Baignade interdite en Loire-Atlantique : attention, le non-respect peut désormais coûter jusqu’à 450 €

Aujourd’hui en un coup d’œil L’éphéméride IMN

Se baigner dans une zone interdite n’est plus un simple écart de comportement. Depuis le 3 août 2026, le non-respect d’une interdiction officielle de baignade ou de certaines activités nautiques peut être sanctionné par une contravention. À Nantes comme ailleurs en Loire-Atlantique, plusieurs sites sont concernés chaque année par des arrêtés municipaux ou préfectoraux destinés à protéger les usagers.

Une sanction renforcée depuis le mois d’août

La nouvelle réglementation permet de verbaliser les personnes qui entrent dans l’eau malgré une interdiction officielle. La mesure concerne également certaines activités nautiques, comme le paddle, le canoë ou le kayak, lorsqu’elles sont interdites par arrêté.

Le non-respect de ces interdictions constitue désormais une contravention de 3ᵉ classe. L’amende forfaitaire peut être dressée immédiatement. Si l’affaire est portée devant le tribunal de police, la sanction peut atteindre 450 €.

Quels lieux sont concernés en Loire-Atlantique ?

En Loire-Atlantique, plusieurs secteurs font régulièrement l’objet d’interdictions permanentes ou temporaires.

À Nantes, la baignade est interdite dans la Loire, l’Erdre, la Sèvre nantaise et la plupart des plans d’eau non aménagés. Les risques sont nombreux : courants, trafic fluvial, variations de profondeur, qualité de l’eau ou obstacles immergés.

Des interdictions temporaires peuvent également être décidées sur les plages du littoral, notamment à La Baule, Pornic, Saint-Brevin-les-Pins, Le Croisic, Piriac-sur-Mer ou Mesquer, en cas de pollution, de fortes baïnes, de houle, de présence de méduses, de cyanobactéries ou de conditions météorologiques dangereuses.

Le drapeau rouge interdit toute baignade

La présence d’un drapeau rouge signifie que la baignade est interdite. Entrer dans l’eau malgré cette signalisation peut désormais donner lieu à une verbalisation.

La même règle s’applique lorsqu’un arrêté municipal ou préfectoral interdit temporairement la baignade ou une activité nautique pour des raisons de sécurité ou de santé publique.

Pourquoi ces interdictions sont-elles prises ?

Les autorités peuvent interdire la baignade pour plusieurs raisons. Elles souhaitent protéger les usagers face à un courant dangereux, une pollution de l’eau, la présence de cyanobactéries, des travaux, un trafic fluvial important ou des conditions météorologiques dégradées.

Chaque été, les services de l’État rappellent que ces mesures visent avant tout à éviter les noyades et les accidents. Les usagers sont donc invités à respecter les panneaux de signalisation ainsi que les consignes des sauveteurs.

Avant de vous baigner, vérifiez les informations

Avant de rejoindre une plage ou un plan d’eau, il est conseillé de consulter les arrêtés municipaux, les informations diffusées par les communes et les résultats de qualité des eaux publiés par les autorités sanitaires. En cas de doute, mieux vaut privilégier une zone de baignade surveillée.

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