Bac de français 2026 : les examinateurs de l’académie de Nantes lancent une grève reconductible

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Les oraux du bac de français commencent sous tension dans l’académie de Nantes. Depuis jeudi 25 juin 2026, des examinateurs sont en grève à l’appel de plusieurs organisations syndicales.

Le mouvement est reconductible. Les syndicats demandent des renforts, une baisse du nombre de candidats à faire passer chaque jour et de meilleures conditions matérielles dans les salles d’examen.

Cette mobilisation intervient au premier jour des épreuves orales anticipées de français dans l’académie. Elles doivent se tenir jusqu’au vendredi 3 juillet 2026, sauf le mercredi 1er juillet.

Un appel lancé par plusieurs syndicats

L’appel à la grève émane de plusieurs organisations syndicales, dont FO, Sud, Solidaires, le SNES-FSU et la CGT. Elles dénoncent une organisation jugée trop tendue pour les examinateurs.

Leur demande principale porte sur les effectifs. Les grévistes réclament des renforts afin de réduire le nombre de candidats convoqués chaque jour devant un même examinateur.

Selon les organisations mobilisées, une alerte avait été adressée au rectorat le 23 juin. Faute de réponse jugée suffisante, la grève a débuté deux jours plus tard.

Des journées d’oral jugées trop chargées

L’oral anticipé de français concerne les élèves de première. L’épreuve repose sur un échange individuel avec un examinateur, après un temps de préparation du candidat.

Pour les enseignants mobilisés, l’enchaînement des passages crée une charge importante. Ils estiment que le nombre de candidats par jour fragilise la qualité de l’évaluation et augmente la fatigue des personnels.

Les syndicats demandent donc un aménagement de l’organisation. Ils souhaitent une baisse du nombre de passages quotidiens, avec des renforts permettant d’étaler ou de mieux répartir les convocations.

La chaleur dans les salles d’examen au cœur des critiques

La mobilisation intervient aussi dans un contexte de fortes chaleurs. Les grévistes signalent des températures élevées dans plusieurs salles d’examen.

Ce point ajoute une difficulté concrète pour les candidats comme pour les examinateurs. Les épreuves orales demandent concentration, écoute et précision. Des salles surchauffées peuvent donc dégrader les conditions de passage.

Le ministère de l’Éducation nationale rappelle que les académies doivent adapter l’organisation lorsque les conditions l’exigent. Dans l’académie de Nantes, les personnels mobilisés estiment que les moyens mis en place restent insuffisants.

Une grève reconductible jusqu’à l’obtention de renforts

Les syndicats annoncent une grève reconductible. Le mouvement pourrait donc se poursuivre au-delà du jeudi 25 juin si les demandes ne sont pas entendues.

L’enjeu est immédiat. Les épreuves orales s’étalent sur plusieurs jours et concernent un grand nombre de lycéens dans l’académie. Toute perturbation peut avoir des conséquences sur les convocations, les plannings et l’organisation des centres d’examen.

À ce stade, les grévistes ne demandent pas l’annulation des épreuves. Ils réclament une organisation jugée plus soutenable pour les personnels et plus équitable pour les candidats.

Un mouvement qui interroge l’organisation des examens

Cette grève met en lumière une tension récurrente autour des examens nationaux. Les épreuves doivent respecter un calendrier précis, tout en mobilisant des enseignants déjà sollicités en fin d’année scolaire.

Dans l’académie de Nantes, la contestation porte sur un point très concret : les conditions réelles de passage des oraux. Les syndicats estiment que l’organisation actuelle ne garantit pas assez de marge face au volume de candidats et aux épisodes de chaleur.

Le mouvement sera donc suivi de près dans les prochains jours. Les familles et les candidats devront rester attentifs aux informations transmises par leur établissement ou leur centre d’examen.

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