus d’une soixantaine d’écoles nantaises.

Le collectif avait alerté la municipalité sur les températures observées dans certains établissements. Il réclame à la fois du matériel et des protocoles plus précis.

Les parents souhaitent notamment clarifier les conditions permettant une aération nocturne des bâtiments. Ils demandent aussi davantage de protections solaires extérieures.

La municipalité assure avoir engagé le dialogue avec le collectif. Edith James, adjointe à l’éducation et aux droits des enfants, a notamment rencontré ses représentants.

Un comité de suivi consacré aux fortes chaleurs doit maintenant être créé. Il réunira notamment des parents d’élèves, la FCPE, des experts, des élus et des agents municipaux.

Le collectif reconnaît des avancées sur les mesures les plus urgentes. Il attend cependant des engagements durables afin d’éviter que les mêmes difficultés ne réapparaissent à chaque nouvel épisode de chaleur.

Ton avis sur cet article

S’abonner à Infos Média Nantes

Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.