Grippe aviaire : des mesures renforcées en Vendée, Maine-et-Loire et dans le nord de la Loire-Atlantique

Canard domestique présenté au Salon international de l’agriculture
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Jeudi 1 oct 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


Les autorités sanitaires renforcent la prévention contre l’influenza aviaire hautement pathogène dans une vaste partie des Pays de la Loire. Une nouvelle zone de mesures complémentaires couvre désormais l’ensemble de la Vendée et du Maine-et-Loire, une partie du nord de la Loire-Atlantique ainsi qu’une partie des Deux-Sèvres.

La Direction régionale de l’alimentation, de l’agriculture et de la forêt des Pays de la Loire a annoncé ces mesures le 5 octobre 2026. La zone concernée concentre de nombreux élevages avicoles et a représenté plus des deux tiers des cas nationaux enregistrés dans les élevages commerciaux pendant la saison 2025-2026.

Pourquoi créer une zone de mesures complémentaires ?

L’objectif est de renforcer la protection dans les secteurs où plusieurs facteurs se cumulent : forte densité d’élevages, présence d’oiseaux sauvages susceptibles de transporter le virus et importance des filières de palmipèdes.

Une Zone de mesures complémentaires, ou ZMC, ne signifie pas que tous les élevages concernés sont infectés. Elle permet d’appliquer des précautions supplémentaires à l’échelle d’un territoire jugé particulièrement exposé.

Un schéma vaccinal renforcé pour les palmipèdes

Parmi les principales mesures annoncées figure un schéma vaccinal à trois doses pour les palmipèdes. La vaccination constitue l’un des outils de prévention utilisés en France pour réduire le risque de formes graves et limiter la circulation du virus dans les élevages.

Elle ne remplace toutefois pas les autres mesures. Les autorités continuent de demander une surveillance sanitaire, une vigilance renforcée lors des mouvements d’animaux et l’application de règles de biosécurité.

Qu’est-ce que la biosécurité ?

La biosécurité regroupe les pratiques destinées à empêcher l’introduction ou la diffusion d’un agent infectieux dans un élevage. Elle comprend notamment l’organisation des circulations, le nettoyage et la désinfection, la séparation de certaines zones et la surveillance des animaux.

Ces règles deviennent encore plus importantes lorsqu’un foyer est détecté à proximité. Des mesures spécifiques peuvent alors être imposées dans les zones réglementées autour du foyer.

Pourquoi surveiller les mouvements d’animaux ?

Les déplacements entre élevages peuvent contribuer à diffuser une maladie si un lot est contaminé sans avoir encore présenté de symptômes visibles. C’est pourquoi les mouvements font l’objet d’une surveillance renforcée dans les zones à risque.

Selon les secteurs et les situations, des contrôles sanitaires peuvent être exigés avant certains transferts de palmipèdes.

La Vendée particulièrement concernée

La Vendée possède une filière avicole importante et fait partie intégralement de la nouvelle zone. Le Maine-et-Loire est également entièrement concerné. En Loire-Atlantique, les mesures s’appliquent à une partie du nord du département.

Les exploitants concernés doivent donc se référer aux consignes précises communiquées par les services de l’État pour connaître les obligations correspondant à leur commune et à leur type d’élevage.

Une maladie qui demande une surveillance continue

L’influenza aviaire hautement pathogène est une maladie virale des oiseaux. Sa gestion repose sur plusieurs leviers complémentaires : détection rapide des foyers, biosécurité, surveillance des mouvements, vaccination dans les filières concernées et mesures réglementaires autour des cas confirmés.

Le renforcement annoncé début octobre vise donc surtout à réduire le risque de nouvelles contaminations à l’approche d’une période traditionnellement sensible pour la filière avicole.

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