De nouveaux appels à la mobilisation circulent pour les samedis 24 et 31 octobre 2026, une semaine après les manifestations du 17 octobre. À Nantes et en Loire-Atlantique, plusieurs initiatives pourraient se concrétiser, mais il faut distinguer les appels nationaux des rendez-vous locaux disposant déjà d’un lieu, d’un horaire et d’un organisateur identifiés.
Le contexte est particulier : après les pillages et dégradations de samedi dernier, la préfecture de Loire-Atlantique a pris un arrêté interdisant certains attroupements nocturnes dans des secteurs de Nantes, Saint-Herblain et Saint-Nazaire jusqu’au 24 octobre à 6 h.
Samedi 24 octobre : un nouvel appel national après le 17 octobre
Une partie des collectifs et réseaux ayant relayé la mobilisation du samedi 17 octobre appelle à un nouveau temps fort le samedi 24 octobre. Les thèmes mis en avant incluent le coût de la vie, les salaires, le pouvoir d’achat et les conditions de fonctionnement des services publics.
Plusieurs plateformes citoyennes proposent des cartes destinées à recenser les rassemblements. Cependant, un repère cartographique n’est pas une confirmation de manifestation : certains emplacements ne sont que des points de localisation, tandis que d’autres sont des annonces déposées par des participants.
Pour Nantes, les informations consultées ce mardi 20 octobre ne permettent pas encore de fixer un horaire et un parcours officiels communs à l’ensemble du mouvement du 24 octobre. Il serait donc trompeur de présenter comme acquis un départ depuis une place précise ou un circuit dans l’hypercentre.
Et le samedi 31 octobre ?
Un autre appel à poursuivre la mobilisation le samedi 31 octobre a également été diffusé. À ce stade, le fait qu’une date soit annoncée à l’échelle nationale n’établit pas que chaque ville accueillera un rassemblement, ni que les modalités seront identiques à celles du week-end précédent.
Le 31 octobre coïncide en outre avec le week-end d’Halloween, qui entraîne habituellement une fréquentation accrue de certains lieux de sorties. La question des conditions de circulation et d’éventuelles mesures de sécurité se posera si des rassemblements locaux sont confirmés.
Les organisations syndicales ont, de leur côté, évoqué des perspectives de mobilisation interprofessionnelle au début du mois de novembre. Les différents appels n’ont pas nécessairement les mêmes organisateurs ni les mêmes revendications : il faut les examiner séparément.
Ce que prévoit déjà l’arrêté préfectoral du 20 octobre
Le préfet de Loire-Atlantique a signé un arrêté qui s’applique chaque nuit de 21 h à 6 h jusqu’au samedi 24 octobre à 6 h. Il vise les attroupements susceptibles de troubler l’ordre public dans quatre secteurs :
- le centre-ville de Nantes ;
- la zone commerciale Atlantis, à Saint-Herblain ;
- le secteur du Ruban Bleu, à Saint-Nazaire ;
- le secteur Océanis, également à Saint-Nazaire.
Il ne s’agit pas d’un couvre-feu général. La préfecture précise que les habitants peuvent continuer de circuler librement. Les terrasses autorisées et les files d’attente devant les établissements ne sont pas concernées.
L’arrêté doit arriver à échéance samedi 24 octobre à 6 h. Par conséquent, il ne suffit pas à établir qu’une manifestation prévue plus tard dans la journée de samedi serait interdite. D’autres décisions pourraient néanmoins intervenir ; la préfecture prévoit de réévaluer la situation quotidiennement.
Pourquoi la situation est-elle particulièrement suivie à Nantes ?
La manifestation du 17 octobre a rassemblé environ 20 000 personnes à Nantes d’après le bilan communiqué par les autorités. La majorité de la mobilisation s’est déroulée sans incidents, mais des violences et des pillages ont ensuite touché des boutiques et des lieux publics du centre-ville.
Le préfet Laurent Hottiaux a indiqué que de nouvelles restrictions n’étaient pas exclues. La Ville et la CCI ont ouvert un guichet d’accompagnement pour les commerces touchés, et plusieurs procédures judiciaires sont en cours concernant les faits du week-end.
Ce contexte explique pourquoi les autorités examinent avec attention les rendez-vous annoncés et les risques éventuels pour les secteurs commerçants. Il ne permet pas de présumer que toute mobilisation future connaîtra les mêmes incidents.
Comment distinguer un appel d’un rendez-vous réellement confirmé ?
Une annonce locale utile doit préciser au minimum la date, l’heure, le lieu et l’organisateur. Lorsque le rassemblement prend la forme d’un défilé, la question du parcours est également importante pour les riverains et les usagers des transports.
Une carte participative ou un message sur les réseaux sociaux peut aider à repérer une initiative, mais il ne remplace ni une annonce de l’organisateur ni les renseignements diffusés par les autorités lorsqu’une restriction est prise.
Les participants doivent également pouvoir distinguer une manifestation annoncée d’une interdiction de rassemblement applicable à une heure ou à un secteur précis.
Informations pratiques pour les Nantais
- Samedi 24 octobre : un nouvel appel national à manifester ; lieux et horaires locaux à vérifier.
- Samedi 31 octobre : autre date de mobilisation annoncée ; modalités locales non établies par les annonces disponibles.
- Arrêté en vigueur : interdiction ciblée des attroupements nocturnes, jusqu’au 24 octobre à 6 h.
- Déplacements quotidiens : la circulation normale reste autorisée hors restrictions éventuellement précisées par les autorités.
- Transports : vérifier les informations Naolib, Aléop et SNCF avant un trajet, particulièrement en cas d’annonce d’un défilé.
De nouveaux éléments pourront préciser ces rendez-vous dans les prochains jours, en fonction des annonces des collectifs, des syndicats et de la préfecture.
Photo d’illustration : Adam Bishop / Wikimedia Commons, licence CC BY-SA 3.0. Vue de la place Maréchal-Foch à Nantes, photographie d’archives recadrée.
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