Vendée : le chantier naval OCEA équipe le Gabon de 15 navires, second patrouilleur attendu

Navire Gabriela Silang construit par OCEA aux Sables-d'Olonne pour les Philippines en 2019 (photo d'archives, autre client que le Gabon)
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Mercredi 7 oct 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


Le constructeur vendéen OCEA, implanté aux Sables-d’Olonne, participe au renouvellement de la marine du Gabon avec un programme de 15 navires. Un premier patrouilleur rapide de 32 mètres a été livré cet été ; le pays attend un second bâtiment du même type et prépare l’arrivée d’un patrouilleur hauturier de 84 mètres à l’horizon 2028.

Ce contrat, conclu en mai 2026, mobilise des compétences industrielles et maritimes installées sur le littoral vendéen. Il illustre la place du chantier sablais à l’export, au-delà des bateaux exploités par les services français.

Un premier bateau construit aux Sables-d’Olonne et livré en août

Le 15 août 2026, les autorités gabonaises ont baptisé à Owendo le patrouilleur « Capitaine de Vaisseau Paul Bivigou Nziengui ». Long de 32 mètres, le bateau appartient à la famille FPB 98 MKI conçue par OCEA. Le gouvernement gabonais confirme explicitement qu’il a été construit aux Sables-d’Olonne.

L’annonce est importante pour l’économie locale : OCEA est spécialisé dans la construction de navires en aluminium, une technique qui associe résistance à la corrosion et maîtrise de la masse. Selon le chantier, le groupe compte environ 400 collaborateurs, répartis entre ses sites de l’ouest de la France.

Quinze unités de trois dimensions différentes

Le programme présenté par la présidence gabonaise comprend des navires complémentaires :

  • Deux patrouilleurs rapides d’environ 32 mètres, dont le premier a été livré ; le second reste attendu.
  • Douze embarcations d’intervention d’environ 9 mètres, destinées à des interventions et contrôles de proximité.
  • Un patrouilleur hauturier de 84 mètres, annoncé à l’horizon 2028.

Ces chiffres totalisent bien 15 unités. Les autorités évoquent également un volet de maintenance et de transmission de compétences, afin de rendre les équipes gabonaises plus autonomes dans l’exploitation des bâtiments.

À quoi servent ces navires en mer ?

Leurs dimensions correspondent à des missions différentes. Une embarcation de neuf mètres peut rejoindre rapidement un navire à contrôler. Un patrouilleur d’une trentaine de mètres assure des missions de surveillance et de présence en mer sur des durées plus importantes.

Enfin, un bâtiment de 84 mètres permet d’effectuer de plus longues missions hauturières, notamment dans la zone économique exclusive. Celle-ci s’étend au-delà de la mer territoriale et constitue l’espace dans lequel l’État côtier dispose de droits spécifiques pour exploiter et protéger les ressources maritimes, dans le cadre du droit international.

Le Gabon met en avant des objectifs de protection de ses eaux, de lutte contre la pêche illicite et de surveillance des activités maritimes. Il s’agit d’un programme de sécurité nationale ; les missions et l’équipement précis de chaque bâtiment dépendront des décisions des autorités gabonaises.

Un savoir-faire industriel ancré en Vendée

Le chantier OCEA a déjà développé un patrouilleur hauturier de 84 mètres, le « Gabriela Silang », livré en 2019 aux garde-côtes philippins. Ce précédent illustre sa capacité à construire de grands navires en aluminium. Le « Gabriela Silang » n’est pas un navire gabonais : la future unité annoncée pour le Gabon reste un autre programme.

La livraison du deuxième patrouilleur rapide est annoncée prochainement par les autorités gabonaises, mais aucune date précise n’a été confirmée dans les communiqués consultés. Le calendrier du navire de 84 mètres vise, lui, l’horizon 2028.

Pour suivre les annonces officielles, consulter le communiqué du gouvernement gabonais, celui de la présidence et le site du constructeur OCEA.

Photo d’archives : patrouilleur hauturier « Gabriela Silang » construit par OCEA aux Sables-d’Olonne pour les Philippines en 2019 — Philippine Coast Guard / Wikimedia Commons, domaine public ; ce bateau n’appartient pas à la flotte gabonaise.

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