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À partir de la rentrée 2026, l’utilisation du téléphone portable sera interdite dans tous les lycées. À Nantes comme dans le reste de la Loire-Atlantique, les établissements doivent désormais adapter leur organisation, leur règlement intérieur et leurs usages numériques. Un changement important, alors que certains chefs d’établissement dénoncent un calendrier trop serré.
Jusqu’à présent, l’interdiction nationale concernait essentiellement les écoles et les collèges. Elle est désormais étendue aux lycées, avec l’objectif affiché de réduire les distractions et de favoriser un usage plus raisonné des écrans.
Dans l’académie de Nantes, les lycées publics et privés sous contrat sont donc directement concernés dès cette rentrée.
À Nantes, chaque lycée devra définir ses propres modalités
L’interdiction est nationale, mais son application concrète sera organisée établissement par établissement.
Les lycées nantais devront préciser dans leur règlement intérieur la manière dont les téléphones et autres objets connectés doivent être mis à l’écart pendant le temps scolaire.
Plusieurs solutions sont possibles : téléphone conservé éteint dans le sac, rangement dans un casier ou dispositif collectif. Les établissements pourront également déterminer les espaces concernés.
Un lycée peut ainsi choisir une interdiction totale dans ses bâtiments tout en conservant certaines possibilités dans des espaces extérieurs, si son règlement le prévoit et respecte le cadre légal.
Un changement à mettre en place dans de nombreux établissements de Loire-Atlantique
Pour les équipes de direction, la principale difficulté concerne le calendrier.
La circulaire nationale précisant la mesure a été publiée le 2 juillet 2026. Or toute modification importante du règlement intérieur suppose normalement de consulter plusieurs instances de l’établissement.
Conseil des délégués pour la vie lycéenne, conseil d’administration et représentants de la communauté éducative peuvent notamment être concernés.
À quelques jours de la rentrée, certains établissements qui n’avaient pas anticipé devront donc organiser cette évolution alors que leurs instances ne se sont pas réunies pendant l’été.
François Resnais, secrétaire national du SNPDEN-UNSA, estime ainsi que « les établissements ne sont pas prêts » et critique un calendrier particulièrement serré.
Les lycéens nantais utilisent pourtant beaucoup leur téléphone pour la vie scolaire
Cette nouvelle règle pourrait aussi modifier certaines habitudes très concrètes dans les lycées de Nantes et de Loire-Atlantique.
De nombreux élèves utilisent aujourd’hui leur smartphone pour consulter leur emploi du temps, vérifier un changement de salle ou suivre les informations transmises via Pronote et les espaces numériques de travail.
Les enseignants peuvent également demander ponctuellement l’utilisation d’un téléphone pour une recherche, un exercice ou l’accès à un document numérique.
Ces usages ne disparaîtront pas complètement. Le ministère prévoit des exceptions pour les usages pédagogiques ou lorsqu’un téléphone est nécessaire au fonctionnement de l’établissement.
Des dérogations pour certains élèves
Les élèves présentant un handicap ou un trouble de santé nécessitant un équipement connecté pourront également bénéficier d’une dérogation.
Les modalités devront être précisées localement, notamment avec les équipes éducatives et les familles concernées.
Pour les établissements de Loire-Atlantique, l’enjeu sera donc de distinguer clairement les usages personnels du smartphone de ceux autorisés dans un cadre pédagogique ou médical.
Confiscation et sanctions possibles
En cas de non-respect de la règle, le ministère recommande une réponse graduée, personnalisée et proportionnée.
Un téléphone pourra être temporairement confisqué. Des punitions ou sanctions disciplinaires pourront également être prévues lorsque les infractions sont répétées ou particulièrement graves.
Là encore, les modalités devront être inscrites dans le règlement intérieur de chaque lycée.
Certains établissements avaient déjà anticipé
Tous les lycées ne découvriront cependant pas cette règle à la rentrée.
Selon une enquête nationale du ministère réalisée en janvier 2026, 28 % des lycées interrogés avaient déjà instauré un dispositif comparable à « Portable en pause ».
Il n’existe toutefois pas, à ce stade, de chiffre public permettant de connaître précisément la proportion de lycées concernés à Nantes ou en Loire-Atlantique.
La situation pourra donc être très différente selon les établissements du département.
Un débat qui dépasse la simple interdiction
Pour plusieurs représentants syndicaux, cette mesure pose aussi la question plus large de la place du numérique dans les lycées.
Les smartphones font désormais partie du quotidien des adolescents et sont parfois intégrés aux pratiques pédagogiques. Certains syndicats plaident donc davantage pour une sensibilisation et une éducation aux usages numériques.
Le ministère défend de son côté une politique plus large de « numérique raisonné ». Elle comprend notamment une limitation des notifications envoyées par les ENT et logiciels de vie scolaire le soir et le week-end.
À Nantes comme dans le reste de la Loire-Atlantique, les premières semaines de septembre devraient donc servir de période d’adaptation. Chaque lycée devra trouver son propre fonctionnement tout en appliquant une règle désormais nationale.
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