La campagne de vaccination 2026-2027 se prépare dans les collèges des Pays de la Loire. Elle permet aux élèves concernés de recevoir gratuitement les vaccins contre les papillomavirus humains et les méningocoques des groupes A, C, W et Y. Les interventions commenceront dès novembre dans le secteur du centre de vaccination de Saint-Nazaire ; ailleurs, le calendrier régional prévoit des séances à partir de janvier, selon les établissements.
Pour les familles de Loire-Atlantique, le premier repère est donc le message du collège. Chaque établissement communique la date de son intervention et l’échéance de retour de l’autorisation parentale. La vaccination repose sur le volontariat et ne peut avoir lieu sans cet accord.
Deux vaccinations proposées aux adolescents
La vaccination contre les papillomavirus humains concerne les filles comme les garçons. Ces virus peuvent provoquer des lésions qui, lorsqu’elles persistent, évoluent parfois vers un cancer. La prévention vise notamment des cancers du col de l’utérus, de l’anus ou de la gorge.
Le vaccin est recommandé entre 11 et 14 ans, avant l’exposition aux virus. Le schéma proposé au collège comprend deux doses, réparties sur deux années scolaires : une première en classe de cinquième, puis une seconde en quatrième. L’organisation nationale prévoit un délai maximal de treize mois entre les deux injections.
L’autre vaccination protège contre les infections invasives à méningocoques des groupes A, C, W et Y. Ces bactéries peuvent provoquer des méningites ou des infections généralisées graves. Une dose est recommandée entre 11 et 14 ans, y compris pour les adolescents déjà vaccinés auparavant contre le seul méningocoque C.
Les deux vaccins peuvent être administrés lors d’une même séance. Les équipes vérifient le parcours vaccinal de chaque élève avant de déterminer les injections à réaliser.
Un calendrier différent d’un collège à l’autre
Dans sa présentation de la campagne régionale 2026-2027, l’Agence régionale de santé distingue le secteur de Saint-Nazaire, où des séances commencent en novembre, des interventions organisées à partir de janvier dans les autres territoires.
Une date unique ne s’applique donc pas à tous les élèves du département. Les parents doivent suivre les informations transmises par leur établissement, notamment lorsque la séance intervient dès novembre. Le médecin ou l’infirmier de santé scolaire peut répondre aux questions sur l’organisation.
La campagne se déroule pendant le temps scolaire, avec des équipes mobiles de professionnels de santé. Elle concerne les collèges publics et les collèges privés sous contrat qui participent au dispositif.
L’autorisation parentale, une démarche indispensable
Les familles peuvent utiliser le formulaire de consentement pour les Pays de la Loire, accessible depuis la plateforme officielle de la campagne. Les documents remis par le collège précisent les vaccinations proposées et les informations à renseigner.
Le cadre national prévoit aussi une transmission sur papier pour les familles qui ne disposent pas d’un accès numérique ou ont besoin d’un accompagnement. Le formulaire doit être renseigné et signé par les titulaires de l’autorité parentale, puis remis selon les consignes de l’établissement.
Pour le schéma contre les papillomavirus, l’Agence régionale de santé précise qu’une autorisation donnée en cinquième vaut aussi pour la seconde dose réalisée en quatrième. Il reste possible de demander une modification ou d’ajouter une vaccination. L’équipe doit alors disposer des informations actualisées.
Le carnet de santé doit accompagner l’élève
Le jour de l’intervention, l’élève apporte son carnet de santé ou son carnet de vaccination. Le cadre national prévoit également la possibilité de présenter une copie ou une photographie à jour. Ce document permet à l’équipe de vérifier les doses déjà reçues et d’adapter la séance.
Un enfant ayant reçu une première dose contre les papillomavirus auprès d’un professionnel de santé en ville peut recevoir la seconde au collège. Il est donc utile de signaler toute vaccination effectuée en dehors de l’établissement.
Après l’injection, une surveillance de quinze minutes est prévue. L’organisation nationale demande que les élèves soient installés allongés ou semi-assis au sol, dans un espace permettant une intervention rapide de l’équipe médicale si nécessaire.
Une prise en charge intégrale dans le cadre scolaire
Les vaccinations proposées dans cette campagne sont prises en charge intégralement, sans avance de frais pour les familles. Le dispositif scolaire évite ainsi d’avoir à acheter le vaccin avant la séance.
La vaccination peut aussi être réalisée en dehors du collège, auprès d’un professionnel habilité. Les modalités financières de ce parcours ne sont pas identiques : le ministère de la Santé indique un remboursement du vaccin à 65 % par l’Assurance maladie en ville, la part restante pouvant être couverte par une complémentaire. Les familles peuvent vérifier leur situation auprès du professionnel choisi.
Les informations nationales sur le déroulement des séances détaillent ces démarches et les vaccins concernés.
Des interlocuteurs de proximité pour les questions
Le collège, l’équipe de santé scolaire et le médecin traitant restent les premiers contacts pour une question individuelle. À Nantes, le Centre fédératif de prévention et de dépistage du Centre hospitalier universitaire exerce notamment des missions de vaccination pour l’est du département. Intégré au Centre de prévention des maladies infectieuses et transmissibles, il comprend un centre de vaccinations polyvalentes. Celui-ci informe également les professionnels de santé, les personnels de l’enseignement et la population.
Avant la séance, trois vérifications permettent de préparer la démarche : connaître la date annoncée par le collège, avoir transmis l’autorisation attendue et retrouver un document vaccinal à jour.
Photographie d’archive, 2022 : équipe du Centre de prévention des maladies infectieuses et transmissibles du Centre hospitalier universitaire de Nantes. Source photographique : Centre hospitalier universitaire de Nantes.
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