Le Pouliguen : l’exposition Éteindre la démesure questionne la disparition du vivant

Vue extérieure du musée Bernard-Boesch depuis le bord de mer au Pouliguen


L’exposition « Éteindre la démesure » est à découvrir au musée Bernard-Boesch, au Pouliguen, jusqu’au 3 janvier 2027. L’artiste 1011 y utilise le dessin pour montrer, derrière la beauté des espèces représentées, les conséquences de l’érosion de la biodiversité.

Des dessins qui rappellent les planches naturalistes

Le travail de l’artiste 1011 s’inspire des planches scientifiques qui servaient autrefois à décrire les animaux et les plantes. La technique choisie, le dessin aux crayons de couleur, permet de représenter les formes du vivant avec une grande précision.

Mais ces images ne se limitent pas à une démarche esthétique. Elles abordent les conséquences des transformations humaines sur la nature et interrogent la disparition progressive d’espèces. Le contraste entre la finesse du trait et la gravité du sujet constitue le cœur de l’exposition.

Un musée consacré à la création artistique au Pouliguen

Le musée Bernard-Boesch occupe la villa Les Tamarins, avenue François-Bougouin, au Pouliguen. L’établissement présente le travail du peintre et architecte Bernard Boesch, tout en accueillant des expositions temporaires d’artistes contemporains.

La visite permet ainsi de découvrir un lieu culturel proche du littoral et une exposition qui relie l’art aux préoccupations écologiques. Le thème intéresse autant les amateurs de dessin que les personnes sensibles à la protection de la biodiversité.

Les informations pratiques

  • Exposition : « Éteindre la démesure », par 1011.
  • Jusqu’au : dimanche 3 janvier 2027.
  • Lieu : musée Bernard-Boesch, 35 avenue François-Bougouin, 44510 Le Pouliguen.
  • Tarif : entrée gratuite.
  • Horaires : du mardi au vendredi de 14 h à 18 h 30 ; samedi et dimanche de 10 h à 12 h 30 et de 14 h à 18 h 30 ; fermeture le lundi.
  • Contact : 02 40 01 53 08 ou musee.boesch@mairie-labaule.fr.

Les horaires peuvent évoluer les jours fériés. Avant de se déplacer, consulter le programme officiel de l’exposition et les informations pratiques du musée.

Une artiste qui se sert de la beauté pour questionner le monde vivant

La démarche de 1011 repose sur un contraste volontaire. Les dessins sont réalisés avec minutie, aux crayons de couleur, et peuvent évoquer des illustrations de livres savants. Mais la composition ne se réduit pas à représenter fidèlement une plante ou un animal : elle invite à réfléchir à ce qui menace sa disparition.

Le titre « Éteindre la démesure » pose une question plus large que celle de la protection des espèces. Il interroge les effets de l’activité humaine, de la technique et d’une consommation des ressources qui peut dépasser les capacités de renouvellement des milieux naturels. Le musée décrit cette démarche comme une manière de rendre visible, par le langage de l’art, la fragilité du vivant.

Il ne s’agit pas d’une exposition de sciences naturelles au sens strict. Les œuvres ne remplacent ni les inventaires des scientifiques ni les données d’organismes spécialisés. Elles invitent plutôt les visiteurs à regarder autrement les conséquences de l’érosion de la biodiversité et à se demander quelle place nous accordons aux autres formes de vie.

Pourquoi l’artiste s’inspire-t-elle des planches naturalistes ?

À partir du XVIIIe siècle, de nombreuses planches naturalistes servaient à observer et à décrire les caractéristiques des espèces : formes, couleurs, proportions et détails anatomiques. Dessiner permettait de rendre visibles des éléments difficiles à distinguer rapidement à l’œil nu.

Cette histoire explique l’esthétique choisie par 1011. Un sujet représenté avec précision attire d’abord le regard par sa délicatesse. L’œuvre peut ensuite susciter une interrogation : pourquoi vouloir conserver la trace d’une espèce et que se passe-t-il lorsqu’elle disparaît de son habitat ?

Sur son site personnel, l’artiste présente une série intitulée « Démesure », réalisée en 2024 aux crayons de couleur. Elle l’associe notamment à la faune, à la flore et à l’Anthropocène. Ces références éclairent son univers artistique, sans préjuger de la liste exacte des œuvres exposées au Pouliguen.

Un lieu culturel original entre La Baule et Le Pouliguen

Le musée Bernard-Boesch a une particularité administrative : il appartient à la Ville de La Baule-Escoublac, mais il se trouve géographiquement au Pouliguen. Les deux communes sont voisines et le lieu est installé dans la villa « Les Tamarins », à proximité du littoral.

Bernard Boesch (1914-2005) était à la fois peintre et architecte. Avec son épouse Nancy, il a légué à La Baule la villa et une collection de plus de 1 400 œuvres. La demeure, construite au début du XXe siècle dans un style breton, a été rénovée en 2013. Le musée a ouvert en mai 2014.

Son ambition ne se limite pas à préserver ce patrimoine. Il accueille des expositions temporaires et favorise la création contemporaine. Une maison-atelier, située de l’autre côté de la rue, permet aussi à des artistes invités de résider et de travailler sur place durant plusieurs mois.

Pourquoi cette exposition est intéressante pour une sortie familiale

Les dessins détaillés peuvent constituer un point de départ pour parler de la biodiversité avec des enfants ou des adolescents. On peut observer les formes, chercher à comprendre ce que représente l’artiste, puis discuter de la différence entre un dessin d’observation scientifique et une interprétation artistique.

Cette manière de visiter ne suppose pas de connaissances particulières en art contemporain. Le musée peut aussi être découvert pour son architecture, son histoire et son emplacement proche de la mer. Les familles peuvent naturellement adapter la durée de visite à l’âge et à la curiosité des enfants.

Le musée indique être entièrement accessible aux personnes à mobilité réduite. Il se situe près d’itinéraires propices à la marche et au vélo, dont Vélocéan et le GR 34. Les visiteurs peuvent ainsi intégrer l’exposition à une promenade au Pouliguen, sans supposer que le musée organise lui-même une visite guidée à chaque horaire d’ouverture.

Horaires, gratuité et dates : ce qu’il faut distinguer

La Ville de La Baule affiche l’exposition au calendrier jusqu’au 3 janvier 2027. La page événement détaille les différents créneaux selon les jours, tandis que la fiche du musée donne les horaires d’hiver ordinaires. Ces informations peuvent être modifiées pour un jour férié ou un événement particulier.

L’entrée est libre dans cet établissement municipal. Aucune réservation obligatoire générale n’est annoncée pour une simple visite. Pour une demande liée à un groupe, à l’accessibilité ou à un créneau spécifique, le contact indiqué est le 02 40 01 53 08.

Avant le déplacement, il est recommandé de consulter la page des dates précises de l’exposition et la présentation officielle du musée Bernard-Boesch.

Sources : Ville de La Baule-Escoublac, musée Bernard-Boesch, office de tourisme La Baule – Presqu’île de Guérande. Photo : vue extérieure du musée Bernard-Boesch, HenriDavel / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0 (image recadrée), crédit à confirmer auprès de la source.

Ton avis sur cet article

S’abonner à Infos Média Nantes

Choisis tes rubriques et reçois nos actus hebdo.

INFOS MÉDIA NANTES