Enregistrez un ou plusieurs logements avec leurs caractéristiques. Visite, état des lieux, remise de clés, photos, annonce ou besoin ponctuel d’entretien : sélectionnez le bien et déléguez la mission utile.
100 % gratuit · Sans abonnement · Vous gardez la maîtrise de vos biensChargement…
Crédit photo : foulqueschombartdelauwe.fr
Après plusieurs incendies survenus cet été dans des bidonvilles de l’agglomération nantaise, Foulques Chombart de Lauwe interpelle la majorité municipale. L’élu d’opposition demande de mettre fin aux occupations qu’il qualifie d’illégales. Il défend toutefois une stratégie mêlant sécurité, insertion et solutions durables.
Le sujet revient au premier plan après un été marqué par plusieurs interventions des secours. Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, Foulques Chombart de Lauwe estime que la situation des bidonvilles à Nantes « ne peut plus durer ».
« Il est temps de sortir du coup par coup »
L’élu nantais critique une succession d’évacuations qui, selon lui, ne permet pas de régler durablement le problème.
« Nantes, la situation des bidonvilles ne peut plus durer.
Les occupations illégales doivent cesser et la loi doit être la même pour tous. Mais évacuer un campement pour le voir se reconstituer quelques mètres plus loin n’est pas une solution.
Nous défendons une ligne claire : fermeté, respect des règles et solutions durables, pour protéger les riverains comme pour permettre l’insertion des populations concernées.
Il est temps de sortir du coup par coup. »
Dans les visuels accompagnant sa publication, Foulques Chombart de Lauwe insiste notamment sur la sécurité, l’insalubrité et les risques liés aux incendies.
Il réclame également des branchements réguliers à l’eau et à l’électricité, le respect des normes de sécurité et une meilleure prise en compte des riverains.
Plusieurs incendies ont marqué l’été dans l’agglomération
Cette prise de position intervient après plusieurs incendies dans ou à proximité de campements précaires de l’agglomération nantaise.
Le samedi 22 août, un important feu de végétation s’est notamment déclaré à la Prairie de Mauves, à l’est de Nantes. Le sinistre a touché environ 8 000 m² et une cinquantaine de carcasses de véhicules.
Face au risque de propagation vers les habitats précaires, environ 150 personnes ont été évacuées. L’intervention a mobilisé 62 sapeurs-pompiers et 22 engins. Aucun blessé n’avait alors été signalé.
Le secteur avait déjà été touché par un important incendie le 20 juillet. D’autres feux avaient également concerné des campements dans l’agglomération durant l’été.
Pour Foulques Chombart de Lauwe, cette répétition illustre la nécessité de revoir la gestion de ces installations.
Fermeté, mais aussi insertion et scolarisation
L’élu ne défend toutefois pas uniquement une politique d’évacuation. Il estime justement que déplacer les campements sans solution durable conduit à leur reconstitution ailleurs.
Son groupe met en avant plusieurs priorités : la sécurité, la résorption des bidonvilles, l’insertion professionnelle, la scolarisation des enfants et le dialogue avec les riverains.
Il demande également une stratégie dépassant l’échelle de Nantes Métropole, avec une coordination plus large entre les collectivités et les services de l’État.
« Démanteler sans résoudre, c’est déplacer le problème. »
Cette ligne associe donc une demande de fermeté sur l’occupation des terrains et la recherche de solutions permettant aux familles concernées de sortir durablement des bidonvilles.
Nantes Métropole mène déjà une stratégie de résorption
La question fait déjà l’objet d’une politique publique à l’échelle métropolitaine. Nantes Métropole travaille avec l’État, le Département de Loire-Atlantique et plusieurs communes sur une stratégie de résorption des bidonvilles.
Cette politique vise notamment à accompagner les ménages vers le logement, l’hébergement et les dispositifs de droit commun. Elle prévoit aussi des solutions transitoires pour certaines familles engagées dans un parcours d’insertion.
La Prairie de Mauves constitue l’un des principaux secteurs concernés. En 2024, Nantes Métropole estimait qu’environ 700 personnes migrantes d’Europe de l’Est vivaient sur le foncier concerné par le futur pôle d’écologie urbaine.
La collectivité avait alors présenté une démarche de résorption prévue sur quatre ans. Elle comprend des diagnostics sociaux, des solutions de transition et un accompagnement vers l’insertion.
Des marchés spécifiques ont depuis été engagés pour l’accompagnement social des ménages et la désinstallation progressive des installations présentes sur le secteur.
Une question qui dépasse la seule mairie de Nantes
La gestion des campements mobilise plusieurs acteurs. Les compétences peuvent varier selon le propriétaire du terrain, la situation sanitaire ou sécuritaire et les procédures engagées.
Une évacuation peut ainsi associer collectivités, services de l’État, forces de l’ordre et, selon les situations, l’autorité judiciaire. L’accompagnement social implique également le Département, la Métropole, les communes et différentes associations.
Le débat politique porte donc autant sur les évacuations que sur les solutions proposées après celles-ci.
Avec sa prise de position, Foulques Chombart de Lauwe entend placer le sujet parmi les priorités locales. Il réclame une politique capable, selon lui, de concilier respect des règles, sécurité des riverains et insertion durable des personnes vivant dans les bidonvilles.
Dernière étape : indique ton email puis clique sur « Envoyer » pour transmettre ton avis à la rédaction.
S’abonner à Infos Média Nantes
Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.




