Après une journée du 1er octobre marquée par des incendies, des dégradations et des affrontements en marge de la mobilisation lycéenne, la préfecture de Loire-Atlantique interdit désormais les rassemblements aux abords de 19 lycées de la métropole nantaise. La mesure court jusqu’au lundi 5 octobre 2026 à 18 h.
L’arrêté concerne des établissements situés à Nantes, Rezé, Orvault, Bouguenais et Saint-Sébastien-sur-Loire. Il intervient après une réunion organisée jeudi soir entre le préfet, le recteur de l’académie et les responsables d’établissements touchés par les incidents.
Une mesure prise après les violences du 1er octobre
La mobilisation avait fortement dégénéré jeudi matin autour de plusieurs établissements nantais. Le hall du lycée Nelson-Mandela a notamment été ravagé par un incendie volontaire, tandis que des tirs de mortier, feux de poubelles et confrontations avec les forces de l’ordre ont été signalés sur plusieurs sites.
Ces événements avaient déjà conduit de nombreux établissements à suspendre les cours en présentiel ce vendredi. La nouvelle interdiction vise spécifiquement les rassemblements aux abords des lycées concernés afin de limiter le risque de nouveaux troubles.
Pour retrouver le déroulé complet de la journée précédente, IMN a recensé les principaux blocages, l’incendie de Nelson-Mandela et les incidents survenus le 1er octobre.
Les cours restent perturbés dans plusieurs établissements
Ce vendredi 2 octobre, la situation est plus calme autour de nombreux lycées, mais le fonctionnement reste très perturbé. Plusieurs établissements ont fermé leurs portes ou basculé leurs enseignements à distance.
Au lycée Nelson-Mandela, les dégâts matériels imposent une organisation particulière. Des élèves se sont par ailleurs retrouvés dans le parc de Beaulieu, à distance de l’entrée de l’établissement, pour échanger sur la suite du mouvement.
Pourquoi 19 lycées sont concernés
L’interdiction ne signifie pas que chacun des 19 établissements a connu les mêmes violences. La mesure préfectorale couvre plusieurs communes et vise à prévenir la reconstitution de rassemblements susceptibles de dégénérer aux portes des lycées.
Elle est limitée dans le temps : sauf nouvel arrêté, elle doit prendre fin lundi 5 octobre à 18 h. Les modalités de reprise des cours, elles, peuvent varier d’un établissement à l’autre en fonction des dégâts, des mesures de sécurité et des décisions prises par les directions.
Une mobilisation qui se poursuit en dehors des établissements
Les revendications lycéennes portent notamment sur les moyens accordés à l’Éducation nationale, les conditions d’apprentissage et les effectifs. Les incidents violents ont toutefois ajouté un enjeu de sécurité au mouvement local.
Vendredi après-midi, lycéens et étudiants se sont également réunis dans le centre de Nantes pour discuter de la poursuite de la mobilisation. Les rassemblements interdits par l’arrêté concernent les abords des établissements visés ; ils ne doivent donc pas être confondus avec l’ensemble des manifestations organisées ailleurs dans l’espace public, qui restent soumises à leur propre cadre légal.
Sources : préfecture de Loire-Atlantique, académie de Nantes, Ouest-France / Presse Océan, France Bleu Loire Océan. Crédit photo : illustration du lycée Nelson-Mandela.
Dernière étape : indique ton email puis clique sur « Envoyer » pour transmettre ton avis à la rédaction.
S’abonner à Infos Média Nantes
Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.




