Manifestations du 24 octobre à Nantes : premières condamnations et procès renvoyés

Le palais de justice de Nantes vu depuis la passerelle Victor-Schœlcher en mars 2023, photographie d’archive
LE MAGAZINE INTERACTIFÉdition Magazine Lundi 26 oct 2026Actualités locales, respirations et découvertes à parcourir.Feuilleter


Après les incidents survenus en marge des manifestations du samedi 24 octobre 2026 à Nantes, plusieurs procédures ont atteint le tribunal correctionnel. Des premières condamnations ont été prononcées pour un jet de pavé en direction de policiers. D’autres prévenus attendent leur procès, notamment quatre hommes placés en détention provisoire dans le dossier du pillage d’une bijouterie.

Ces décisions correspondent à des affaires et à des situations judiciaires différentes. Les audiences portent sur des actes reprochés individuellement, qu’il s’agisse de violences, de participation à un attroupement ou de vols. Elles ne constituent pas un jugement collectif sur l’ensemble des personnes présentes dans les cortèges.

Des premières audiences dès le lundi 26 octobre

Cinq hommes et une femme ont été présentés en comparution immédiate devant le tribunal de Nantes après les événements du 24 octobre, selon le compte rendu d’Ouest-France consacré aux audiences du lundi. Quatre ont demandé un délai afin de préparer leur défense.

Cette demande est prévue par la procédure. La comparution immédiate permet de présenter rapidement un majeur au tribunal après une garde à vue, lorsque les conditions légales sont réunies. Elle n’impose pas au prévenu d’accepter d’être jugé immédiatement.

Comme le rappelle Service Public, son accord doit être recueilli en présence d’un avocat. Il peut demander un renvoi pour préparer ses arguments et examiner le dossier. Le tribunal fixe alors une audience ultérieure et se prononce sur les éventuelles mesures applicables dans l’intervalle.

Deux condamnations pour un jet de pavé

Dans un article publié le mercredi 28 octobre, Ouest-France fait état de la condamnation de deux habitants de la région nantaise pour un jet de pavé en direction de policiers lors de la mobilisation. Parmi eux figure un homme de 22 ans, jusqu’alors inconnu de la justice selon le journal.

Cette décision porte sur des faits du 24 octobre. Elle doit être distinguée des procédures engagées à la suite des violences du samedi 17 octobre, survenues une semaine auparavant.

Le dossier de la bijouterie renvoyé en décembre

Le pillage de la bijouterie Histoire d’Or, allée Jean-Bart dans le centre de Nantes, donne lieu à une autre procédure. Quatre hommes ont été placés en détention provisoire dans l’attente d’un procès en décembre 2026, rapporte le compte rendu publié le 27 octobre.

Un mineur également soupçonné d’avoir participé aux faits fait l’objet d’un contrôle judiciaire, selon les précisions publiées le même jour. Sa situation relève de la justice des mineurs, distincte de la comparution immédiate applicable aux majeurs.

Pour ces personnes dont le procès reste à venir, la présomption d’innocence demeure. L’incarcération avant l’audience est une mesure provisoire : elle ne vaut pas condamnation pour les vols reprochés.

Ce que signifie une détention avant le procès

La détention provisoire est encadrée par la loi. Elle peut notamment répondre à la nécessité de préserver les preuves, d’éviter des pressions ou de garantir la présence de la personne devant la justice, lorsque des mesures moins contraignantes sont jugées insuffisantes.

Le contrôle judiciaire repose, lui, sur des obligations ou des interdictions pendant la procédure. Il laisse la personne en liberté sous conditions. Le jugement ultérieur doit examiner les faits et les responsabilités, indépendamment de la mesure décidée pendant l’attente.

Du bilan des interpellations aux décisions individuelles

Le bilan communiqué après le week-end faisait état de 75 interpellations à Nantes et de deux à Saint-Nazaire. Il est détaillé dans notre article sur les manifestations du 24 octobre. Une interpellation, une poursuite et une condamnation correspondent à des étapes différentes ; ces chiffres ne se confondent donc pas avec le nombre de personnes déclarées coupables.

Les prochaines audiences permettront d’examiner les dossiers renvoyés, notamment celui de la bijouterie en décembre. Les décisions déjà rapportées illustrent des réponses judiciaires individualisées selon les faits reprochés et l’état de chaque procédure.

Photo d’archive : le palais de justice de Nantes en mars 2023, par Flibust1er, via Wikimedia Commons, licence Creative Commons Attribution 4.0. Image recadrée.

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