Cordemais : que se passera-t-il après l’arrêt du charbon en 2027 ?

Centrale thermique EDF de Cordemais en Loire-Atlantique


L’arrêt de la production au charbon ne signifiera pas la disparition immédiate du site de Cordemais. Après l’extinction programmée des deux dernières unités, une longue période de transition doit commencer, avec sécurisation des installations, accompagnement des salariés, démantèlement progressif et recherche de nouvelles activités industrielles.

Deux étapes pour sortir du charbon

Le calendrier public prévoit l’arrêt d’une première unité à la fin de 2026, puis de la seconde au plus tard en mars 2027. Jusqu’à cette échéance, la centrale peut encore être sollicitée pour contribuer à l’équilibre du système électrique.

Une fois la production arrêtée, EDF devra engager les opérations techniques nécessaires pour mettre les installations en sécurité.

La transition industrielle durera bien au-delà de 2027

Le Pacte de Cordemais présenté par l’État prévoit un accompagnement social et économique qui se poursuit après l’arrêt de la centrale. Les salariés d’EDF, mais aussi les sous-traitants et certaines activités portuaires liées au charbon, sont concernés par cette transition.

La préfecture des Pays de la Loire détaille les engagements du Pacte de Cordemais et les dispositifs d’accompagnement.

La phase de mise en sécurité doit précéder un démantèlement progressif qui s’inscrit sur plusieurs années. Le paysage industriel du site ne changera donc pas du jour au lendemain.

Framatome pourrait maintenir une activité industrielle sur place

Parmi les projets les plus avancés figure une usine de préfabrication de tuyauteries nucléaires portée par Framatome, filiale d’EDF. Une mise en service à la fin de 2028 a été évoquée, avec jusqu’à 200 emplois à terme.

Ce projet ne remplacerait pas à l’identique la centrale charbon : il s’agirait d’une nouvelle activité industrielle, avec d’autres métiers, d’autres équipements et une montée en charge progressive.

Pourquoi la reconversion est-elle particulièrement suivie dans l’estuaire ?

La centrale s’inscrit dans un territoire fortement industrialisé, connecté au Grand Port maritime et à plusieurs grandes filières énergétiques. Sa transformation concerne donc à la fois Cordemais, l’estuaire de la Loire et un réseau de sous-traitants.

IMN a détaillé les différents projets industriels annoncés par EDF et ses filiales en parallèle de la fermeture progressive de la centrale.

Sources : préfecture des Pays de la Loire, EDF et informations publiques sur le Pacte de Cordemais.

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